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Le "bazooka" des banques centrales a-t-il raté sa cible?

| AFP | 311 | Aucun vote sur cette news
Les banques centrales ont remis sur le feu les recettes qu'elles avaient appliquées avec succès lors de la crise de 2008 pour calmer les marchés financiers, mais leur
Les banques centrales ont remis sur le feu les recettes qu'elles avaient appliquées avec succès lors de la crise de 2008 pour calmer les marchés financiers, mais leur "bazooka" peine cette fois à atteindre son objectif ( Daniel ROLAND / AFP )

Les banques centrales ont remis sur le feu les recettes qu'elles avaient appliquées avec succès lors de la crise de 2008 pour calmer les marchés financiers, mais leur "bazooka" peine cette fois à atteindre son objectif.

Même s'ils ont agi de manière coordonnée, les grands argentiers du monde n'ont pu enrayer la chute des Bourses mondiales, parties pour un nouveau lundi noir.

Qu'ont fait les banques centrales ?

Comme lors de la crise de 2008, la Réserve fédérale (Fed), la Banque centrale européenne (BCE), la Banque centrale européenne et les Banques centrales du Japon, Royaume-Uni, Canada et de Suisse ont dégainé dimanche des mesures d'urgence pour garantir un approvisionnement suffisant des marchés et, au final, du système économique tout entier, en dollars.

La Fed a surtout créé la surprise en abaissant spectaculairement d'un point de pourcentage ses taux, pour les ramener dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. La dernière fois qu'elle était allée si bas remonte à décembre 2008. Elle a aussi annoncé l'achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires pour abreuver la finance en argent frais.

La Banque du Japon (BoJ) a, elle aussi, nettement renforcé lundi sa politique de rachats d'actifs. Et la Banque centrale européenne avait dégainé la semaine dernière tout un arsenal de mesures pour éviter que le financement de l'économie ne se grippe.

Contrairement à la crise financière provoquée par la chute de la banque Lehman Brothers à l'automne 2008, dont les conséquences étaient quantifiables, personne ne sait pour l'instant jusqu'où celle du coronavirus peut aller. Elle ne cesse de s'aggraver au fur et à mesure que les pays confinent leurs citoyens ou ferment les frontières et les usines. "Une chute significative (de la croissance) est probable dans les prochains mois. La question est de savoir jusqu'où elle va aller", a commenté Neil Shearing, chef économiste chez Capital Economics.

Comment ont réagi les marchés ?

Malgré les efforts des banquiers centraux, les Bourses asiatiques et européennes ont dégringolé lundi et Wall Street a suivi la même tendance. "Les marchés ont compris qu'une récession est pratiquement garantie. Que les autorités injectent de l'argent est peut-être utile, mais cela ne peut pas l'arrêter", a expliqué Jasper Lawler, analyste de LCG.

Les banques centrales, "emmenées par la Fed, ont utilisé un bazooka en abaissant fortement les taux et en relançant l'assouplissement quantitatif (rachat de dette publique et privée), mais elles ont raté la cible", a-t-il expliqué.

Les mesures coordonnées des banques centrales ont aussi été mises à rude épreuve par la publication par la Chine d'une série d'indicateurs catastrophiques qui ont dévoilé l'étendue des dégâts qui ont frappé son économie depuis l'apparition du coronavirus à la mi-janvier.

La production industrielle du géant asiatique s'est contractée pour la première fois en près de 30 ans tandis que les ventes de détail se sont effondrées.

Au tour des gouvernements ?

Les analystes attendent désormais les décisions des gouvernement et suivront de près les résultats du sommet du G7 convoqué pour ce lundi par la présidence américaine, à laquelle participeront les chefs d'Etats et de gouvernement des économies les plus riches par téléconférence. Une réunion des ministres des Finances de la zone euro est également prévue. Au terme des réunions, des mesures comme au début de la crise en 2008 pourraient être annoncés et rassurer les marchés.

"Contrairement à l'époque, la situation financière des banques est saine", a expliqué à l'AFP Stephen Innes, analyste chez AxiCorp. "Mais il s'agit d'une crise économique mondiale qui exige du soutien aux compagnies aériennes, aux pétrolières et aux détaillants", a-t-il souligné.

"Les compagnies aériennes sont certes les premières à avoir besoin de soutien, mais toute multinationale serait confrontée à des pressions sans le secours des Etats", a-t-il prévenu.

Qu'attendent les marchés ?

Avant tout, les investisseurs attendent des gouvernements européens et américain quelque chose qu'ils ne sont pas encore parvenus à obtenir: des mesures fortes pour contenir la pandémie. "Les banques centrales font certes beaucoup mais, maintenant, il revient aux gouvernements d'agir avec détermination, notamment avec de la relance budgétaire", a affirmé Derek Halpenny, analyste chez MUFG.

"Ce sera la clé avec, évidemment, les statistiques quotidiennes sur le coronavirus", a-t-il ajouté.

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