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Lait contaminé: Lactalis convoqué à Bercy pour expliquer ses défaillances

| AFP | 1266 | Aucun vote sur cette news
Le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, lors d'une conférence de presse à Paris le 11 janvier 2018
Le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, lors d'une conférence de presse à Paris le 11 janvier 2018 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Le très secret président du groupe Lactalis, Emmanuel Besnier, doit s'expliquer vendredi face au ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur les défaillances dans le rappel de boîtes de lait infantiles potentiellement contaminées à la salmonelle.

"S'il y avait eu de la part de Lactalis un peu plus de responsabilité", cette situation "ne serait pas arrivée", a encore fustigé le ministre vendredi matin, estimant une nouvelle fois que le géant français du lait et du fromage avait "gravement failli".

Emmanuel Besnier, qui est convoqué à 14H15 à Bercy, ne s'est pas encore exprimé publiquement sur l'affaire. Mais le gouvernement, qui se retrouve lui-même sur le banc des accusés, espère qu'il le fasse. "Je crois que c'est ce que nos concitoyens attendent", a déclaré vendredi matin le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert.

Contamination par la salmonelle Agona
Contamination par la salmonelle Agona ( Cecilia SANCHEZ / AFP )

Les distributeurs, dont certains ont continué à vendre des produits potentiellement contaminés après l'annonce de leur retrait, avaient déjà été convoqués à Bercy jeudi soir.

Mais ils refusent d'être cloués seuls au pilori. Le patron des centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a estimé jeudi qu'il y avait eu une "défaillance systémique et pas seulement sectorielle", épinglant au passage "des services de l'Etat".

Plusieurs responsables politiques et syndicaux ont également critiqué l'attitude de l'Etat, dénonçant notamment une baisse du budget et du personnel à la DGCCRF, le service de Bercy chargé de la répression des fraudes.

"Lorsqu'on voit que dans le budget 2018 il y une baisse du budget des contrôles de la DGCCRF, comment M. Travert ose-t-il nous dire que le contrôle est intact?", a déclaré Geoffroy Didier, le secrétaire général délégué de LR.

"La DGCCRF a été en tous points remarquable dans cette affaire", a assuré pour sa part M. Le Maire.

Selon le gouvernement, la DGCCRF a réalisé 2.500 contrôles depuis le 26 décembre, et en prévoit 2.500 autres dès la semaine prochaine pour vérifier que tous les produits potentiellement contaminés ont bien disparus des rayons et des stocks.

Les contrôles déjà effectués ont permis de retrouver des boîtes de lait potentiellement contaminées dans des supermarchés, mais aussi dans des pharmacies, des crèches, des hôpitaux.

- Trois rappels -

La contamination à la salmonelle dans une usine de lait infantile de Lactalis à Craon (Mayenne) avait été révélée début décembre au public.

La salmonelle avait toutefois été identifiée plus tôt par le groupe lors d'auto-contrôles en août et novembre, mais seulement dans l'environnement du site et pas dans les produits.

Des membres de la DCCRF vérifient les boîtes de lait infantile vendues dans une pharmacie, le 11 janvier 2018 à Orléans
Des membres de la DCCRF vérifient les boîtes de lait infantile vendues dans une pharmacie, le 11 janvier 2018 à Orléans ( GUILLAUME SOUVANT / AFP )

"Notre hypothèse est que la salmonelle était présente et qu'il y a eu résurgence lors de travaux que nous avons effectués au cours du premier semestre", a dit le porte-parole du groupe, Michel Nalet, jeudi lors d'un point-presse.

Après sa détection dans l'usine en août et novembre, "des opérations de désinfection ont été mises en œuvre pour éviter tout risque de propagation, suivies de contrôles renforcés", a assuré Lactalis dans un communiqué.

Le ministère de l'Agriculture avait pour sa part affirmé début janvier n'avoir "pas eu connaissance" des résultats des auto-contrôles menés par le groupe.

C'est ensuite le rappel des lots de lait infantile en trois étapes en décembre qui a semé la zizanie.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 11 janvier 2018 à Paris
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 11 janvier 2018 à Paris ( ERIC PIERMONT / AFP )

Faute d'accord avec Lactalis, le ministre de l'Economie a expliqué avoir dû signer lui-même le 9 décembre un arrêté demandant la suspension de la commercialisation des laits infantiles et le rappel de quelque 600 lots, soit 11.000 tonnes.

Fin décembre, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "blessures involontaires", "mise en danger de la vie d'autrui", "tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine" et "inexécution d'une procédure de retrait ou de rappel d'un produit" préjudiciable à la santé.

"Le constat est que tout le monde se renvoie les responsabilités et personne n'accepte d'assumer les défaillances globales de la chaîne, de la production dans l'usine de Lactalis à la mise en vente par les groupes de distributeurs", a réagi l'avocate Jade Dousselin, qui représente Quentin Guillemain, à l'origine de la première plainte dans cette affaire.

Au 9 janvier, les autorités de santé avaient recensé 35 nourrissons atteints de salmonellose et ayant consommé un lait ou un produit d'alimentation infantile de l'usine Lactalis incriminée.

Dix-huit nourrissons ont été hospitalisés, mais tous sont sortis de l'hôpital, selon la même source.

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