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Le Bitcoin replonge sous les 10.000$, Ripple et autres 'cryptos' chutent

| Boursier | 319 | Aucun vote sur cette news

Coincheck, Bitfinex et... Facebook pèsent

Le Bitcoin replonge sous les 10.000$, Ripple et autres 'cryptos' chutent
Credits Reuters

Encore une journée difficile pour les devises digitales... Le Bitcoin cède actuellement 5% à 9.940$ selon Coinmarketcap, alors que l'Ethereum fléchit de 3% sur 24 heures à 1.092$. Le Ripple trébuche de 9% à 1,11$ et le Bitcoin Cash de 6% à 1.468$. Les autres 'cryptos' ne sont pas épargnées, le Cardano plongeant de 11% et le Litecoin de 7%. Le NEM, qui a fait parler de lui tout récemment après le piratage record de Coincheck, dévisse encore de 12% à 0,74$.

Après Coincheck, Bitfinex inquiète

Les régulateurs américains s'intéressent à deux acteurs des cryptomonnaies, dont les activités posent un certain nombre de questions. L'agence 'Bloomberg' a ainsi révélé hier que Bitfinex et Tether, deux sociétés dirigées par le même CEO (directeur général), avaient été assignées par la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), autorité en charge des réguler les dérivés de matières premières. La CFTC leur a adressé un courrier le 6 décembre dernier, selon une source de 'Bloomberg' qui n'a toutefois pas apporté de précision sur la nature de cette enquête.

Bitfinex est un plateforme d'échange de devises digitales, tandis que Tether est l'émetteur de la cryptomonnaie éponyme. Le Tether est la 22ème devise numérique par sa capitalisation, qui s'élève à environ 2,3 milliards de dollars. La 'crypto' Tether est adossée au dollar (sa valeur est stable à 1$). La firme assure posséder assez de billets verts en réserve pour couvrir les 'jetons' en circulation... Cette affirmation n'a cependant jamais été prouvée et certains experts doutent que la société possède réellement ces 2,3 Mds$. En outre, le week-end dernier, Tether avait annoncé avoir rompu unilatéralement ses liens avec un cabinet d'audit Friedman LLP, qui avait entrepris d'examiner ses comptes.

Ni Tether, ni Bitfinex n'ont communiqué publiquement la localisation de leur siège, les identités de leurs dirigeants ou leurs données financières. La maison mère de Bitfinex, iFinex Inc., est enregistrée aux Iles Vierges britanniques, et se dit basée à Hong Kong... Ce manque de clarté nuit donc clairement au secteur, d'autant qu'il est possible que le produit des Tether ait été réinvesti en Bitcoins, alimentant la hausse antérieure de la reine des 'cryptos'.

Les pirates de Coincheck tentent de revendre leur butin

De son côté, la NEM Foundation continue de 'suivre' les NEM dérobés par les 'braqueurs' digitaux de la plateforme d'échange japonaise Coincheck, grâce au système de traçabilité de la blockchain. Pour mémoire, cette affaire encore toute fraîche constituait un piratage record dans le milieu des 'cryptos', les NEM dérobés représentant un montant de 530 millions de dollars au moment du larcin. Selon la 'fondation', les malfaiteurs tenteraient d'opérer des transactions multiples afin d'écouler le butin virtuel.

La NEM Foundation reste active

Les 'jetons' XEM (symbole du NEM) sont tracés depuis plusieurs jours par la NEM Foundation. La fondation explique que les voleurs ont essayé de déplacer les unités sur six échanges différents, afin de les revendre. Jeff McDonald, le vice-président de la fondation, basé à Singapour et cité par l'agence 'Reuters', ajoute que les plateformes que les hackers ont ciblées pour se débarrasser des NEM seront contactées...

Pour une poignée de NEM

Le NEM est une cryptomonnaie et une plateforme blockchain lancée début 2015. Cette blockchain est testée par des institutions financières et firmes privées, plus particulièrement en Asie. La crypto-devise NEM a subi un piratage majeur sur la plateforme japonaise Coincheck, contrôlée par Coincheck, Inc. 523 millions de 'jetons' ont été dérobés pour un montant totalisant environ 530 millions de dollars (58 milliards de yens) - sur la base des cours 'cotés' au moment du 'casse'. Environ 260.000 utilisateurs de Coincheck auraient été touchés. Coincheck entend les rembourser en totalité.

"Nous voudrions nous excuser sincèrement auprès de nos clients et de tous ceux qui ont été affectés par cet incident. Nous ferons de notre mieux pour apporter des changements significatifs à notre plateforme, afin de regagner la confiance de nos clients et de la communauté", a assuré Coincheck avant-hier, en marge de l'annonce d'une demande d'amélioration des opérations de la FSA. Précédemment, la plateforme avait demandé aux utilisateurs de ne plus effectuer de dépôts, jusqu'à la levée des restrictions. Les échanges et les retraits de NEMs avaient été suspendus, puis les échanges de toutes les 'cryptos', hors Bitcoin.

Coincheck a été vivement critiqué par les autorités japonaises, pour sa faible gouvernance et sa sécurité trop légère. Après ce piratage record, le régulateur financier japonais a promis une inspection générale des plateformes locales d'échange de cryptomonnaies. La FSA (Financial Services Agency) japonaise a demandé à Coincheck d'apporter à ses opérations les améliorations nécessaires. Le régulateur japonais attend de Coincheck un rapport détaillé au sujet du piratage. Les mesures de prévention devront être précisées le 13 février.

La FSA doit par ailleurs déterminer si Coincheck dispose de fonds suffisants pour tenir ses promesses de remboursement, autrement dit si le groupe a encore les reins suffisamment solide après ce coup dur, qui a considérablement affecté sa réputation. La plateforme affirme pour l'heure qu'elle va rapidement renforcer sa gouvernance et la protection de ses clients, tout en développant ses systèmes de gestion du risque.

Mt. Gox, douloureux souvenir

L'affaire Coincheck rappelle au Japon le triste souvenir de l'affaire Mt. Gox, plateforme dont l'effondrement en 2014 avait semé le trouble dans le petit monde des 'cryptos'. Mt. Gox, dirigée alors par le Français Mark Karpelès, était... la principale plateforme d'échange de Bitcoin. Au sommet de sa gloire, Mt. Gox représentait jusqu'à 80% du volume total de trading en bitcoins. En février 2014, la plateforme avait mis brutalement un terme à son activité, après la perte de 850.000 bitcoins, qui représentaient à l'époque environ 400 millions de dollars. L''échange' japonais s'était écroulé, insolvable.

Facebook refuse les publicités pour les 'cryptos'

Dans un autre registre cette fois, le réseau social leader, Facebook, interdit les publicités faisant la promotion des crypto-devises, des ICO (Initial Coin Offerings - levées de fonds en monnaie numérique) et des options binaires. Selon la compagnie, ces publicités sont en effet fréquemment associées à des pratiques promotionnelles trompeuses ou mensongères.

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