En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 337.55 PTS
+4.4 %
4 337.00
+4.44 %
SBF 120 PTS
3 407.55
+4.45 %
DAX PTS
10 059.55
+5.6 %
Dow Jones PTS
22 091.75
+4.94 %
7 872.21
+4.57 %

Le coronavirus pourrait coûter jusqu'à 30 milliards de dollars au secteur aérien

| AFP | 460 | Aucun vote sur cette news
Le coronavirus pourrait coûter jusqu'à 30 milliards de dollars au secteur aérien en 2020, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata)
Le coronavirus pourrait coûter jusqu'à 30 milliards de dollars au secteur aérien en 2020, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata) ( AFP / AFP )

L'épidémie liée au nouveau coronavirus pourrait entraîner un manque à gagner total de près de 30 milliards de dollars pour les compagnies aériennes en 2020, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), qui redoute la "première baisse mondiale" des réservations depuis 2008-2009.

Mesures de quarantaine, annulations de dessertes, chute du tourisme en Chine et du monde... 2020 "sera une année très difficile pour les compagnies aériennes", a prévenu jeudi le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac.

Selon l'association, qui regroupe 290 compagnies aériennes, la baisse nette du nombre de passagers par rapport à 2019 pourrait être de 8,2% dans la région Asie-Pacifique cette année. De quoi entraîner "un manque à gagner de 27,8 milliards de dollars" pour les transporteurs de la région, indique-t-elle.

En ajoutant l'impact de la faible demande pour les vols des compagnies exerçant leurs activités dans le reste du monde, le manque à gagner global pourrait atteindre 29,3 milliards de dollars. Un revers pour un transport aérien mondial habitué à de fortes croissances et qui a généré 838 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2019.

"Nous entrons dans une période compliquée pour l'industrie mondiale du transport aérien. Arrêter la propagation du virus est la priorité absolue", souligne dans un communiqué Alexandre de Juniac, pour qui les gouvernements ont un "rôle important à jouer" dans cette crise.

L'association internationale redoute ainsi que le Covid-19 n'entraîne une baisse du nombre de réservations aériennes dans le monde, ce qui serait "une première" depuis la crise financière mondiale de 2008-2009.

Cette situation aura un impact financier sans doute "sévère" pour les compagnies "particulièrement exposées au marché chinois", prévient M. de Juniac.

L'Iata prévient toutefois que l'ampleur de l'impact de l'épidémie sur le secteur est difficile à anticiper à ce stade, car on ignore quelle sera son évolution, et si celle-ci sera ou non, comparable à celle du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003. En outre, les Etats vont adapter leurs politiques budgétaires et monétaires pour atténuer cet impact.

Mais l'association souligne également que les conséquences pourraient être plus importantes, si jamais l'épidémie s'étendait davantage dans la région Asie-Pacifique: "l'impact sur les compagnies aériennes du reste du monde serait supérieur".

"décisions difficiles"

Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, British Airways, Air Canada, Lufthansa ou Delta, ont suspendu leurs vols vers la Chine continentale en raison de l'épidémie. Air France-KLM a d'ailleurs estimé jeudi entre 150 et 200 millions d'euros le manque à gagner dû à la suspension de ses vols, prévue jusqu'en avril.

Selon le cabinet OAG Aviation Worldwide, les compagnies chinoises ont réduit de 10,4 millions le nombre de sièges des vols intérieurs depuis le début de l'épidémie, contre environ 1,7 million de sièges pour les transporteurs étrangers.

Le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac lors de la réunion annuelle de la Iata à Seoul le 2 juin 2019
Le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac lors de la réunion annuelle de la Iata à Seoul le 2 juin 2019 ( Jung Yeon-je / AFP )

"Les compagnies aériennes prennent des décisions difficiles pour réduire leurs capacités et, dans certains cas, des lignes. La baisse des coûts du carburant contribuera à compenser une partie des pertes de revenus" mais pas la totalité, a prévenu Alexandre de Juniac.

D'après l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU basée à Montréal, l'épidémie a d'ores et déjà entraîné une baisse de revenus de 4 à 5 milliards de dollars pour les compagnies aériennes mondiales. Les conséquences du Covid-19 pourraient dès lors être "plus importantes que celles causées par l'épidémie de Sras en 2003".

Selon l'Iata, l'épidémie de Sras avait engendré un manque à gagner de 6 milliards de dollars pour les compagnies aériennes asiatiques. Au plus fort de la crise, le trafic des compagnies d'Asie-Pacifique - foyer de cette maladie - avait chuté de près de 50%.

Pour l'association aérienne, tout n'est pas joué cependant pour le secteur aérien. "Nous ne savons pas encore exactement comment l'épidémie se développera ni si elle suivra le même profil que le SRAS ou non", prévient l'Iata, pour qui la baisse des prix du carburant pourrait "contribuer à compenser" les pertes de revenus.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 06/04/2020

Fitch Ratings a abaissé lundi de « A+ » à « A » la note de crédit senior non garantie d’ ADP. La perspective est stable. L’agence de notation explique que le profit de crédit du…

Publié le 06/04/2020

ACCOR constituera ce jour le sous-jacent de notre conseil sur le produit dérivé à destination des investisseurs les plus actifs. L’outil sélectionné est le warrant Call 2031Z émis par SOCIETE…

Publié le 06/04/2020

Lundi 6 avril 2020APERAMLe fabricant d'acier inoxydable publiera ses résultats du premier trimestre.Mardi 7 avril 2020FLEURY MICHONLe groupe agroalimentaire publiera ses résultats annuels.Mercredi 8…

Publié le 06/04/2020

Accor a les reins assez solides pour faire face à la crise du coronavirus...

Publié le 06/04/2020

Compte tenu des restrictions de circulation et des mesures de confinement imposées par le Gouvernement dans le contexte de l’épidémie du COVID-19, le...