En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 084.66 PTS
-0.63 %
5 084.50
-0.56 %
SBF 120 PTS
4 076.70
-0.66 %
DAX PTS
11 553.83
-0.31 %
Dowjones PTS
25 444.34
+0.26 %
7 107.23
-0.12 %
1.151
+0.00 %

La Fed perd-elle la raison en relevant les taux comme le dit Trump ?

| AFP | 325 | Aucun vote sur cette news
Donald Trump a assuré qu'il n'allait pas
Donald Trump a assuré qu'il n'allait pas "renvoyer" Jerome Powell, le président de la Banque centrale américaine ( SAUL LOEB / AFP/Archives )

La Fed est "tombée sur la tête!": Donald Trump multiplie les critiques contre la banque centrale américaine qui a bien l'intention de poursuivre sa politique graduelle de hausse du loyer de l'argent dans une économie florissante.

La Fed perd-elle la raison ou a-t-elle raison de relever ses taux d'intérêt pour prévenir une surchauffe et la résurgence de l'inflation au risque de faire trembler la bourse ?

Difficile de trouver des économistes pour emboîter le pas du bouillant président américain alors que, à 2,25%, les taux d'intérêt au jour le jour --ceux sur lesquels joue la banque centrale-- sont encore en dessous de l'inflation, que le taux de chômage est au plus bas en près de 50 ans (3,7%) et que la croissance à 4,2% au deuxième trimestre devrait encore afficher un rythme bien supérieur à 3% au troisième.

Au contraire, les propos du président américain qui trouve la Fed "trop agressive" et qui a jugé qu'elle était "folle" voire "loco" ("maboule", en espagnol) ont plutôt suscité une volée de protestations.

Interrogée à Bali en Indonésie où se tiennent les assemblées de la Banque mondiale et du FMI, la directrice générale du Fonds monétaire Christine Lagarde n'a pas hésité à monter au créneau.

"Je n'associerais pas exactement Jay Powell (le président de la Fed) à quelqu'un de fou. Non, il apparaît, lui-même et les membres du directoire, comme extrêmement sérieux et solide", a affirmé Mme Lagarde sur la chaîne CNBC.

Elle a aussi expliqué à Bali que le relèvement des taux américains, après trois hausses d'un quart de point de pourcentage cette année, était "inévitable" et "nécessaire".

"La Fed n'est pas folle. Les taux sont très bas, vu la performance de l'économie, l'inflation et le niveau de chômage", a estimé pour sa part David Wessel, économiste à la Brookings Institution.

"La vraie question est de savoir jusqu'où et à quel rythme elle devrait relever ces taux", souligne cet expert pour l'AFP alors que la Fed prévoit a priori encore une hausse du coût de l'argent en décembre et jusqu'à trois l'année prochaine.

Le débat est ouvert au sein du Comité monétaire de la banque centrale, où le président américain a, à la surprise des observateurs, nommé des gouverneurs plutôt respectés et économiquement orthodoxes.

Les experts interrogés reconnaissent qu'il est usuel pour un président américain de ne pas apprécier que les taux remontent. Cela renchérit les prêts à la consommation et les prêts immobiliers, donc a le potentiel de mécontenter des consommateurs qui sont aussi des électeurs. Les législatives de mi-mandat se tiennent le 6 novembre.

Cela renforce aussi le dollar, ce que l'administration Trump ne goûte guère alors qu'elle mène une guerre commerciale qu'elle n'aimerait pas voir dégénérer en guerre des devises.

Mais il est moins usuel pour un hôte de la Maison blanche de critiquer violemment la politique de la banque centrale au risque de décrédibiliser l'indépendance de l'institution aux yeux des marchés, ce qui est problématique.

Les derniers "coups de gueule" présidentiels publics contre la Fed remontent à George Bush père, voire à Richard Nixon.

- Contre-productif -

Comme le souligne Larry Summers, l'ancien secrétaire au Trésor du président Obama et candidat malheureux à la présidence de la Fed en 2013, les commentaires de Donald Trump risquent d'être "contre-productifs", même à l'aune des objectifs présidentiels.

"La question-clé est que, quand un président des Etats-Unis politise la Fed de façon si véhémente, il devient difficile pour la Banque centrale de lever le pied sur les taux si elle pense que c'est nécessaire car elle ne veut pas apparaître comme fléchissant sous la pression" du président, explique M. Summers.

"Ces propos du président sont vraiment mal avisés car ils mettent la banque centrale dans une position difficile" et moins libre, souligne encore cet économiste, lui-même plutôt partisan des taux bas.

David Wessel, de Brookings, n'est pas surpris par la tournure des commentaires présidentiels. "Je pense qu'il était très prévisible qu'en cas de chute de la bourse ou de ralentissement de l'économie, le président blâme la Fed", explique-t-il. Wall Street a connu mercredi sa séance la plus noire depuis février et semblait encore sur la pente descendante jeudi.

Le conseiller économique du président Larry Kudlow a tenté d'atténuer les propos du président en affirmant que Donald Trump n'avait pas l'intention de "dicter" la politique de la Fed. Mais M. Trump a encore insisté, dénonçant une Fed "incontrôlable".

Il a toutefois assuré qu'il n'allait pas "renvoyer" Jerome Powell, qu'il vient de nommer, et qu'il était seulement "déçu" par ses choix monétaires.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/10/2018

SOCIETE DE TAYNINH       Paris, le 19 octobre 2018     COMMUNIQUE DE PRESSE       INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE   3ème TRIMESTRE 2018       Chiffre…

Publié le 19/10/2018

Nanobiotix a annoncé la présentation des résultats positifs de son étude de phase II/III Act.in.sarc évaluant NBTXR3 sur des patients atteints de Sarcome des Tissus Mous (STM) localement avancé…

Publié le 19/10/2018

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL SUD RHONE ALPES SOCIETE COOPERATIVE A CAPITAL VARIABLE Au capital actuel de 69 949 310,00 euros Siège social : 12 Place de la résistance…

Publié le 19/10/2018

Getlink a été retenu pour la neuvième année consécutive, par Gaïa Rating, parmi 230 sociétés analysées pour intégrer le Gaïa Index composé des 70 meilleures valeurs françaises. La note…

Publié le 19/10/2018

    Paris, le 19 octobre 2018     CESSATION ET MISE EN OEUVRE D'UN CONTRAT DE LIQUIDITE   À compter du 22 octobre 2018 et pour une période d'un an renouvelable…