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Le coronavirus va mettre la croissance française quasi à l'arrêt en début d'année

| AFP | 599 | Aucun vote sur cette news
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire (c), la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher (d) lors d'une conférence de presse sur l'impact du nouveau coronavirus sur l'économie, le 9 mars 2020 à Paris
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire (c), la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher (d) lors d'une conférence de presse sur l'impact du nouveau coronavirus sur l'économie, le 9 mars 2020 à Paris ( ERIC PIERMONT / AFP )

L'impact du coronavirus "sera sévère sur la croissance française en 2020" et touchera aussi l'emploi, a prévenu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire tandis que la Banque de France estimait qu'elle n'atteindrait que 0,1% au premier trimestre, contre 0,3% escomptés il y a un mois.

Ce ralentissement "aura évidemment un impact sur l'emploi", a indiqué lundi M. Le Maire sur France Inter sans préciser si cela remettait en question l'objectif du gouvernement de réduire le taux de chômage à 7% en 2022.

La crise sanitaire, qui s'est fortement intensifiée en Europe depuis une semaine, va réduire la hausse du produit intérieur brut (PIB) français "de plusieurs dixièmes de points" cette année, selon le ministre, qui a annoncé la possibilité de dégrèvement d'impôts pour les entreprises les plus affectées.

A mesure que les semaines passent et que le Covid-19 s'étend, les entreprises affichent une inquiétude de plus en plus grande, surtout dans les secteurs les plus dépendants de relations avec la Chine, berceau de l'épidémie.

Les 8.500 chefs d'entreprise interrogés tous les mois par la Banque de France s'attendent à un repli pur et simple de leur activité en mars, à la fois dans l'industrie et les services, en particulier dans l'automobile, l'électronique, l'hôtellerie-restauration, les transports ou le travail temporaire.

Cette quasi mise à l'arrêt de l'économie française "est potentiellement sévère mais temporaire", a commenté le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. L'institution dévoilera le 23 mars sa nouvelle prévision de croissance pour l'ensemble de l'année 2020.

Sans aller jusqu'à craindre une récession pour l'instant, contrairement à l'Allemagne ou à l'Italie, la croissance sera certainement très en deçà des 1,1% que la BdF anticipait jusqu'ici, ou des 1,3% visés par le gouvernement.

L'OCDE prévoit déjà de son côté une progression du PIB de 0,9% pour la France.

"On peut parfaitement envisager être en dessous de 1% de croissance du PIB en 2020", a prévenu M. Le Maire, juste avant une nouvelle réunion à Bercy avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud et les acteurs économiques.

"défaillances en cascades"

Ces derniers multiplient les signaux d'alarmes ces derniers jours, à l'image des Chambres des métiers et de l'artisanat (CMA) qui ont dit lundi craindre des "défaillances en cascades", après dix-huit mois déjà perturbés par la crise des "gilets jaunes" et les grèves contre la réforme des retraites.

La semaine dernière le Medef prévenait que des mesures "plus vigoureuses" que celles déjà mises en place par le gouvernement seraient nécessaires si la crise s'aggravait encore.

L'exécutif a déjà décidé de soutenir la trésorerie des entreprises via des étalements de charges, du chômage partiel ou un soutien aux PME de la part de la banque publique d'investissement Bpifrance.

Quelque 900 entreprises ont demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour environ 15.000 salariés, principalement dans les secteurs du tourisme, de l'événementiel et de la restauration, a indiqué dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud, précisant que ce chiffre avait plus que doublé en quelques jours.

Mais ces mesures risquent de ne pas suffire si de nouvelles restrictions de déplacements ou des fermetures d'écoles, comme celles déjà décidées dans les principaux foyers français de l'épidémie, sont mises en place pour faire face à la crise sanitaire.

A ce stade toutefois, la France n'envisage pas de grand confinement, à l'image de ce qu'a décidé l'Italie dans le nord du pays ou la Chine dans la région de Wuhan.

"bons" fondamentaux

Le gouverneur de la Banque de France a d'ailleurs prévenu lundi contre une "surréaction en chaîne" qui "bloquerait" l'économie.

La France mise aussi sur une réaction forte et coordonnée au niveau européen, après l'engagement pris par les pays de la zone euro d'adopter des mesures budgétaires (dépenses publiques ou baisses d'impôts).

L'Allemagne a notamment annoncé lundi un plan de 12,8 milliards d'euros sur quatre ans pour des investissements d'infrastructures, en plus de mesures de soutien aux entreprises en difficulté.

L'enjeu pour tous est d'aider les entreprises à passer le cap et à soutenir une relance rapide de l'économie une fois la crise passée.

"Les fondamentaux de l'économie française sont bons. Jusqu'à cette crise du coronavirus, tous les indicateurs étaient bien orientés: l'investissement, l'emploi, l'innovation, la croissance", a insisté Bruno Le Maire, estimant que ces fondamentaux "ne tombent pas" avec l'épidémie.

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