En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 883.62 PTS
-0.93 %
4 888.50
-0.74 %
SBF 120 PTS
3 883.08
-0.76 %
DAX PTS
12 668.90
-0.53 %
Dow Jones PTS
28 308.79
+0.4 %
11 677.84
+0. %
1.186
+0.3 %

La négociation post-Brexit sous pression, von der Leyen va parler à Johnson

| AFP | 456 | 4 par 4 internautes
Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le 8 janvier 2020 à Londres
Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le 8 janvier 2020 à Londres ( Tolga AKMEN / AFP/Archives )

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'entretiendra mercredi avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, au moment ou les deux parties s'accusent mutuellement de bloquer les négociations commerciales post-Brexit.

Cet échange est programmé à un moment critique des négociations: à la veille d'un sommet européen en partie consacré au Brexit et dont Boris Johnson avait fait une date butoir pour qu'un accord soit trouvé. "Ca n'a pas de sens de penser à des échéances qui iraient au-delà", avait-il estimé début septembre.

Le coup de fil aura lieu en deuxième partie de journée. Le 3 octobre, les deux dirigeants s'étaient engagés lors d'un entretien téléphonique à "travailler intensément" afin de parvenir à un compromis.

Les Européens, qui se sont toujours fixé fin octobre pour trouver un accord, ont de leur côté clairement indiqué mardi que l'aboutissement des négociations nécessiterait encore plusieurs semaines.

"Il reste un certain nombre de semaines à cette négociation, et non de jours", a souligné mardi le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, après une rencontre avec ses homologues européens à Luxembourg.

Le négociateur de l'UE Michel Barnier, qui a fait le point sur les discussions avec les ministres lors de cette réunion, a lui promis de continuer "à œuvrer pour un accord équitable dans les jours et les semaines à venir".

"Entre le 15 octobre et la mi-novembre, tout doit se jouer", a pour sa part estimé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian devant des députés, jugeant cependant "très crédible" et même "vraisemblable aujourd'hui" l'hypothèse d'une absence d'accord.

Brexit : dates clés
Brexit : dates clés ( / AFP )

Depuis que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, les pourparlers entre Londres et Bruxelles pour un accord de libre-échange, qui entrerait en vigueur à la fin de la période de transition s'achevant à la fin de l'année, patinent. Et les deux parties s'accusent de laisser planer le risque d'un "no deal" potentiellement dévastateur pour leurs économies.

"Vieille tactique"

"Les perspectives d'un accord sont là", mais "cela nécessitera la même bonne volonté, le même pragmatisme, la même flexibilité du côté de l'UE que ce que le Royaume-Uni et le Premier ministre ont montré", a lancé le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, devant son Parlement mardi.

Une source au gouvernement britannique a de son côté accusé les Européens de recourir à une "veille tactique" de négociation en repoussant la date butoir.

"Ils supposent que plus le processus sera long, plus le Royaume-Uni sera disposé à faire des compromis. Mais en réalité, toutes ces stratégies ont eu pour résultat de nous amener à la mi-octobre avec beaucoup de travail qui aurait pu être fait, mais ne l'a pas été", a-t-elle critiqué.

Le négociateur de l'UE Michel Barnier à Luxembourg, le 13 octobre 2020
Le négociateur de l'UE Michel Barnier à Luxembourg, le 13 octobre 2020 ( Virginia Mayo / POOL/AFP )

Face aux ministres des Affaires européennes de l'UE, Michel Barnier a souligné mardi qu'en dépit de discussions plus "constructives" qu'auparavant avec Londres, les points de blocage persistaient sur la pêche, les conditions de concurrence équitable ou la gouvernance du futur accord. Mais assuré que l'UE ne quitterait pas d'elle-même la table des négociations.

"Nous sommes franchement à un stade très critique (...) sous une extrême pression", a estimé Michael Roth, ministre adjoint allemand chargé des Affaires européennes, appelant le Royaume-Uni à faire "des progrès substantiels" sur les trois sujets de blocage.

Si des progrès ont été enregistrés avec les Britanniques sur les conditions de concurrence, la question de la pêche, explosive pour une poignée d'Etats membres (France, Belgique, Pays-Bas, Irlande, Danemark), reste dans l'impasse.

L'activité ne représente pourtant qu'une part négligeable de l'économie des 27 et du Royaume-Uni: les Européens pêchent chaque année pour 635 millions d'euros dans les eaux britanniques et les Britanniques pour 110 millions d'euros dans l'UE.

Dans une lettre d'invitation au sommet mardi soir, le président du Conseil européen, Charles Michel, a souligné qu'un accord était "dans l'intérêt des deux parties", mais pas "à n'importe quel prix".

"Les jours à venir sont décisifs", a-t-il prévenu.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
4 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/10/2020

La Bourse de Paris est dans le rouge à la mi-journée ! Le CAC 40 repasse sous les 4 900 points alors que les investisseurs continuent à suivre de près les négociations autour du plan de relance…

Publié le 21/10/2020

Virbac reste stable sur les 218 euros ce mercredi, après avoir été porté par la nouvelle révision à la hausse de ses objectifs annuels la semaine...

Publié le 21/10/2020

Malgré le relèvement de sa guidance semestrielle et une performance meilleure que prévu au deuxième trimestre Rémy Cointreau cède encore du terrain en...

Publié le 21/10/2020

La période est compliquée...

Publié le 21/10/2020

Par courrier reçu le 20 octobre 2020 par l'AMF, la société anonyme de droit suisse Quaero Capital a déclaré avoir franchi en baisse, le 19 octobre...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne