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La grève a coûté 790 millions d'euros à la SNCF

| AFP | 13593 | 1 par 1 internautes
La grève a coûté 790 millions d'euros à la SNCF, selon un chiffrage interne
La grève a coûté 790 millions d'euros à la SNCF, selon un chiffrage interne ( Ludovic MARIN / AFP/Archives )

Le mouvement des cheminots contre la réforme ferroviaire a coûté cher à la SNCF, 790 millions d'euros, soit plus de 21 millions pour chacune des 37 journées de grève du printemps, selon un document interne consulté vendredi par l'AFP.

Ce montant, calculé en tenant compte des derniers éléments disponibles, comme la diminution des recettes de péage pour SNCF Réseau, est conforme aux estimations de la direction. Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait évoqué début avril un coût "de l'ordre de 20 millions d'euros par jour".

La facture de 790 millions d'euros imputée à la grève dépasse le montant du bénéfice net enregistré par le groupe sur l'année 2017 (679 millions), note la SNCF dans son document. Les cheminots ont une première fois cessé le travail le 22 mars, avant d'échelonner 36 journées de grève du 3 avril au 28 juin.

L'essentiel de l'ardoise s'explique par une perte de chiffre d'affaires de 770 millions d'euros.

Dans le détail, 600 millions de recettes ont échappé aux activités voyageurs, de nombreuses personnes ayant renoncé au train en raison des perturbations du trafic. Et 60 millions de ventes ont été perdues dans le fret, certaines entreprises préférant se tourner vers d'autres modes de transport. Le reste, 110 millions, est dû à une diminution des contributions de la part des autorités organisatrices de transports, "liée à des baisses de refacturation des péages".

Aux recettes perdues s'ajoute un coût de 160 millions d'euros de mesures commerciales mises en œuvre par la SNCF pour réduire le préjudice subi par ses clients.

Elle a notamment accordé des dédommagements sur leurs abonnements aux usagers des TGV, Intercités, TER et Transilien. Il y a eu aussi des abonnements TGV Max gratuits pour le mois d'avril, des billets à prix réduits, le service de covoiturage IDVroom gratuit les jours de grève... Coût de ces mesures: 120 millions.

Des cheminots en grève lors d'une manifestation à la gare de la Part-Dieu à Lyon, le 12 juin 2018
Des cheminots en grève lors d'une manifestation à la gare de la Part-Dieu à Lyon, le 12 juin 2018 ( JEFF PACHOUD / AFP )

En outre, de nombreux bus de substitution (essentiellement pour les TER) ont circulé durant les grèves, pour un coût de 40 millions.

- "Échec du dialogue social" -

Le mouvement des cheminots s'est également traduit par une diminution de 140 millions d'euros des charges de l'entreprise.

Elle a en effet économisé 100 millions d'euros en retenues sur les salaires des grévistes et réduit de 40 millions ses dépenses (en électricité notamment) compte tenu de la baisse du nombre de trains en circulation.

Interrogée par l'AFP, la SNCF, qui publiera vendredi prochain ses résultats du premier semestre, a confirmé ces chiffres. "Le coût total de la grève reflète à la fois les pertes de chiffre d'affaires subies par l'entreprise mais aussi le montant sans précédent de 160 millions d'euros de mesures commerciales décidées par la SNCF pour accompagner ses clients et limiter l'impact financier de la grève sur ces derniers", a commenté un responsable.

"Les cheminots et leur statut que d'aucuns jugent inutiles et coûteux pour le service public SNCF et pour la nation rapportent donc plus de 21 millions d'euros par jour à l'entreprise publique", a réagi auprès de l'AFP Cédric Robert, porte-parole de la CGT Cheminots (1er syndicat de la SNCF).

Ce "coût exorbitant du mouvement" représente "un aveu d'échec cuisant du dialogue social", a estimé Florent Monteilhet, secrétaire fédéral de l'Unsa ferroviaire (2e syndicat). "Les torts sont partagés du côté du gouvernement et de la direction. L'Unsa déplore qu'on ait pas pris plus tôt, avant mai (ndlr: et les réunions avec le Premier ministre), le chemin de la négociation et du dialogue social", a-t-il ajouté.

"On aurait eu tous à y gagner en se mettant autour d'une table pour faire une autre SNCF, une autre entreprise publique (...) sans avoir besoin d'un affrontement, sans vouloir passer en force, sans aller trop vite" avec "une réforme mal préparée", a renchéri Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD-Rail (3e syndicat).

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