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La réindexation des retraites, nouveau revirement de l'exécutif

| AFP | 206 | 1 par 1 internautes
Manifestation de retraités à Paris, le 11 avril 2019
Manifestation de retraités à Paris, le 11 avril 2019 ( Thomas SAMSON / AFP/Archives )

La réindexation d'une partie des retraites sur l'inflation, qui figure dans le projet d'allocution qu'Emmanuel Macron devait prononcer lundi soir, est un nouveau revirement pour l'exécutif, qui est déjà revenu sur la hausse de la CSG et laisse planer le doute sur l'âge de départ.

"Les retraites de moins de 2.000 euros seront réindexées sur l'inflation dès le 1er janvier prochain", devait annoncer le chef de l’État, selon ce projet de discours repoussé du fait de l'incendie de Notre-Dame.

La mesure n'est pas une surprise: la majorité et le gouvernement l'avaient avancée depuis plus d'un mois et des sondages confirmé le soutien massif de l'opinion.

Elle constitue toutefois une rupture avec les derniers choix budgétaires de l'exécutif, qui avait plafonné l'augmentation des pensions à 0,3% au 1er janvier, bien en deçà de l'inflation (1,8% en 2018), afin d'économiser 2,8 milliards d'euros.

La même hausse de 0,3% était prévue pour 2020, pour épargner 2,4 milliards supplémentaires, mais le Conseil constitutionnel a censuré cette partie du projet.

Rattrapé par la crise des "gilets jaunes" et la grogne des retraités, le président de la République devait donc acter lundi ce revirement pour les 70% de retraités touchant moins de 2.000 euros par mois.

Un scénario qui rappelle celui de la hausse de la CSG, annoncée par le candidat Macron durant sa campagne et entrée en vigueur début 2018 pour ceux dont la pension mensuelle dépassait 1.200 euros.

Moins de trois mois plus tard, le Premier ministre, Édouard Philippe, confronté à une contestation inattendue, promettait de "corriger le dispositif" à la marge, pour gommer les effets de seuil.

Finalement, les "gilets jaunes" ont poussé M. Macron à rétablir en 2019 l'ancien taux normal de CSG sur les retraites comprises entre 1.200 et 2.000 euros, pour un coût estimé à 1,3 milliard d'euros.

La valse-hésitation du pouvoir sur l'épineux dossier des retraites se poursuit sur la question de l'âge de départ: depuis la mi-mars, plusieurs membres du gouvernement sont montés au créneau pour défendre un allongement de la durée de travail.

Le meilleur moyen selon eux de dégager la manne nécessaire à la future réforme de la dépendance, évaluée à une dizaine de milliards d'euros par an.

Le maintien de l'âge légal à 62 ans est un ligne rouge pour les syndicats. Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, s'est arc-bouté sur ce point, s'en tenant à la promesse de campagne du candidat Macron.

Le chef de l’État n'avait toutefois pas prévu de trancher ce débat dans son allocution.

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