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Le déficit public révisé à la hausse pour 2019, mais sous la barre des 3%

| AFP | 369 | Aucun vote sur cette news
Le ministère de l'Economie et des Finances, quai de Bercy à Paris
Le ministère de l'Economie et des Finances, quai de Bercy à Paris ( Joël SAGET / AFP/Archives )

Le gouvernement a revu à la hausse mardi ses objectifs de déficit public pour 2019, en raison notamment d'une croissance économique plus faible qu'escompté, tout en promettant de tenir le cap des 3% exigé par les traités européens.

"Nous resterons sous la barre des 3%" du produit intérieur brut (PIB), avait promis samedi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, insistant sur la nécessité de respecter les règles budgétaires de Bruxelles pour que la France retrouve "sa crédibilité sur la scène politique européenne".

Le cadrage macroéconomique du projet de loi de finances (PLF) 2019, dévoilé mardi, montre cependant que l'équation budgétaire sera serrée. Selon Bercy, le déficit public devrait atteindre 2,8% du PIB, contre 2,6% cette année.

Cette prévision est supérieure de 0,4 point au chiffre qui avait été inscrit en avril dans le programme de stabilité, une programmation pluriannuelle destinée à la Commission européenne.

En cause: le tassement de la croissance, qui a plafonné à 0,2% au premier comme au deuxième trimestre, après avoir bondi de 0,7% lors des trois derniers mois de l'année 2017.

Un trou d'air attribué par le gouvernement à la hausse du prix du pétrole, mais aussi aux mouvements sociaux du printemps, qui ont pesé selon M. Le Maire à hauteur de "0,1 point" sur l'activité.

Dans ce contexte, la hausse du PIB devrait être limitée à 1,7% cette année, au lieu des 2% attendus, a indiqué mardi le ministère. Pour 2019, la croissance serait là aussi plus faible que prévu, à 1,7% au lieu de 1,9%.

"Il y a des variations liées à la conjoncture" mais le cadre global "reste fidèle aux engagements qui ont été pris initialement", c'est-à-dire dans "la loi de programmation des finances publiques", s'est défendu de son côté Bercy.

A l'époque, le gouvernement avait prévu 1,7% de croissance et 2,9% de déficit en 2019. "On n'a pas changé de stratégie", assure le ministère, qui insiste sur sa volonté de réduire "dans la durée" la dette et les dépenses publiques.

Ces dernières, selon Bercy, devraient augmenter de 0,6% en volume en 2019, soit 0,2 point de plus que ce qui avait été initialement prévu. Le taux de dette publique devrait lui légèrement refluer, pour atteindre 98,6% du PIB contre 98,7% en 2018.

- CICE et SNCF -

L'équation du projet de budget 2019, qui sera présenté le 24 septembre en conseil des ministres, est compliqué cette année par plusieurs facteurs, qui expliquent en grande partie les difficultés éprouvées par le gouvernement.

Parmi eux: la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), mis en place par François Hollande en 2013, en baisse de charges pérennes.

Cette réforme, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, implique en effet une "année noire" pour les finances publiques, qui devront supporter simultanément le remboursement du CICE pour l'année 2018 et la baisse de cotisations décidée pour l'année en cours.

L'Etat sera ainsi contraint de débourser près de 20 milliards d'euros supplémentaires en faveur des entreprises, ce qui devrait accroître le déficit public de près de 0,9 point de PIB, a confirmé Bercy mardi.

L'exécutif devra en outre composer avec la dette de la SNCF Réseau, que l'Insee a décidé début septembre d'intégrer à la dette publique sans attendre sa reprise officielle par l'Etat en 2020.

Cela signifie que les comptes du groupe ferroviaire pèseront sur les comptes de l'Etat, qui devra prendre à son compte la charge de la dette de l'entreprise, a expliqué Bercy, qui évalue cet impact sur le déficit à 0,1 point de PIB.

Ces contraintes pourraient-elles faire déraper le déficit public l'an prochain? "Ce sera très difficile de tenir les 3%", estime Alain Trannoy, directeur de recherches à l'EHESS, qui voit dans le PLF 2019 "le budget le plus difficile du quinquennat".

"Le moindre fléchissement de la croissance pourrait mettre à terre les objectifs du gouvernement", assure-t-il.

Du côté de Bercy, on se dit en revanche serein sur la capacité de la France à respecter ses engagements.

"Le gouvernement est déterminé à maintenir durablement le déficit public sous la barre des 3%", avait assuré Edouard Philippe lors de l'université d'été du Medef. "Nous avons pris des engagements clairs et nous ne les remettrons pas en cause".

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