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La Réunion: La nouvelle route du littoral, censée remplacée un axe vital, à l'arrêt

| AFP | 5102 | 4.50 par 2 internautes
Route cotière au nord de La Réunion le 30 janvier 2013
Route cotière au nord de La Réunion le 30 janvier 2013 ( RICHARD BOUHET / AFP/Archives )

La Nouvelle route du Littoral (NRL), chantier titanesque d'une voie en mer reliant le nord à l'ouest de La Réunion, est à l'arrêt faute de pierres. Le conseil régional veut tout faire pour poursuivre le projet dont les écologistes ont obtenu le blocage.

La NRL est destinée à remplacer les actuelles quatre voies entre Saint-Denis (nord) et la cote ouest, un axe de circulation vital pour l'économie de l'île, régulièrement saturé par le flot grandissant des véhicules.

"L'aboutissement de ce chantier est une priorité pour répondre à un enjeu de développement du territoire et de sécurité des usagers de la route", assurait la préfecture en 2018. Car la route actuelle, qui longe une falaise instable, est très dangereuse. Une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans des éboulis depuis la mise en service de cette route en 1976.

Débuté en 2014, le chantier devait se terminer en 2022. Mais la livraison de la nouvelle route, longue de 12,7 km, est désormais projetée vers 2025, dans le meilleur des cas.

La mise en service d'une demie route est même envisagée pour 2021, car la NRL se décline en deux parties: une partie viaduc, longue de 5,4 km entre Saint-Denis et la Grande Chaloupe, terminée depuis mars 2019. Et une partie digue, entre la Grande Chaloupe et la Possession (ouest), à l'arrêt.

Attributaire du marché, le Groupement Bouygues - Vinci a indiqué il y a une dizaine de jours que faute de roches massives pour poursuivre la construction, le chantier serait arrêté en mars.

En cause, une série de revers juridiques concernant des carrières locales, dont celle de Bois Blanc (sud ouest de l'île), devant approvisionner le chantier.

Le projet de digue a provoqué une levée de boucliers des mouvements écologistes défendant la préservation de l'environnement, et de riverains, inquiets des conséquences qu'aurait sur leur santé l'ouverture d'une carrière.

Une cascade de recours a été déposée devant toutes les juridictions compétentes contre la quasi totalité des arrêtés préfectoraux autorisant l'exploitation des carrières. A chaque fois, les requérants ont obtenu gain de cause. En juillet, le Conseil d'Etat a définitivement annulé le schéma départemental des carrières.

Le président de la région Didier Robert (ex-LR) et certains élus ont par ailleurs fait l'objet, en octobre 2015, de perquisitions dans une enquête préliminaire pour corruption lors de l'attribution des marchés de cette nouvelle route.

- "Juste prix"-

Lundi, M. Robert, maître d'ouvrage de la NRL, a assuré qu'il entendait "veiller à ce que (ce chantier) soit mené dans le cadre strict de la réglementation (….) et à un juste prix pour la collectivité au regard des contrats avec le groupement et certainement pas au détriment de l'économie locale".

Eboulement le 14 novembre 2016 sur la route côtière du nord de La Réunion
Eboulement le 14 novembre 2016 sur la route côtière du nord de La Réunion ( Richard BOUHET / AFP/Archives )

Une annonce faite à l'issue d'une rencontre avec les transporteurs routiers, qui menaçaient de bloquer l'île, inquiets pour leurs activités et "la survie de (leurs) entreprises".

La région n'a pas donné d'indications sur une possible rallonge financière pour ce marché d'abord estimé à 1,6 milliard d'euros et qui frôle désormais les deux milliards d'euros (financés par la région, l'Etat et l'Europe). Didier Robert a toutefois annoncé que "la collectivité prendra, avant la fin du mois d’octobre, une décision", après avoir rencontré les représentants du groupement.

La rallonge financière, si elle est attribuée, pourrait permettre au groupement de faire l'acquisition des "andains", des roches massives situées dans les champs des agriculteurs.

Une étude de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) évalue ce gisement à 2,6 millions de tonnes. Il en faut 3,5 millions pour terminer la digue. "Mais c'est déjà pas mal, on pourra continuer à travailler en attendant que la situation se débloque pour les carrières", estime un transporteur.

"Le mieux serait d'arrêter de s'obstiner et de se décider à construire une route en tout viaduc", notent des membres du collectif Touch Pa Nout Roche (ne touchez pas à nos roches), qui a appelé vendredi dans une lettre ouverte l’ensemble des parlementaires "à diligenter dans les plus brefs délais une commission d'enquête parlementaire" sur cette digue.

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