En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 909.45 PTS
-
4 892.0
-
SBF 120 PTS
3 901.62
-
DAX PTS
10 929.43
+1.38 %
Dowjones PTS
24 527.27
+0.64 %
6 763.96
+0.89 %
1.137
-0.04 %

Le boulanger français s'exporte bien, à condition d'être bon artisan et bon gestionnaire

| AFP | 414 | Aucun vote sur cette news
De Vancouver à Hong Kong en passant par Abidjan, les boulangers français s'exportent bien
De Vancouver à Hong Kong en passant par Abidjan, les boulangers français s'exportent bien ( MARTIN BUREAU / AFP/Archives )

De Vancouver à Hong Kong en passant par Abidjan, les boulangers français s'exportent bien, à l'image des stars de la boulange Eric Kayser ou Michel Galloyer, à condition de marier artisanat et bonne gestion.

Sur le site boulangerie.net, animé par les professionnels du secteur, un boulanger français arrivé en janvier 2008 à Vancouver au Canada cherche à recruter un compatriote ayant "deux à dix ans d'expérience" pour accompagner la croissance de son entreprise familiale, qui emploie 50 salariés.

Fin août, un boulanger français était recherché pour travailler à Fulham Road à Londres, un autre dans la station de ski de Geilo en Finlande.

"Le séjour à l'étranger pour un jeune boulanger est maintenant très répandu", explique Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF) qui tenait son congrès à Paris lundi.

Pour lui, cette internationalisation illustre "le rayonnement de la baguette de tradition" française, en lice cette année pour être inscrite au patrimoine immatériel de l'Humanité.

Après la reconnaissance en 2017 du savoir-faire du pizzaiolo napolitain ou du meunier néerlandais, les boulangers français aimeraient que leur "tour de main unique" pour pétrir et faire lever la pâte soit aussi inscrit dans la célèbre liste de l'Unesco.

Mais pour réussir à l'étranger, l'équation est "complexe", explique Eric Kayser, qui a ouvert plus de 160 magasins dans 27 pays depuis 18 ans. La France ne représente que 25% de son activité totale.

A l'étranger, le boulanger doit à la fois rester artisan et amoureux du beau geste, "tout en s'adaptant aux conditions locales, et en étant un expert immobilier pour éviter les loyers trop élevés", dit-il.

- Beaux produits, petites marges -

Le boulanger Eric Kayser vérifie des baguettes avant de les enfourner, le 3 mai 2017 dans sa boutique de New York
Le boulanger Eric Kayser vérifie des baguettes avant de les enfourner, le 3 mai 2017 dans sa boutique de New York ( TIMOTHY A. CLARY / AFP/Archives )

Le principal problème reste la rentabilité. "Nous ne vendons pas des sacs en cuir à 3.000 euros l'unité, nos produits coûtent entre trois et cinq euros, et il faut produire sur place, même dans les endroits où la main-d'œuvre coûte très cher, comme à New York", relève M. Kayser: "les marges sont toutes petites".

La greffe ne prend pas toujours. De nombreux boulangers-pâtissiers voyageurs rentrent en France au bout de deux ou trois ans.

"Mon principal échec est Singapour" admet l'Angevin Michel Galloyer, fondateur des boulangeries "Le grenier à pain" dont une dizaine sont exploitées sous licence au Japon, en Roumanie, en Russie, en Arabie Saoudite, au Kenya, au Kazakhstan et au Liban.

Eric Kayser estime qu'en moyenne il reste "cinq à dix" boulangers français installés durablement par pays.

Ils entraînent dans leur sillage de grands moulins français, comme les moulins Viron de Chartres qui alimentent en farine Michel Galloyer un peu partout dans le monde, mais aussi les fabricants de matériels spécialisés, comme Bongard (fours), VMI (pétrins), Merand (façonneuse, diviseuse), Panimatic ou Panem (chambres froides).

Originaire de Mayenne, Rodophe Landemaine, installé à Paris, fait son trou au Japon. Dans ce pays, certains boulangers français sont devenus des légendes. A l'image de Philippe Bigot, décédé mi-septembre.

Les boulangers français aimeraient que leur
Les boulangers français aimeraient que leur "tour de main unique" pour pétrir et faire lever la pâte soit aussi inscrit dans la célèbre liste de l'Unesco ( MARTIN BUREAU / AFP/Archives )

"M. Bigot était parti en 1964 à Kobe avec un professeur de boulangerie et n'a jamais quitté le pays", se souvient M. Kayser. Après son décès, les grands médias japonais ont rendu hommage au "Dieu du pain".

Au Cap-Vert, le produit d'appel est la baguette, ajoute M. Kayser, qui ouvre des boulangeries même dans les pays à faible revenu, car le pain est "universel" et "pour tout le monde".

Mais ailleurs, le croissant prend la première place. "Dans un même lieu, on peut vendre 300 baguettes par jour et 700 croissants. A Ryad, c'est plus de 1.000 croissants par jour et par boulangerie", selon M. Galloyer.

Parfois les recettes sont adaptées au goût local, admet M. Kayser, qui a ajouté du matcha à ses petits biscuits "financiers". Michel Galloyer, lui, affirme ne rien changer à ses recettes: "Si vous faites des gâteaux au yuzu aux Japonais, ils n'ont pas besoin de vous".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 12/12/2018

Pernod Ricard a pris note du communiqué du fond activiste Elliott. Le numéro deux mondial des vins et spiritueux a rappelé que le dialogue avec ses actionnaires demeurait une priorité pour lui.…

Publié le 06/12/2018

Épargner pour ses enfants n'est pas une nécessité absolue. En France, les frais de scolarité sont abordables dans le domaine public, aussi bien en ce qui concerne les études secondaires…

Publié le 06/12/2018

Francois Ruffin le 16 octobre 2018 à Mourenx, dans le sud-ouest de la France le 16 octobre 2018 ( IROZ GAIZKA / AFP/Archives )Le député LFI François Ruffin a balayé jeudi l'appel au calme…

Publié le 03/12/2018

AUGMENTATION DE CAPITAL DE 512 KEUR PAR EXERCICE DE BONS DE SOUSCRIPTIONS D'ACTIONS (BSA 2018)   Confiance des actionnaires historiquesPrix d'émission : 0,20EUR…

Publié le 29/11/2018

L'année 2018 devrait figurer au 4e rang des plus chaudes jamais enregistrées, a alerté jeudi l'ONU, avertissant de l'extrême urgence de la situation ( JEAN-FRANCOIS MONIER /…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 12/12/2018

Cette facilité modifie et proroge l'ouverture de crédit syndiqué signée par le groupe Nexans en 2015...

Publié le 12/12/2018

Dominico de Carvalho est nommé représentant permanent de la société Aviva France...

Publié le 12/12/2018

Les économies d'énergies réalisées par Gazonor au travers de ces nouveaux moteurs vont contribuer à l'amélioration de la rentabilité

Publié le 12/12/2018

L'assemblée générale ordinaire des actionnaires de Maurel & Prom, réunie sur 2e convocation, s'est tenue le 12 décembre (9h30) au Cercle National des...

Publié le 12/12/2018

  Paris, le 12 décembre 2018 N° 17-18   Compte rendu des Assemblées Générales  du mercredi 12 décembre 2018             Établissements Maurel &…