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Le Brexit accélère le départ de sociétés japonaises de Grande-Bretagne

| AFP | 1937 | 5 par 6 internautes
Le président de Honda Motor Takahiro Hachigo lors d'une conférence de presse le 19 février 2019
Le président de Honda Motor Takahiro Hachigo lors d'une conférence de presse le 19 février 2019 ( Kazuhiro NOGI / AFP )

Nissan, Honda, Panasonic, Sony: à des degrés divers et échelles différentes, toutes ces entreprises japonaises disent "bye bye" à la Grande-Bretagne. Même si le Brexit n'est pas la seule cause de leur décision, il l'a bien souvent précipitée, selon les experts.

Mardi, Honda a secoué à son tour le Royaume-Uni en annonçant la fermeture de son usine de Swindon, où environ 3.500 travailleurs assemblent la gamme "Civic" depuis plus de 24 ans.

La direction de Honda et des élus, comme le député de la localité concernée Justin Tomlinson, se sont empressés de disculper le Brexit, expliquant le choix par la nécessité pour l'entreprise de s'adapter aux changements du marché mondial de l'automobile. Mais, de l'avis des spécialistes, il est indéniable que le spectre du Brexit hante les firmes nippones.

"Honda semble se préparer depuis longtemps à cette décision, mais avec le Brexit, il a peut-être précipité sa décision", explique Seiji Sugiura, analyste de Tokai Tokyo Research Institute.

Selon lui et son collègue Satoru Takada, analyste automobile pour TIW, Honda discutait depuis un certain temps du devenir de l'usine de Swindon.

"Le groupe a eu des difficultés ces dernières années", précise M. Takada.

Changements sectoriels

Environ 1.000 entreprises japonaises oeuvrent en Grande-Bretagne et y emploient quelque 140.000 personnes.

Bien qu'elles ne soient pas les seules à se retirer en partie de Grande-Bretagne, une longue histoire d'investissements japonais dans le pays, découlant de la nécessité pour les groupes nippons de produire localement pour apaiser les tensions commerciales dans les années 70-80, rend cet exode encore plus pénible.

"Je pense que Swindon est fini sans Honda", juge Sue Davis, une résidente locale dont l'ex-mari travaille sur ce site depuis 20 ans.

Selon M. Sugiura, les constructeurs d'automobiles japonais avaient choisi la Grande-Bretagne comme base européenne du fait d'un environnement jugé favorable aux affaires, à l'époque du gouvernement de la conservatrice Margaret Thatcher dans les années 1980.

A l'origine, ils ont préféré la Grande-Bretagne au continent, parce que cela offrait aussi le mérite d'une UE intégrée. Maintenant, la situation est exactement contraire, soulignent les analystes.

Et pour le cas précis de l'automobile, les changements rapides sectoriels et l'environnement commercial mondial sont également des facteurs de réduction des activités.

Un vaste accord de libre-échange UE-Japon entré en vigueur ce mois-ci réduit également l'incitation des entreprises japonaises à produire en Europe puisque les droits de douane devraient être progressivement réduits.

Sans compter que les entreprises japonaises rencontrent des difficultés en Europe, où elles rivalisent sur le territoire de géants locaux, tels que l'allemand Volkswagen.

"Manque de clarté"

Mais ce ne sont pas seulement les constructeurs automobiles qui décident de réduire leur présence.

Les grandes banques japonaises se retirent de Londres et, après Toshiba qui a liquidé une filiale nucléaire britannique, le géant industriel Hitachi a annoncé le mois dernier le gel de la construction d'une centrale atomique au pays de Galles, faute de financement.

Parfois, le changement est purement administratif, comme dans le cas du siège européen de Sony dont l'adresse sera transférée aux Pays-Bas (sans affecter la présence du personnel sur place), mais le symbole est là. Son compatriote Panasonic avait pris une décision similaire l'année précédente, en raison d'inquiétudes fiscales.

Que le Brexit soit à l'origine ou non de ces décisions, existe de manière générale "une méfiance envers la Grande-Bretagne elle-même", estime Yosuku Tsuchida, chercheur de Mitsubishi UFJ Research and Consulting. "Son économie, sa politique et sa société sont dans le désarroi", lance-t-il. Pour lui, le pays est jugé "risqué".

Et de prédire que d'autres entreprises utilisant la Grande-Bretagne comme base pour l'Europe continentale sont susceptibles de s'en retirer.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a mis en garde contre le danger que constituerait un Brexit sans accord, facteur de flou pour les entreprises japonaises. "Le monde entier" espère que cette issue puisse être évitée, a-t-il insisté récemment.

"Le manque de clarté dans le Brexit dissuade les entreprises de faire de nouveaux investissements. Investir au Royaume-Uni ne semble plus attrayant maintenant", tranche M. Sugiura.

"La Grande-Bretagne est-elle encore un endroit approprié pour avoir un site production ?" est la question qui se pose aujourd'hui, renchérit M. Takada.

mis-hih-ric-kap/uh/lth

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