En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 874.72 PTS
-0.21 %
4 876.50
-0.11 %
SBF 120 PTS
3 861.85
-0.07 %
DAX PTS
12 636.56
+0.36 %
Dow Jones PTS
27 386.98
+0. %
11 267.08
+0. %
1.183
-0.4 %

La France subit une récession historique à cause du coronavirus

| AFP | 461 | 3 par 4 internautes
La France a enregistré un plongeon historique de 13,8% de son produit intérieur brut au deuxième trimestre à cause de l'épidémie de coronavirus
La France a enregistré un plongeon historique de 13,8% de son produit intérieur brut au deuxième trimestre à cause de l'épidémie de coronavirus ( Aurore MESENGE / AFP/Archives )

La France a connu au printemps le plus fort recul de son activité depuis au moins 1949, avec un plongeon du produit intérieur brut (PIB) de 13,8% au deuxième trimestre, plus que la moyenne européenne ou que l'Italie.

Depuis qu'il mesure l'activité économique française de façon trimestrielle, jamais l'Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) n'avait enregistré pareil effondrement.

Il a aussi révisé sa mesure de l'activité au premier trimestre, qui a chuté de 5,9%, au lieu de 5,3% rapporté précédemment.

La plus forte baisse trimestrielle du PIB en France avant la crise du coronavirus avait été enregistrée au deuxième trimestre 1968, affecté par la grève générale en mai, qui avait été suivie par un rebond de +8% à l'été.

Evolution trimestrielle de la croissance française depuis 2017 selon l'Insee - Première estimation pour le deuxième trimestre 2020
Evolution trimestrielle de la croissance française depuis 2017 selon l'Insee - Première estimation pour le deuxième trimestre 2020 ( AFP / AFP )

La chute du PIB au deuxième trimestre est toutefois moindre que ce qu'anticipaient la plupart des analystes et l'Insee lui-même, qui l'entrevoyait encore à 17% au mois de juin.

Le chiffre de 13,8% est "moins sévère que prévu", a jugé sur CNews le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce qui prouve selon lui que "nous ne sommes pas impuissants face à la crise", alors qu'il présentera un plan de relance le 25 août, lequel s'ajoutera aux mesures de soutien de l'économie déjà en place.

L'effondrement de l'activité reste plus important en France que dans la plupart des pays européens: en Italie, pourtant particulièrement éprouvée par l'épidémie de Covid-19, il est limité à 12,4%, dans l'ensemble de la zone euro le PIB chute de 12,1%, en Allemagne de 10,1%.

"Les chiffres d'aujourd'hui montrent qu'il y a eu un lourd tribut à payer pour le confinement imposé à l'économie française, qui s'est plus contractée que ses homologues américaine et allemande au deuxième trimestre", a relevé dans une note Julien Manceaux, économiste de la banque ING.

La période de confinement a été très longue lors du deuxième trimestre en France, jusqu'au 11 mai.

Dans le détail, la consommation des ménages, principale composante de la croissance, a reculé de 11%, la production de biens de biens et de services s'est affaissée de 14,2%, avec un plongeon encore de l'industrie manufacturière, de 16,8%.

Les investissements dégringolent de 17,8%, les exportations de 25,5%, tandis que les importations diminuent de 17,3% sur le trimestre.

"S'agissant des services, les dépenses de services de transports (−45,8%) et d’hébergement-restauration (–56,9 %) s'effondrent, en lien avec les restrictions administratives mises en œuvre pour lutter contre la pandémie", rapporte encore l'Insee.

D'une manière générale, "l'évolution négative du PIB au premier semestre 2020 est liée à l’arrêt des activités +non essentielles+ dans le contexte du confinement mis en place entre mi-mars et début mai", explique l'institut.

sous-activité persistante

"Nous allons nous battre pour faire mieux que les -11%" prévus pour l'ensemble de l'année par le gouvernement", a promis Bruno Le Maire alors que le gouvernement est plus pessimiste que l'Insee, qui prévoit une récession limitée à 9% pour 2020.

Le rebond de l'été devrait être à la mesure du trou d'air du deuxième trimestre: l'Insee a prévu une hausse du PIB de 19% pour le troisième trimestre, la banque Natixis 16% et la Banque de France 14%.

Plusieurs indicateurs publiés la semaine dernière confirment la bonne dynamique de l'économie française, comme le redressement de l'activité en juillet mesuré par le cabinet Markit ou le regain de confiance des chefs d'entreprise.

Mais le moral des ménages, qui avait commencé à se redresser en juin à la suite du déconfinement, a de nouveau fléchi en juillet.

Et si la consommation a dans l'ensemble bien repris, le début des soldes a été "peu dynamique", selon la fédération Procos du commerce spécialisé.

La part des Français qui estime qu'il est opportun d'épargner augmente pour le troisième mois consécutif, alors que la mobilisation des 100 milliards d'euros d'épargne supplémentaires prévus cette année jouera un rôle décisif dans la reprise.

"En juin nous sommes tout de même à -10% d'activité et ça va être notre régime de croisière jusqu'à la fin de l'année", a déclaré à l'AFP Selin Ozyurt, économiste de l'assureur-crédit Euler Hermes, précisant que cette sous-activité concerne "surtout certains secteurs comme la construction, l'hôtellerie, la restauration ou les transports".

Et "nous ne reviendrons pas à des niveaux de PIB d'avant Covid-19 avant le troisième trimestre de 2022, contre fin 2021 envisagé initialement, car le commerce international ne repart pas", selon elle.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
4 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 07/08/2020

Les marchés européens reculent légèrement, la prudence étant de rigueur avant l'annonce de chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. 1,474 million de créations d'emplois sont attendus en juillet et…

Publié le 07/08/2020

L’action SES est sous pression, comme l’ensemble du marché, perdant 2,05% à 6,10 euros. Pour tenir compte des effets du Covid-19, l’opérateur de satellites a mis à jour ses perspectives 2020…

Publié le 07/08/2020

Pfizer a annoncé avoir conclu un contrat pluriannuel avec Gilead pour la fabrication et la livraison du remdesivir, le candidat vaccin de ce dernier dans le traitement du covid-19. Le vaccin sera…

Publié le 07/08/2020

Media 6 a publié un chiffre d'affaires au trosiième trimestre de son exercice 2019-2020 de 13,4 millions d'euros, en baisse de 26,8% sur un an. Celui-ci reflète la baisse d'activité liée aux…

Publié le 07/08/2020

Maurel et Prom a réalisé une perte nette de 606 millions de dollars au premier semestre 2020, contre un bénéfice de 33 millions à la même période l'an passé. La perte opérationnelle s'élève…

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne