En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 871.91 PTS
+1.21 %
5 870.5
+1.26 %
SBF 120 PTS
4 623.22
+1.1 %
DAX PTS
13 166.58
+0.86 %
Dow Jones PTS
28 015.06
+1.22 %
8 397.37
+1.07 %
1.106
+0. %

La Française des Jeux s'est envolée pour son premier jour en Bourse

| AFP | 3795 | 4.50 par 4 internautes
Le ministre de l'économie Bruno Le Maire et la PDG de la Francaise des Jeux Stephane Pallez dans les locaux d'Euronext à Paris, le 21 novembre 2019
Le ministre de l'économie Bruno Le Maire et la PDG de la Francaise des Jeux Stephane Pallez dans les locaux d'Euronext à Paris, le 21 novembre 2019 ( Eric PIERMONT / AFP )

L'action Française des Jeux (FDJ) a décollé jeudi pour ses premiers pas en Bourse, lors d'une privatisation qui a généré la souscription d'un demi-million de particuliers et va rapporter 2,1 milliards d'euros à l'Etat.

Le titre FDJ a clôturé à 22,70 euros, faisant un bond de quelque 14% par rapport au prix fixé pour son introduction. Cela valorise le groupe dans son ensemble à 4,3 milliards d'euros.

"J'ai le sentiment d'être en train de vivre un moment historique (...) 500.000 Français sont devenus actionnaires (...) ainsi que les plus grands investisseurs internationaux", s'est félicitée la PDG du groupe, Stéphane Pallez, jeudi matin, après avoir fait sonner la cloche qui marque symboliquement le début des échanges.

La Française des Jeux
La Française des Jeux ( / AFP )

Cette privatisation "marque la réconciliation des Français avec les marchés", a renchéri à ses côtés le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, pour lequel le succès de l'opération, largement ouverte au grand public, était "nécessaire après la crise financière de 2008".

Le gouvernement n'avait pas ménagé ses efforts (décote, action gratuite pour dix titres conservés pendant 18 mois) afin d'encourager les petits porteurs à profiter de la souscription, ouverte le 7 novembre, pour entrer au capital de la deuxième loterie européenne.

Alors que la fourchette initiale de l'action était comprise entre 16,50 et 19,90 euros, son prix définitif a été arrêté au plus haut niveau possible, reflétant l'importante demande des investisseurs, particuliers comme institutionnels (banques, fonds, assureurs...).

Au total, avec cette privatisation, l'Etat cède 99,32 millions de titres pour un montant brut approchant 1,888 milliard d'euros, soit environ 52% du capital de FDJ, selon l'Agence des participations de l'Etat (APE).

Les 10 plus grosses entrées en Bourse en France depuis 2000
Les 10 plus grosses entrées en Bourse en France depuis 2000 ( Maryam EL HAMOUCHI / AFP )

Un montant qui en fait la plus importante introduction en Bourse en France depuis celle de Natixis en 2006 (4,2 milliards d'euros).

Mais finalement, l'Etat empochera davantage: 2,1 milliards d'euros, en incluant 380 millions d'euros de "soulte" --somme que versera la FDJ en échange du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique.

Surtout, la FDJ restera une manne pour les finances publiques: l'Etat continuera d'engranger quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par l'opérateur.

Souscription populaire

Le fait qu'un demi-million de particuliers aient souscrit "est un très bon score, y compris par rapport aux attentes initiales que nous pouvions avoir. C'est très encourageant pour l'avenir et la place de Paris", a commenté auprès de l'AFP Eric Arnould, responsable mondial du marché primaire actions de la banque Natixis, mettant en avant "une valeur qui a un profil solide, que l'on peut conserver dans la durée".

A l'issue de la période de souscription, plus de 11 milliards d'euros d'actions ont été demandés -- 1,6 milliard en provenance du grand public et 10 milliards de la part d'investisseurs institutionnels. Conséquence: seulement 10% de la demande pourra être servie pour ceux ayant demandé des actions pour plus de 2.000 euros.

L'engouement pour la FDJ auprès des épargnants reste cependant très en deçà du succès des introductions en Bourse de Natixis en 2006 (qui avait séduit 2,8 millions de particuliers), d'EDF en 2005 (avec un record d'environ 5 millions de particuliers), mais aussi de GDF ou d'Air France.

"Le monde a complètement changé entre 2005 et 2019, la crise financière est passée par là donc il faut relativiser les performances du passé. Et le contexte réglementaire ne permet plus de faire de la sollicitation auprès des investisseurs particuliers comme en 2005, on était un peu dans une terra incognita concernant la demande que l'on serait en mesure de solliciter", souligne Eric Arnould.

Surallocation en suspens

En fonction de l'évolution du titre, le gouvernement peut exercer jusqu'au 20 décembre une option de surallocation, en mettant sur le marché 11,35 millions d'actions supplémentaires, selon l'APE -- auquel cas l'Etat ne détiendra plus que 21,91% du capital.

Cette privatisation s'inscrit dans un vaste programme de cessions d'actifs publics auquel la loi Pacte a ouvert la voie afin d'alimenter un fonds de 10 milliards d'euros consacré à l'innovation. "L'intégralité des recettes va aller dans le fonds", a souligné M. Le Maire.

Si l'Etat a "une place fondamentale" dans l'économie, sa "juste place n'est pas forcément celle d'actionnaire principal", a-t-il observé.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
4 avis
Note moyenne : 4.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 06/12/2019

Le groupe chinois Dongfgeng pourrait réduire sa part de façon à abaisser sa présence dans la future entité PSA-Fiat Chrysler, selon des sources citées par 'Reuters'.

Publié le 06/12/2019

Le chiffre d'affaires de Moulinvest s'établit à 64 ME au titre de l'exercice 2018-2019 contre 61,3 ME sur l'exercice précédent...

Publié le 06/12/2019

Tessi, spécialiste français des Business Process Services, a annoncé vendredi avoir achevé une augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le montant brut de…

Publié le 06/12/2019

"Ces opérations contribueront à renforcer à la fois le potentiel de croissance du résultat par action", assure le management d'Elior...

Publié le 06/12/2019

Elior Group a annoncé avoir procédé à l’annulation de près de 4,27 millions de ses propres actions, représentant 2,39% de son capital social. La décision d’annulation des titres…