En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 269.92 PTS
-2.02 %
5 251.00
-2.19 %
SBF 120 PTS
4 172.22
-2.01 %
DAX PTS
11 364.17
-1.61 %
Dowjones PTS
25 502.32
-1.77 %
7 326.06
-2.23 %
1.130
-0.01 %

Le 737 MAX illustre les relations étroites et floues entre Boeing et Washington

| AFP | 236 | Aucun vote sur cette news
Un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Southwest Airlines sur le tarmarc de l'aéroport de Baltimore, le 13 mars 2019 dans le Maryland
Un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Southwest Airlines sur le tarmarc de l'aéroport de Baltimore, le 13 mars 2019 dans le Maryland ( Jim WATSON / AFP )

Les autorités américaines ont résisté jusqu'à la dernière minute avant de clouer au sol à leur tour le 737 MAX, une résistance qui pourrait s'expliquer par les liens étroits avec Boeing et sa puissante machine à lobbying.

"La sécurité des Américains, et de tous les passagers, est notre priorité absolue", s'est finalement résolu à prononcer Donald Trump, quatre jours après l'écrasement d'un 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines ayant fait 157 morts au sud-est d'Addis-Abeba.

Pourquoi avoir laissé le leadership sur une crise d'une telle ampleur aux Chinois et avoir tant attendu, alors que des syndicats de personnels navigants, d'éminents parlementaires de son propre camp et des passagers paniqués réclamaient des mesures?

"Parce que la FAA (l'agence américaine de l'aviation, ndlr) et Boeing ont des relations trop étroites", estime Jim Hall, ancien président du NTSB, l'autre régulateur aérien du pays.

Le fait que ce soit M. Trump et non la FAA qui ait annoncé l'immobilisation du 737 MAX est, selon lui, la preuve, de ces relations "incestueuses" du gouvernement fédéral avec Boeing, qualifié d'"entreprise emblématique" en 2015 par Barack Obama.

Une commission parlementaire présidée par un démocrate a promis d'examiner "le processus de prise de décision de la FAA", qui fonctionne "en toute indépendance", a assuré mercredi son patron par intérim.

Le régulateur installé chez Boeing

Il reste que la FAA dispose de bureaux dans les usines Boeing, notamment à Renton, dans l'Etat de Washington, où est assemblé le 737 MAX, et en Caroline du Sud, fief du long courrier 787 Dreamliner, selon des sources concordantes.

Un Boeing 737 MAX de la compagnie American Airlines sur le tarmarc de l'aéroport de LaGuardia, le 13 mars 2019 à New York
Un Boeing 737 MAX de la compagnie American Airlines sur le tarmarc de l'aéroport de LaGuardia, le 13 mars 2019 à New York ( Don Emmert / AFP )

Ali Bahrami, le patron de la FAA depuis juillet 2017 pour la sécurité de l'aviation civile, a longtemps eu des rapports avec Boeing quand il était en charge de la certification de leurs 787 et 747-8.

Confronté à des coupes budgétaires, le régulateur a changé il y a une dizaine d'années ses procédures de certification d'avions et des pilotes, décidant de déléguer cette fonction importante à des experts externes.

Cette nouvelle procédure permet à des constructeurs aéronautiques comme Boeing de désigner leurs propres employés pour aider à l'approbation, affirment plusieurs sources industrielles à l'AFP.

Ce processus a été critiqué par un rapport du ministère des Transports en 2011, selon le New York Times.

"Comment la FAA a autorisé Boeing à faire voler un avion (le 737 MAX) équipé d'un système antidécrochage auquel de nombreux pilotes n'étaient pas formés", interroge pour sa part John Samuelsen, président du syndicat de pilotes TWU.

Trump, Pelosi et Clinton

Boeing a toujours courtisé les présidents américains. L'entreprise a par exemple fait une contribution d'un million de dollars aux comités d'investiture de Barack Obama et de Donald Trump.

L'usine Boeing où est assemblé le 737 mAX, le 12 mars 2019 à Renton, dans l'Etat de Washington
L'usine Boeing où est assemblé le 737 mAX, le 12 mars 2019 à Renton, dans l'Etat de Washington ( Jason Redmond / AFP/Archives )

Le PDG Dennis Muilenburg a noué une amitié avec le milliardaire républicain, à qui il a rendu visite dans sa résidence de Mar-a-lago (Floride) après la menace du président de retirer à Boeing la fabrication d'Air Force One, l'avion présidentiel, dont il jugeait le prix exorbitant.

Il a également téléphoné au locataire de la Maison Blanche mardi pour retarder l'immobilisation du 737 MAX, a indiqué à l'AFP une source proche.

"Que Dieu bénisse Boeing!", avait lancé le milliardaire, lors d'une visite d'une usine de l'entreprise en février 2017 en Caroline du Sud.

D'anciens dirigeants du constructeur aéronautique ont rejoint l'administration Trump, à l'instar de Patrick Shanahan, le ministre de la Défense intérimaire, qui a fait quasiment toute sa carrière chez Boeing, où il était responsable des opérations et de la chaîne logistique.

Boeing est également l'un des principaux fournisseurs du Pentagone et bénéficie de ses nouveaux contrats: l'armée de l'air vient d'octroyer à Boeing un contrat évalué à 14 milliards de dollars pour des chasseurs F-15EX.

Tim Keating, le "Monsieur Lobby" du groupe, a travaillé pour le président Bill Clinton (1993-2001) et dirige une équipe d'environ 12 personnes ayant dépensé 15,1 millions de dollars dans des opérations de lobbying l'an dernier, selon le Center for Responsive Politics, organisation spécialisée dans le financement électoral.

En 2018 toujours, Boeing a versé 2,15 millions de dollars aux élus des deux grands partis (démocrate et républicain) pour financer leurs campagnes, dont Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants.

"Cela fait partie de la politique de Boeing (...) quand il estime que de telles contributions servent ses intérêts et ceux de ses actionnaires", se défend le groupe.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 15 avril 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/03/2019

Elis a signé un accord portant sur l’acquisition de 100 % de l’activité Tapis de « Blesk InCare » en Russie. La finalisation de la transaction est soumise aux conditions réglementaires…

Publié le 22/03/2019

L'assemblée générale mixte des actionnaires d'Argan a approuvé la distribution d’un dividende 2018 de 1,35 euro par action, avec option pour le paiement du dividende en action (sur la totalité…

Publié le 22/03/2019

Au 31 décembre 2018, la trésorerie s'élevait à 3,5 ME

Publié le 22/03/2019

L’Assemblée Générale Mixte des actionnaires d’Elior Group a décidé de distribuer un dividende de 0,34 euro par action, au titre de l’exercice clos le 30 septembre 2018 et a offert aux…

Publié le 22/03/2019

L'Olympique Lyonnais confirme que des discussions exclusives ont été engagées avec l'ASVEL SASP, pour une prise de participation minoritaire au sein...