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Le débat sur la zone euro freiné par la crise politique allemande

| AFP | 278 | Aucun vote sur cette news
La chancelière allemande Angela Merkel arrive au sommet de l'Union européenne, le 15 décembre 2017 à Bruxelles
La chancelière allemande Angela Merkel arrive au sommet de l'Union européenne, le 15 décembre 2017 à Bruxelles ( JOHN THYS / AFP )

Les dirigeants européens débattent vendredi matin à Bruxelles de la réforme de la zone euro, appelée de ses voeux par le président français Emmanuel Macron, mais dont le calendrier est ralenti par la crise politique en Allemagne.

Cette discussion à 27, sans le Royaume-Uni, est programmée au coeur d'un sommet de deux jours phagocyté par le Brexit. Elle vise à dresser un état des lieux des positions de chacun sur ces idées, parfois nouvelles, souvent anciennes, destinées à renforcer l'intégration des pays qui ont adopté la monnaie unique.

Parmi elles, la refonte des règles budgétaires imposées par Bruxelles aux Etats membres, la création d'un ministre européen des Finances en charge d'un budget de la zone euro, l'achèvement de l'Union bancaire ou l'établissement d'un Fonds monétaire européen pour aider les pays de l'UE en crise.

Les ministres des Finances de l'UE se sont rencontrés à trois reprises pour en débattre ces derniers mois, lors d'Eurogroupes élargis aux pays non membres de la zone euro (sauf le Royaume-Uni). Leur président, Jeroen Dijsselbloem, doit présenter un condensé des discussions aux chefs d'Etat.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, au sommet de l'Union européenne, le 15 décembre 2017 à Bruxelles
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, au sommet de l'Union européenne, le 15 décembre 2017 à Bruxelles ( JOHN THYS / AFP )

"Les conclusions de l'Eurogroupe constituent la base du débat au sommet", mais celles de la Commission européenne, présentées la semaine passée, devraient "être également évoquées", affirme un haut fonctionnaire européen.

-'Retards'-

Selon le président du Conseil européen, Donald Tusk, un "large consensus" existe sur la création d'un Fonds monétaire européen, ainsi que sur l'achèvement de l'Union bancaire, projet déjà bien avancé, destiné à prévenir au niveau de l'UE les crises bancaires.

Mais les autres idées, notamment un ministre ou un budget de la zone euro, "n'ont pas conduit à une large convergence", a-t-il précisé.

Malgré la volonté politique d'Emmanuel Macron sur ces sujets, matérialisée par deux discours en septembre à Athènes et à La Sorbonne, les échanges des dernières semaines ont été compliqués par l'absence de gouvernement à Berlin.

"On ne peut pas décider sans l'Allemagne", a rappelé récemment le commissaire européen au Budget, l'Allemand Günther Oettinger. "Par conséquent il va probablement y avoir des retards", avait-il averti.

Depuis sa victoire étriquée aux élections législatives fin septembre, la chancelière Angela Merkel n'est pas parvenue à former un nouveau gouvernement. Sa position sur la zone euro, cruciale dans ces discussions, dépendra en partie de la couleur de la nouvelle coalition.

En attendant, elle en dit peu. "Il est important que nous ne parlions pas seulement d'argent, mais aussi de compétitivité", c'est-à-dire les réformes structurelles à mener dans les Etats membres, afin "que l'argent que nous mettons à disposition soit bien employé", a seulement affirmé Mme Merkel à son arrivée à Bruxelles jeudi.

-Réticence-

M. Tusk devrait demander vendredi aux chefs d'Etat s'ils sont d'accord pour avancer en priorité sur les sujets qui font déjà l'objet d'un consensus -- Union bancaire et Fonds monétaire européen -- avec l'objectif "d'arriver à une première série de décisions" lors d'un prochain sommet en juin 2018.

"En juin, si on peut acter des décisions, tant mieux. Mais il faut surtout que dans six mois, on puisse avoir la feuille de route pour les années qui viennent", reprend une source diplomatique.

L'Elysée, résolu à attendre que la situation se stabilise en Allemagne, jure qu'"il n'y a pas moins d'ambition". La France est d'ailleurs prête à avancer par étapes, à commencer par celles préconisées M. Tusk.

Il s'agirait, concrètement, d'instaurer un système européen de garantie des dépôts pour rassurer les déposants sur la sécurité de leurs placements, une idée sur laquelle l'Allemagne a toujours exprimé une réticence.

Une autre avancée majeure consisterait à rendre possible la mobilisation d'argent public en dernier recours si une banque rencontre de lourdes difficultés financières.

Ce filet de sécurité (ou "backstop") serait géré par ce futur Fonds monétaire européen, qui serait une évolution de l'actuel Mécanisme européen de stabilité (MES), créé par les Etats membres pendant la crise financière pour aider les pays en difficulté.

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