En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 806.20 PTS
+1.35 %
4 813.5
+1.67 %
SBF 120 PTS
3 820.27
+1.34 %
DAX PTS
10 780.51
+1.49 %
Dowjones PTS
24 370.24
-0.22 %
6 704.24
+0.32 %
1.132
+0.07 %

La Fed n'est plus "accommodante", mais ne devient pas "faucon"

| Boursier | 252 | Aucun vote sur cette news

La Fed a relevé ses taux et a cessé de qualifier sa politique monétaire d'"accommodante". Pour autant, elle ne prévoit pas d'accélérer le cycle de hausse des taux. Jerome Powell a réaffirmé l'indépendance de la Fed face aux pressions de Trump

La Fed n'est plus "accommodante", mais ne devient pas "faucon"
Credits Carlos Barria / Reuters

La Réserve fédérale américaine a relevé mercredi ses taux directeurs pour la 3ème fois cette année, pour les porter entre 2% et 2,5%. Son président Jerome Powell, a souligné que la croissance et le marché de l'emploi était "forts" aux Etats-Unis, tandis que l'inflation demeurait proche de l'objectif de 2% que s'est fixé la banque centrale américaine.

Une quatrième hausse d'un quart de point du taux des "fed funds" semble se profiler pour la réunion de décembre, 12 des 16 membres de la Fed y étant désormais favorables, selon le communiqué de la Fed. Fait notable : la Fed a également supprimé le terme "accommodant" pour désigner sa politique monétaire, qui figurait dans ses communiqués depuis une dizaine d'années, suite à la crise des subprimes de 2008.

Pour autant, dans ses projections économiques, qui vont jusqu'en 2021, la banque centrale ne s'est pas montrée plus "faucon" que lors de sa dernière réunion de juin. Elle a certes relevé sa prévision de croissance pour 2018 et 2019, mais ses projections pour les taux directeurs, l'inflation et l'emploi sont quasi-inchangées, ne traduisant pas de changement d'orientation vers une politique monétaire plus restrictive.

Jerome Powell souligne les risques d'une guerre commerciale

Les marchés financiers ont réagi de façon modérée aux annonces de la Fed, même si les indices boursiers se sont retournés en baisse vers la fin de la séance (-0,4% pour le DJIA, -0,2% pour le Nasdaq peu avant la clôture). L'indice du dollar progressait de 0,1% à 94,24 points et le rendement du T-Bond à 10 ans reculait de 3 points de base pour revenir à 2,06%.

Lors de la conférence de presse suivant la décision de la Fed, Jerome Powell s'est montré optimiste pour l'économie américaine, tout en ne cachant pas des inquiétudes sur les répercussions des tensions commerciales actuelles. Pour l'instant, "il est difficile de voir quoi que ce soit apparaître dans les indicateurs" macro-économiques, a indiqué M. Powell. Il a noté que la Réserve fédérale entendait un nombre croissant de voix d'entrepreneurs inquiets des bouleversements que provoqueraient une guerre commerciale.

Les hausses de taxes ne se sont pas répercutées à ce stade dans les chiffres de l'inflation, a précisé M. Powell, mais il admis qu'il s'inquiétait de savoir "où cela va mener". "Si cela débouche sur une baisse des barrières douanières, ce serait une bonne chose". Si ça débouche sur davantage de protectionnisme, "ce serait mauvais pour l'économie des Etats-Unis, pour les travailleurs américains et leurs familles, ainsi que pour les économies d'autres pays", a-t-il ajouté.

"Pas de considérations politiques" pour la Fed

M. Powell a aussi affirmé que les décisions de la Fed ne sont pas affectées par des considérations politiques. Il répondait ainsi indirectement au président américain à Donald Trump, qui s'était inquiété en août d'un rythme trop rapide de hausses de taux, qui risquait de faire ralentir l'économie et de peser sur l'emploi.

"Nous ne prenons pas en considération les facteurs politiques" a déclaré le patron de la Fed. "C'est ce que nous sommes, c'est ce que nous faisons et c'est ainsi que ça a toujours été pour nous", a-t-il ajouté.

En relevant ses taux ce mercredi, la Fed a donc également supprimé le terme "accommodant" pour désigner sa politique monétaire, qui figurait dans ses communiqué depuis une dizaine d'années, depuis la crise des subprimes de 2008. La banque centrale américaine estime donc être désormais proche d'un niveau auquel sa politique a un effet neutre sur l'économie (ni stimulation, ni frein).

Pas de changement de rythme dans la hausse des taux

L'abandon de cette formule ("la politique monétaire reste accommodante") "ne signifie pas un changement dans le rythme de hausse de taux", a toutefois assuré Jerome Powell. "Il s'agit plutôt de la reconnaissance du fait que l'économie évolue en ligne avec nos attentes", a-t-il précisé.

Le président de la Fed a ajouté que "nous faisons tout ce que nous pouvons pour maintenir une économie forte, en bonne santé, et qui va de l'avant. C'est la meilleure façon pour nous de promouvoir un environnement dans lequel chaque Américain aura l'opportunité de réussir", a-t-il ajouté.

Signe que la Fed n'a pas adopté de ton plus "faucon", elle n'a pas modifié ses projections concernant le niveaux des taux directeurs dans les années à venir. En outre, elle ne compte plus les relever au-delà de 2020, alors que certains investisseurs craignaient de nouvelles hausses en 2021. Ainsi, comme en juin, le taux des "fed funds" est attendu à 2,4% à la fin 2018 (impliquant donc une 4ème hausse en décembre prochain), puis à 3,1% en 2019 et à 3,4% en 2020, ainsi qu'en 2021.

Pas de dérapage inflationniste en vue, sauf imprévu

La banque centrale a relevé ses projections de croissance pour 2018 à 3,1% (contre 2,8% en juin), puis à 2,5% en 2019 (contre 2,4% en juin). Pour 2020, elles sont maintenues à 2% et pour 2021, la hausse du PIB est attendue à 1,8%. Mais pour autant, la Fed ne prévoit pas d'emballement de l'inflation, qu'elle voit rester proche de son objectif de 2%.

Ainsi, les projections restent identiques par rapport à celles de juin pour l'inflation (PCE) et l'inflation sous-jacente ("core PCE"). Cette dernière est attendue à 2% cette année, à 2,1% en 2019 et à 2,1% en 2020. La première prévision de la Fed pour 2021 ressort aussi à 2,1% pour l'indice "core PCE", la mesure favorite de la Fed pour étudier la hausse des prix.
Pour ce qui est du taux de chômage, l'institution anticipe à présent un taux de 3,7% (contre 3,6% en juin) en 2018, 3,5% en 2019 (prévision inchangée), 3,5% en 2020 (inchangée) et 3,7% en 2021.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/12/2018

Akuo Energy et Atawey vont déployer 33 stations de recharge en milieu urbain et périurbain à Paris et en France, avant d'étendre le projet à l'Europe...

Publié le 11/12/2018

Conformément à la réglementation applicable, DERICHEBOURG déclare avoir effectué les opérations d'achat d'actions suivantes dans les conditions de l'article 5 §2 du…

Publié le 11/12/2018

DÉCLARATION DE TRANSACTIONS SUR ACTIONS PROPRES RÉALISÉES LES 4 ET 5 DECEMBRE 2018   Présentation agrégée par jour et par marché   Nom…

Publié le 11/12/2018

Cette technologie de localisation terrestre, à faible consommation d'énergie, peut être facilement utilisée pour des équipements déjà connectés...

Publié le 11/12/2018

    Communiqué de presse Villepinte, le 11 décembre2018       DECLARATION RELATIVE AU NOMBRE DE DROITS DE VOTE ET D'ACTIONS COMPOSANT LE CAPITAL DE LA…