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Réforme de la PAC: craintes de "renationalisation" et "discriminations"

| AFP | 272 | Aucun vote sur cette news
Logo de la FNSEA, premier syndicat agricole français, à son siège à Paris le 21 mars 2017
Logo de la FNSEA, premier syndicat agricole français, à son siège à Paris le 21 mars 2017 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Plusieurs syndicats, organisations agricoles et élus européens français ont dit mercredi craindre une "renationalisation" de la politique agricole commune européenne après la présentation faite par la Commission européenne de son projet de réforme de la PAC pour la période 2020-2027.

Pour la FNSEA, premier syndicat agricole français membre du principal syndicat européen COPA, le projet présenté par le commissaire Phil Hogan à Bruxelles est un "mauvais signal pour le projet européen" en cette "période d'incertitude majeure pour l'Union européenne, entre Brexit et doutes sur les finances publiques".

La réforme de la Politique agricole commune (PAC) après 2020 se fera dans un esprit de "simplification" et de "modernisation", a expliqué mercredi la Commission, qui souhaite faire évoluer la PAC vers un système qui donne plus de flexibilité aux Etats membres, et aux régions en accompagnant mieux les besoins locaux.

Pour le premier syndicat agricole français, "une subsidiarité extrême telle que proposée par la Commission conduit inévitablement à des distorsions de concurrence si elle n'est pas maîtrisée, et risque de créer des discriminations entre les agriculteurs européens".

"La touche finale à cette renationalisation serait le cofinancement des aides du premier pilier (les aides directes à la production, NDLR), que le document de la Commission n'exclut pas, avec l'objectif non avoué de réduire les dépenses au niveau européen consacrées à l'agriculture: la France ne peut pas accepter. Ce serait alors la fin de la seule politique vraiment intégrée de l'Union européenne", souligne la FNSEA.

La FNSEA est "favorable à une nouvelle approche sur la durabilité des exploitations, moins administrative et plus pragmatique, qui entraîne les agriculteurs dans des démarches de progrès".

La Confédération paysanne, troisième syndicat français, a pour sa part regretté que M. Hogan n'ait pas fait un état des lieux des outils existants, par exemple les aides couplées, et n'ait pas abordé les questions sociales, a expliqué à l'AFP le porte-parole de la Confédération, Laurent Pinatel.

"Il y avait eu beaucoup de nationalisation de la PAC en 2013, notre impression c'est qu'on donne encore plus de marge de manoeuvre aux Etats". Dans ce contexte, "comment avoir une vraie politique commune ?", s'est interrogé M. Pinatel.

Le risque est "d'accroître les disparités", quand "des produits issus de pays où les règles sont très strictes, seront concurrencés par ceux de pays moins disants", tant au niveau social qu'environnemental, a-t-il ajouté.

Le Comité européen des régions, organe consultatif de l'UE mis en place en 1994 a aussi alerté sur un risque "de renationalisation de la PAC", en regrettant "l'absence de volonté de réguler les marchés" dans un communiqué reçu à Paris.

L'organisme regrette aussi que "le plafonnement à 60-100.000 euros de paiements directs par exploitation", jugé "nécessaire pour une PAC juste", ne soit "pas mentionné" dans le document de la Commission.

Deux députés européens du sud-ouest, Eric Andrieu (groupe socialiste) et José Bové (Verts) ont eux mis l'accent sur le "dogme libéral" (Eric Andrieu) du projet de la Commission, et une "communication anti-européenne de la Commission" qui "dope la concurrence entre Etats membres" (José Bové).

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