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Le jeune cinéma indépendant prudent face aux plateformes SVOD

| AFP | 217 | Aucun vote sur cette news
Le réalisateur américain Daryl Wein à Deauville, le 6 septembre 2017
Le réalisateur américain Daryl Wein à Deauville, le 6 septembre 2017 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Faire financer son film par des plateformes de services de vidéo à la demande par abonnement (SVOD), comme Netflix ou Amazon? La question taraude les jeunes cinéastes américains indépendants, comme l'a montré un débat à Deauville.

"Les plateformes achètent et achètent des films mais combien de personnes au final les regardent. Est-ce qu'il y a une réelle audience derrière? Je serais curieux de savoir. Est-ce que c'est une bulle qui va éclater? Je ne sais pas", s'interrogeait samedi Daryl Wein, 33 ans, réalisateur de "Blueprint", un film en compétition au festival du cinéma américain qui s'est tenu jusqu'à dimanche à Deauville. "Blueprint" n'a pas sortie prévue en France.

"Mais en tant que jeune réalisateur, si Netflix se tourne vers moi, je ne peux pas leur dire non. C'est tellement difficile de trouver des financements. Et même avec les grands studios, je n'aurais qu'un budget promotionnel limité", a poursuivi le jeune cinéaste auteur de "Lola Versus", dans les salles en 2012 en France. "Je crois que je devrais déménager en Europe. Il y a plus de possibilités", a plaisanté Daryl Wein qui s'exprimait lors d'une table ronde organisée en marge du festival sur le thème "l'avenir du cinéma indépendant à l'ère des plateformes numériques".

Les SVOD sont très implantés dans les pays anglo-saxon. En France, c'est l’arrivée fin 2014 de la plus connue de ces société, Netflix (90 millions d'abonnés dans le monde), qui a donné un coup d'accélérateur au modèle.

Réalisateur de "Stupid Things", également en compétition à Deauville et qui doit sortir le 27 septembre en France, Amman Abbasi est aussi prudent. "Pour moi, en tant qu'auteur d'un premier film, c'était important, pour ce scénario, d'avoir une distribution dans les salles, aussi agressif soit Netflix lorsqu'ils arrivent (pour acheter des films) dans des festivals comme Sundance (prestigieux festival américain créé par Robert Redford ndlr). Et même s'ils achètent pour une diffusion mondiale, ce qui est évidemment flatteur", a précisé le jeune cinéaste qui n'exclut pas le financement de ses prochains films par une plateforme.

Opportunités financières

Pour Emilie Georges, productrice (Memento films international), basée en France, "sur le plan financier, les plateformes offrent de réelles opportunités aux réalisateurs. Elles font monter les prix (des films) et sont définitivement à la recherche de nouveaux talents. Mais sur le plan artistique, je ne suis pas sûre. Car souvent les plateformes ne mentionnent même pas le nom du réalisateur".

La presse fait la promotion des films qui sortent en salle, pas de ceux qui ne sont diffusés que sur SVOD.

Même le dernier film primé au festival Sundance par exemple, "I don't Feel at Home in This World Anymore", une comédie sanglante avec Elijah Wood produite par Netflix et première réalisation de l'acteur Macon Blair, est "passé sur Netflix puis il a disparu", a souligné David Atlan-Jackson de la société française de production internationale Backup Media.

"Netflix ne fait pas la promotion de films. Netflix fait la promo de Netflix. Ils veulent que les gens s'abonnent. Ils ne cherchent pas à ce qu'ils voient tel ou tel film", a dit de son côté Bertrand Faivre de la société de production Le Bureau.

"La plupart des réalisateurs distribués par Netflix sont des cinéastes qui n'ont pas réussi à trouver de financement dans le système traditionnel", affirme Manuel Chiche (The Jockers Films).

"Certains leur apportent leurs projets les plus ambitieux sur le plan financier. C'est le cas de Martin Scorsese avec Netflix", a précisé le producteur.

Des chaînes de télévision comme HBO ne savaient pas non plus faire de promotion lorsqu'elles se sont lancées dans la production de séries. "Or, elles ont fini par trouver moyen de le faire", a dit M. Faivre.

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