En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 408.60 PTS
-
5 407.5
+0.57 %
SBF 120 PTS
4 340.39
+0.51 %
DAX PTS
12 384.49
+0.43 %
Dowjones PTS
25 822.29
+0.25 %
7 397.23
+0.35 %
1.157
+0.03 %

L'armée mobilisée au Brésil pour lever les barrages routiers

| AFP | 775 | 1 par 1 internautes
Des manifestants brûlent une voiture sur une route pour dénoncer la hausse des prix du diesel à Ribeirao das Neves au Brésil, le 25 mai 2018
Des manifestants brûlent une voiture sur une route pour dénoncer la hausse des prix du diesel à Ribeirao das Neves au Brésil, le 25 mai 2018 ( DOUGLAS MAGNO / AFP )

Le gouvernementbrésilien a haussé le ton vendredi face à la grève des routiers qui paralyse tout le pays depuis le début de la semaine, en mobilisant l'armée pour lever les centaines de barrages dans le pays.

Le président Michel Temer a annoncé en début d'après-midi dans une allocution télévisée au ton solennel "avoir mobilisé les forces de sécurité" pour dégager les routes du pays.

Le ministre de la défense, Joaquim Silva e Luna, est allé plus loin en affirmant deux heures plus tard que l'armée agirait de façon rapide, coordonnée et énergique (...) pour libérer la circulation dans des zones critiques" comme les raffineries et les aéroports.

Dans un communiqué conjoint, les leaders des principaux syndicats du pays ont affirmé que "la décision du gouvernement de mobiliser l'armée comme instrument de répression" revenait à "tenter d'éteindre l'incendie avec de l'essence".

Peu avant, la mairie de Sao Paulo, capitale économique du pays, a décrété l'état d'urgence, une mesure extrême permettant notamment de réquisitionner du combustible.

Vols annulés, stations-service à sec, supermarchés à cours de produits frais: la situation était absolument critique au cinquième jour de cette grève pour protester contre la hausse des prix du diesel.

"Nous n'allons par permettre que la population n’ait pas accès à des produits de première nécessité (...), que les hôpitaux n’aient pas les médicaments nécessaires pour sauver des vies", a expliqué le président Temer.

- "Minorité radicale" -

Pourtant, le gouvernement avait affiché un certain optimisme jeudi soir, une partie des dirigeants syndicaux s'étant engagés à "suspendre le mouvement de grève pendant 15 jours, jusqu'à une nouvelle rencontre avec le gouvernement" en échange notamment de la suppression d'une taxe sur le diesel.

"Nous avons accepté les 12 revendications prioritaires des routiers, qui se sont engagés à mettre fin aux barrages immédiatement. Mais malheureusement une minorité radicale a continué de bloquer les routes", a souligné le chef de l'Etat, en référence aux sept heures de négociations de la veille.

"Le gouvernement a eu le courage de dialoguer, le gouvernement aura le courage d'exercer son autorité", a-t-il assuré.

Des manifestants bloquent une route à Ribeirao das Neves, au Brésil, le 25 mai 2018
Des manifestants bloquent une route à Ribeirao das Neves, au Brésil, le 25 mai 2018 ( DOUGLAS MAGNO / AFP )

Pour l'Association brésilienne des Camionneurs (Abcam), syndicat qui représente 700.000 chauffeurs routiers, "l'idée est de maintenir la grève, les barrages routiers".

"L'Abcam n'est pas d'accord (avec la trêve) parce que (le gouvernement) n'a pas tenu sa promesse initiale d'annuler les taxes avant la fin de la semaine", a expliqué une porte-parole de ce syndicat à l'AFP.

Les problèmes d'approvisionnement majeurs causés par cette grève ont affecté l'ensemble de l'économie, dans cet immense pays qui n'a quasiment pas de réseau ferroviaire et où 60% du transport de marchandises s'effectue par la route.

À l'aéroport de la capitale Brasilia, plus de 30 vols ont été annulés, dont deux internationaux, les réserves de kérosène étant épuisées.

Selon la société gestionnaire Infraero, dix autres aéroports du pays sont également à sec, y compris celui de Recife (nord-est).

- Chaînes de montage à l'arrêt -

Les exportations du pays sont en passe d'être fortement affectées, et l'industrie automobile, qui emploie 132.000 personnes, est déjà totalement à l'arrêt.

Un routier brésilien lors du blocage d'une artère à Duque de Caxias dans le cadre d'un mouvement d'ampleur nationale  contre la hausse du prix du diesel, le 25 mai 2018
Un routier brésilien lors du blocage d'une artère à Duque de Caxias dans le cadre d'un mouvement d'ampleur nationale contre la hausse du prix du diesel, le 25 mai 2018 ( MAURO PIMENTEL / AFP )

Dans de nombreuses grandes villes brésiliennes, les automobilistes ont affronté depuis plusieurs jours d'immense files d'attente pour faire le plein. Mais vendredi, de nombreuses stations-service étaient désertées, car sans essence.

Cette situation chaotique porte un rude coup à la crédibilité du gouvernementdu président Michel Temer, à moins de cinq mois de la présidentielle d'octobre.

"Cela montre à l'opinion publique et au marché, au Brésil et à l'étranger, que le gouvernement Temer est un gouvernement nain, sans aucun pouvoir", a affirmé à l'AFP l'analyste politique André César, du cabinet de consultants Hold.

"On a été dévalorisés par ce gouvernement. Ils disaient que le Brésil ne s’arrêterait pas si les camions s’arrêtaient. On a prouvé que si", a affirmé à l'AFP Luiz Carlos, chauffeur de 47 ans, qui a garé son poids lourd devant une raffinerie de Duque de Caxias, près de Rio.

Selon la Confédération nationale des transports, le Brésil dispose d'une flotte de plus de 2,5 millions de poids lourds, dont 477.000 appartiennent à des chauffeurs routiers indépendants.

Photo obtenue auprès de l'agence de presse brésilienne Agencia Brasil montrant le président Michel Temer lisant une déclaration à Brasilia, le 25 mai 2018
Photo obtenue auprès de l'agence de presse brésilienne Agencia Brasil montrant le président Michel Temer lisant une déclaration à Brasilia, le 25 mai 2018 ( ANTONIO CRUZ / AGENCIA BRASIL/AFP )

Si le mouvement dure, les conséquences économiques risquent d'être catastrophiques pour un pays qui a du mal à se remettre sur pied après la récession historique de 2015-16.

Les prix du diesel ont fortement augmenté récemment en raison de la hausse du cours du pétrole et d'une nouvelle politique de tarifs de Petrobras, qui s'est alignée depuis la fin 2016 sur les cours internationaux.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/08/2018

   Bollène (France) - Le 21 août 2018 - 20:00 (CET)     EGIDE RENFORCE SON ORGANISATION COMMERCIALE AUX ETATS-UNIS   Le groupe Egide (ISIN: FR0000072373 - Reuters:…

Publié le 21/08/2018

Le montant du transfert s'élève à 6,5 ME auxquels pourront s'ajouter des incentives pour un maximum de 3,5 ME...

Publié le 21/08/2018

L'installation reflète l'adoption croissante de la technologie EOS en tant que standard de soin dans les centres orthopédiques...

Publié le 21/08/2018

Nacon officialise sa collaboration avec Marie-Laure 'Kayane' Norindr, joueuse professionnelle de eSport...

Publié le 21/08/2018

Entre le 13 et le 17 août, Bic a racheté pour près de 3,06 millions d’euros de ses propres actions. Ces transactions portent sur environ 39 000 titres rachetés à un prix moyen pondéré…