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La mode et le Brexit, comme chien et chat

| AFP | 147 | 5 par 1 internautes
Un mannequin présente une création de Burberry, le 17 septembre 2018 à la Fashion week de Londres
Un mannequin présente une création de Burberry, le 17 septembre 2018 à la Fashion week de Londres ( NIKLAS HALLE'N / AFP/Archives )

"ANNULEZ LE BREXIT", exhorte un message imprimé sur un tee-shirt de la styliste britannique Katharine Hamnett: la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue dans six semaines, désespère les créateurs et affecte déjà leur quotidien.

"C'était une réaction spontanée" au résultat du référendum du 23 juin 2016, confie à l'AFP, avant l'ouverture vendredi de la Fashion Week de Londres, Katharine Hamnett à propos de cette pièce en vente sur internet au sein d'une collection où figurent également les slogans "La mode déteste le Brexit" ou "Un deuxième référendum, maintenant!".

Pourquoi tant de haine? Parce que le Brexit sera "une catastrophe pour l'économie, le social, la culture, l'éducation, la diversité, l'emploi, la sécurité et la défense", dit-elle, intarissable sur les méfaits que va provoquer, selon elle, ce divorce historique programmé pour le 29 mars.

Katharine Hamnett est loin d'être un cas isolé: selon une enquête du cabinet-conseil Fashion Roundtable, 96% des professionnels du secteur au Royaume-Uni ont voté pour le maintien dans le bloc européen. Cette hostilité quasi-unanime à l'endroit du Brexit illustre le tropisme europhile des milieux culturels britanniques - mais aussi les craintes d'une industrie tributaire du commerce international.

Peur du "no deal"

Comme d'autres pans de l'économie britannique, la mode redoute tout particulièrement un Brexit sans accord avec Bruxelles, un "no deal" qui verrait les relations économiques entre l'UE et le Royaume-Uni régies par les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) bien moins avantageuses que le dispositif actuel, basé sur la libre circulation des biens.

La styliste britannique Katharine Hamnett en 2014 à Londres
La styliste britannique Katharine Hamnett en 2014 à Londres ( JUSTIN TALLIS / AFP/Archives )

Il y aurait dans cette hypothèse "un risque de hausse des droits de douane sur les marchandises importées et exportées, et leur circulation pourrait également être retardée par l'augmentation des déclarations en douanes", souligne Samantha Dover, du cabinet d'études Mintel.

Une perspective guère réjouissante pour les créateurs qui ont besoin de souplesse pour travailler avec Paris ou Milan, qu'il s'agisse d'envoyer un accessoire à la dernière minute, de préparer un showroom, un défilé, ou tout simplement d'exporter leurs productions vers le Vieux Continent.

Lors de la présentation de ses derniers résultats, le poids lourd de la mode britannique Burberry a même chiffré à des "dizaines de millions" de livres par an les coûts liés à l'augmentation des droits de douane.

Délocalisations

Mais "il n'y a pas seulement les difficultés techniques", renchérit Lulu Kennedy, directrice de Fashion East, un incubateur de talents. "Il y a aussi le message reFashion East, un incubateur de talents. "Il y a aussi le message rnvoyé (par le Brexit): cette idée qu'étant Britannique, on a pas envie de travailler avec les autres, qu'on ne fait pas partie de la famille européenne".

Pas étonnant dans ces circonstances de voir le British Fashion Council (BFC), l'organisateur de la Fashion Week, prendre clairement position en faveur d'un nouveau référendum pour éviter une rupture avec l'UE sans accord, scénario à éviter "à tout prix" pour l'organisation.

Face à ces risques, certains ont déjà décidé ou prévu de réorganiser leurs activités via des délocalisations dans des pays de l'UE, afin de conserver les avantages du marché unique et de l'union douanière.

"Nous avons pris des mesures (...) très tôt, et à un certain coût, de sorte que tout le développement, la fabrication et la logistique de nos produits sont maintenant situés en Italie", dit Katharine Hamnett.

Même son de cloche chez Oliver Spencer, spécialiste du casual chic à l'anglaise: "En cas de mauvais Brexit, j'utiliserai mes installations de fabrication et de stockage au Portugal", explique le créateur, plus mesuré que nombre de ses confrères à l'égard de la sortie de l'UE, même s'il a voté contre.

"Clairement, à court terme, ce n'est pas une bonne chose (...) mais c'est ce que les gens ont choisi", souligne-t-il, avant d'ajouter, pragmatique: "Les période de troubles, d'agitation politique, de récession, sont propices à la créativité".

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