En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 876.92 PTS
+1.72 %
4 878.50
+1.82 %
SBF 120 PTS
3 891.10
+1.81 %
DAX PTS
11 194.22
+2.52 %
Dowjones PTS
24 588.70
+0.90 %
6 783.46
+0.97 %
1.136
-0.19 %

La dirigeante de Huawei plaide pour sa remise en liberté, l'audience reprendra mardi

| AFP | 665 | 5 par 1 internautes
Deux personnes demandent la libération de la dirigeante de Huawei Meng Wanzhou, le 10 décembre 2018 à Vancouver
Deux personnes demandent la libération de la dirigeante de Huawei Meng Wanzhou, le 10 décembre 2018 à Vancouver ( Jason Redmond / AFP )

La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis, a plaidé lundi devant un tribunal de Vancouver pour sa remise en liberté en invoquant des problèmes de santé et en promettant de se soumettre à une surveillance stricte.

Lundi en fin d'après-midi, l'audience a été levée sans qu'aucune décision ne soit annoncée, alors que Pékin a multiplié les pressions sur Ottawa et Washington tout le week-end pour obtenir la libération de Meng Wanzhou. L'audience reprendra mardi matin, a indiqué le juge.

La justice américaine réclame l'extradition de la femme d'affaires pour complicité de fraude présumée visant à contourner les sanctions américaines contre l'Iran.

Mme Meng, âgée de 46 ans et mère de quatre enfants, a plaidé pour sa remise en liberté sous caution en raison notamment de problèmes de santé qui selon elle risquent de s'aggraver en détention.

La fille du fondateur du groupe Huawei, numéro deux mondial des smartphones et leader des équipements télécoms, s'est également dite prête à se soumettre à de strictes mesures de surveillance pendant toute la durée de la procédure.

L'un de ses avocats, David Martin, a expliqué que si Mme Meng était libérée, elle assumerait l'ensemble des coûts liés à sa surveillance 24h/24, qui serait confiée à deux sociétés privées de services de sécurité, dont l'une dirigée par d'anciens policiers et militaires canadiens.

Elle résiderait dans l'une des deux propriétés cossues de Vancouver qu'elle possède avec son mari, accepterait de remettre ses passeports, de porter un bracelet électronique et de verser une caution de 15 millions de dollars canadiens (près de 10 millions d'euros).

Il a par ailleurs réaffirmé que Mme Meng ne prendrait pas le risque de "faire honte" à son pays en prenant la fuite.

Dans une déclaration sous serment transmise au tribunal, la dirigeante explique de son côté qu'elle souffre de problèmes de santé, notamment d'hypertension. Elle indique par ailleurs qu'elle a survécu à un cancer de la thyroïde en 2011 et qu'elle a du mal à avaler des aliments solides.

Elle est traitée dans un hôpital canadien et estime qu'un maintien en détention, pendant la longue procédure d'extradition, mettrait sa santé en danger.

"Nous pensons que cela est inhumain et porte atteinte à ses droits en tant que personne", a réagi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang.

Il affirme par ailleurs que le Canada n'a pas informé immédiatement les autorités consulaires chinoises de l'arrestation de la dirigeante, en violation d'un traité bilatéral.

Ne pas "politiser" le dossier

Comme le Premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a assuré que la justice de son pays respectait le droit international et traiterait le cas de Mme Meng en toute impartialité, se refusant à "politiser" ce dossier.

"Je fais entière confiance à la justice et aux tribunaux canadiens, et il est très important que les tribunaux canadiens traitent Mme Meng de façon équitable, je suis persuadée qu'ils vont le faire", a-t-elle déclaré lors d'une conférence à Toronto.

La femme d'affaires dément les accusations portées contre elle par les Etats-Unis, où elle est accusée de "complot d'escroquerie au détriment de plusieurs institutions financières".

Elle leur aurait caché les liens entre Huawei et l'une de ses filiales, qui cherchait à vendre des équipements à l'Iran malgré les sanctions américaines. Ces chefs d'accusation sont passibles de 30 ans de prison chacun aux Etats-Unis.

Lundi, le représentant du procureur canadien s'est une nouvelle fois opposé à la remise en liberté sous caution de la dirigeante de Huawei, estimant qu'elle risquait de s'enfuir en Chine pour échapper à une éventuelle extradition vers les Etats-Unis.

La procédure risque de prendre des mois, voire des années.

L'arrestation de Mme Meng a provoqué la colère de la Chine, qui exige sa libération immédiate. Pékin a convoqué ce week-end les ambassadeurs canadien et américain pour protester -- une crise diplomatique qui menace la récente trêve dans la guerre commerciale sino-américaine.

Elle menace également les relations entre la Chine et le Canada, qui espère depuis des mois relancer les négociations avec Pékin en vue d'un traité de libre-échange bilatéral.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2019

Chargeurs gagne 2,57% à 19,19 euros, après avoir annoncé une nouvelle organisation pour son pôle Technical Substrates, et précisé ses ambitions pour 2021, où il anticipe notamment franchir 100…

Publié le 18/01/2019

Schlumberger a réalisé au quatrième trimestre 2018 un bénéfice net de 538 millions de dollars, ou 39 cents par action, contre une perte de 2,26 milliards, ou 1,63 dollar par action, un an plus…

Publié le 18/01/2019

GameStop, le premier distributeur mondial de jeux vidéo, a enregistré des ventes meilleures que prévu en fin d’année. Sur la période de 9 semaines s’étant achevée le 5 janvier, ses revenus…

Publié le 18/01/2019

IDI, groupe coté spécialiste du capital investissement, a pris une participation minoritaire dans Group Label pour un investissement en fonds propres de 12 millions d’euros. Group Label…

Publié le 18/01/2019

Neopost annonce la nomination de Martha Bejar (57 ans), experte américaine dans le domaine des logiciels, en qualité d’administratrice indépendante au Conseil d`administration et ce, à compter…