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Le groupe Bigard provoque un tollé en refusant de répondre aux députés

| AFP | 428 | 3 par 1 internautes
Logo du groupe Bigard, le 21 septembre 2015, à l'entrée de l'usine de Quimperlé (Finistère)
Logo du groupe Bigard, le 21 septembre 2015, à l'entrée de l'usine de Quimperlé (Finistère) ( FRED TANNEAU / AFP/Archives )

Maxence Bigard, fils du PDG du numéro un français de la viande Jean-Paul Bigard, a provoqué un tollé jeudi lors d'une audition à l'Assemblée nationale en refusant de répondre aux questions des députés, notamment sur la non-publication des comptes de son entreprise.

"Ce rapport, j'en prends acte. Je prends acte de vos questions également", s'est contenté de répondre M. Bigard à une salve de questions concernant un rapport sur le mal-être des salariés dans un abattoir de la Somme et sur l'opacité des comptes du groupe, posées par les députés François Ruffin et Richard Ramos.

Interrogé par Fabien Di Filippo, député LR de la Moselle, sur la répartition de la valeur dans la filière entre agriculteurs-éleveurs et abatteurs, Maxence Bigard s'est contenté de répondre: "Nous achetons 25.000 bovins par semaine que nous payons toutes les semaines".

"On est dans +le Parrain+ ou on est dans une commission d'audition à l'Assemblée nationale?", s'est alors exclamé M. Ruffin, député LFI de la Somme.

"Ce rapport, j'imagine que vous l'avez déjà eu entre les mains, il porte des accusations assez lourdes sur le comportement de l'encadrement de la direction du groupe Bigard à l'égard de ses salariés, on peut quand même avoir aujourd'hui une réaction du groupe Bigard!", a-t-il lancé.

"Nous abattons aujourd'hui 100% d'animaux français, nous suivons, concernant les produits élaborés, la réglementation française qui est beaucoup plus contraignante que la réglementation européenne, nous suivons la réglementation de tous les organismes de contrôle de l'Etat", a simplement précisé Maxence Bigard.

"On peut vous remercier d'être venu, ça c'est la bonne nouvelle, même si j'aurais aimé que les réponses soit plus loquaces", a conclu le président de la commission, Roland Lescure (REM).

- Applaudissements -

Interrogé à sa suite, le représentant du grand groupe laitier privé Lactalis a lui aussi fermement refusé la divulgation des comptes du groupe en justifiant cette opacité par la concurrence "féroce" qui règne en Europe.

Camion Bigard, le 21 septembre 2015 à Quimperlé (Finistère)
Camion Bigard, le 21 septembre 2015 à Quimperlé (Finistère) ( FRED TANNEAU / AFP/Archives )

"En quoi la connaissance détaillée des comptes consolidés ou des marges du groupe permettrait une discussion plus sereine sur le prix du lait?" a déclaré Michel Nalet, directeur de la communication et des relations extérieures de Lactalis, qui ne dépose pas ses comptes aux tribunaux de commerce.

"Nous sommes en concurrence assez féroce en Europe" a-t-il dit, en rappelant que le groupe exporte 40% de sa collecte, est "présent dans 47 pays", et "paye ses impôts en France".

"L'administration fiscale connait nos comptes (...) Je ne crois pas que la publication des comptes permet au producteur d'avoir un meilleur revenu à la fin du mois, ce qui permet d'avoir un meilleur revenu c'est que les prix augmentent et que le marché soit plus porteur" a-t-il dit.

Sensibles à la forme plus avenante, après le mutisme de M. Bigard, les députés ont fini par applaudir M. Nalet, simplement pour ne pas avoir éludé les questions.

La loi Sapin 2, votée sous le gouvernement précédent, oblige les groupes agroalimentaires à rendre publics leurs comptes.

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