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Le britannique Debenhams veut fermer 50 grands magasins menaçant 4.000 emplois

| AFP | 252 | Aucun vote sur cette news
Un magasin Debenhams à Oxford Street, dans le centre de Londres, le 19 juin 2018
Un magasin Debenhams à Oxford Street, dans le centre de Londres, le 19 juin 2018 ( Tolga Akmen / AFP/Archives )

Debenhams a annoncé jeudi la fermeture de 50 de ses grands magasins d'ici trois à cinq ans, menaçant 4.000 emplois au Royaume-Uni, où la série noire du commerce physique semble sans fin.

Comme d'autres enseignes, le groupe britannique souffre de la concurrence des ventes en ligne et a fait état jeudi d'une perte historique de 491,5 millions de livres (555 millions d'euros) avant impôt pour son exercice annuel achevé le 1er septembre, contre un bénéfice de 59 millions lors de l'exercice précédent.

Les revenus du groupe à périmètre égal ont diminué de 2,3% dans le même temps, du fait d'une faiblesse particulière des ventes dans les vêtements, ainsi que dans les produits cosmétiques habituellement présentés par Debenhams au rez-de-chaussée de ses magasins.

Dans ce contexte, Debenhams a souligné dans un communiqué devoir "prendre des mesures critiques pour générer du cash, réduire la dette et remodeler son parc immobilier".

L'enseigne plus que bicentenaire avait annoncé dernièrement qu'elle envisageait de fermer dix grands magasins. Jeudi, elle a expliqué que le nombre de points de ventes fermés devrait "atteindre 50 d'ici trois à cinq ans".

Comme d'autres enseignes, Debenhams souffre de la concurrence des ventes en ligne
Comme d'autres enseignes, Debenhams souffre de la concurrence des ventes en ligne ( Ben STANSALL / AFP/Archives )

Elle n'a pas donné de liste des magasins concernés, disant simplement que les "moins bien portants" seraient concernés. Environ 4.000 des 26.000 emplois du groupe au Royaume-Uni devraient disparaître, même si la chaîne compte sur le roulement habituel au sein de son personnel pour limiter au maximum les licenciements.

Ce plan va néanmoins entraîner l'abaissement du rideau de fer d'un bon tiers des grands magasins Debenhams au Royaume-Uni, son principal pays d'implantation. Construits sur plusieurs étages, les établissements Debenhams sont souvent remarquables dans les centres-villes, de par leur implantation dans des bâtiments historiques ou leurs formes design.

Le groupe compte en outre près d'une centaine de magasins supplémentaires dans une vingtaine de pays, notamment en Irlande et au Danemark où il possède six établissements sous enseigne "Magasin du Nord".

- Ashley dans la danse ? -

Cette annonce choc de Debenhams poursuit la série noire pour le commerce physique au Royaume-Uni, qui subit de plein fouet la montée continue des ventes en ligne, la hausse des loyers des locaux commerciaux et les hoquets d'une consommation irrégulière des Britanniques avant le Brexit.

Véritables institutions au Royaume-Uni où ils essaiment dans les villes grandes et moyennes, les grands magasins sont en première ligne.

"Les clics remplacent les briques, les détaillants doivent tailler leur habit en conséquence", a résumé Laith Khalaf, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Une enseigne House of Fraser dans le centre de Londres, le 10 août 2018
Une enseigne House of Fraser dans le centre de Londres, le 10 août 2018 ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

L'action Debenhams montait de presque 11% jeudi vers 09H00 GMT à la Bourse de Londres, mais elle ne faisait que reprendre une petite partie des 75% perdus depuis le début de l'année, les avertissements sur résultat et rumeurs autour de l'enseigne s'étant multipliés ces derniers mois.

Une autre chaîne de grands magasins populaire au Royaume-Uni, House of Fraser, a de son côté fait faillite en août et été racheté dans la foulée par Sports Direct, spécialisé dans les articles des sports. L'enseigne prévoyait de fermer la moitié de ses 59 magasins, mais son nouveau propriétaire est parvenu à en sauver quelques-uns en renégociant les loyers avec les propriétaires fonciers.

Le groupe Sports Direct est contrôlé par l'homme d'affaires controversé Mike Ashley, qui possède aussi presque 30% de Debenhams, et les médias britanniques ont spéculé ces derniers mois sur un possible rapprochement des enseignes House of Fraser et Debenhams sous son égide.

Les grands magasins ne sont toutefois pas les seuls en difficulté. Des milliers d'emplois ont été détruits depuis l'année dernière par les faillites du spécialiste des vêtements Calvetron, de la branche britannique des magasins de jouets Toys "R" Us, des boutiques de produits électroniques Maplin ou encore des magasins de maxidiscompte Poundworld.

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