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Le Brexit, une tâche titanesque qui occulte le reste

| AFP | 122 | Aucun vote sur cette news
La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 6 décembre 2017 à Londres
La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 6 décembre 2017 à Londres ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP )

Tandis que Londres négocie avec Bruxelles sur le Brexit, une armée de fonctionnaires britanniques se prépare à le mettre en oeuvre, une tâche pharaonique qui phagocyte les autres missions de l'exécutif.

La semaine dernière, les membres de l'organisme public chargé de promouvoir la mobilité sociale ont démissionné en bloc, son président Alan Milburn expliquant ne pas avoir les "moyens nécessaires".

Une déclaration interprétée par certains comme une critique contre la Première ministre conservatrice Theresa May, qui s'était enorgueillie lors de sa prise de fonctions en juillet 2016 de vouloir s'attaquer aux "injustices brûlantes" qui persistent au Royaume-Uni.

Mais la sortie de M. Milburn illustre surtout les difficultés que risque de rencontrer l'administration britannique confrontée au défi d'extraire le Royaume-Uni de quatre décennies de liens avec l'UE sans négliger pour autant le reste.

Le quotidien The Times donnait lundi sa version du problème avec une caricature montrant un cochon d'un fort généreux volume, baptisé "Brexit", tétant une truie avec le visage de Theresa May, tandis que ses frères et soeurs - baptisés "éducation", "services sociaux", "logement" et "santé" - assistent au spectacle affamés.

"C'est un véritable casse-tête", résumait récemment devant les députés britanniques Amyas Morse, directeur du Bureau national de vérification des comptes, chien de garde des dépenses publiques.

Jon Thompson, le patron des services fiscaux britanniques, a lui annoncé un passage en revue des priorités de ses troupes d'ici au mois d'avril - et prévenu que certains programmes en cours devraient passer à la trappe.

La "capacité organisationnelle" d'une administration n'est pas extensible à l'infini, a-t-il souligné lors d'une intervention devant des députés. "On ne peut tout simplement pas dire: +je peux faire 250 (programmes), puis 320, et maintenant 350".

- 3 milliards pour le Brexit -

Theresa May a pris ses fonctions en juillet 2016 à la suite du référendum du 23 juin sur l'UE et avait promis lors de son premier discours des réformes radicales pour lutter contre les inégalités.

Un an et demi plus tard, force est constater qu'elle n'a guère avancé sur ce dossier, la faute, au moins en partie, au très chronophage Brexit.

Reste qu'à ce rythme, les conservateurs risquent de finir par donner l'image d'un parti de "privilégies" obnubilés par une version "dure" du Brexit et les politiques d'austérité, a mis en garde le député tory George Freeman.

A défaut de mener les grands travaux pour réformer le pays, le gouvernement essaie néanmoins de se montrer actif. Comme avec le dernier budget, présenté le mois dernier, et l'annonce de nouveaux plans pour stimuler l'offre de logements, ou d'un coup de pouce pour la santé.

"Nous avons certes le devoir de mener à bien le Brexit, mais cela ne doit pas nous détourner des autres priorités nationales", a souligné le ministre de la Justice David Lidington.

En prévision des travaux à venir, l'exécutif renforce également ses troupes. Après des coupes de près de 20% depuis 2010, les effectifs de la fonction publique commencent à augmenter, avec 3.000 nouveaux postes créés pour la mise en oeuvre du Brexit.

Et le ministre des Finances Philip Hammond a annoncé avoir mis de côté 3 milliards de livres supplémentaires pour amortir la sortie de l'UE.

Le gouvernement britannique devra toutefois faire davantage pour assurer une sortie réussie du giron européen, avance Jill Rutter, du centre de réflexion Institute for Government. Et commencer par dépasser ses divisions internes sur l'orientation à donner au Brexit.

"La grande question qui ne semble pas encore réglée au sein du gouvernement, et qui paralyse un grand nombre de projets, c'est comment nous souhaitons définir notre relation à long terme avec l'UE", souligne-t-elle.

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