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La crise de 2008 hante toujours les jeunes Américains

| AFP | 193 | 5 par 1 internautes
Le mouvement
Le mouvement "Occupy Wall Street", ici à ses débuts, en décembre 2011, à New York, a laissé des traces sur la jeunesse américaine ( SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP )

Ils avaient pour certains la vingtaine et s'apprêtaient à entrer sur le marché du travail en 2008, mais la crise financière et ses faillites d'entreprises ont contrecarré ces ambitions, ébranlant leur foi en l'avenir et au système.

Cette crise, la plus grave depuis la Grande dépression, a démotivé une grande partie de cette génération, mais elle a aussi éveillé leur conscience politique, les incitant à rejoindre en grand nombre "Occupy Wall Street".

Ce mouvement de protestation populaire contre la corruption, les lobbies et l'impunité de la finance est né en septembre 2011 dans le quartier des affaires de Manhattan, base de grosses institutions financières américaines et mondiales.

Laura Banks, 31 ans, se souvient avoir écumé à l'époque des foires de l'emploi, sans succès. Des amis se retrouvaient du jour au lendemain au chômage. Son père, avocat, avait du mal à trouver des clients.

"Nous nous sentions acculés. On avait l'impression d'être des laissés-pour-compte", narre Laura, aujourd'hui superviseuse de projets pour la société Express Scripts à Saint-Louis, dans le Missouri.

Elle s'est mariée l'an dernier, mais hésite à avoir des enfants: "J'ai peur que le marché s'effondre encore dans les prochaines années".

Ses craintes ont été amplifiées lorsque la banque leur a proposé, à elle et à son mari, un crédit immobilier représentant quatre fois la somme demandée. C'est alors que lui sont revenues les images de familles expulsées de leurs maisons parce qu'elles ne pouvaient pas rembourser leur emprunt.

Laura fait partie de cette génération née entre 1980 et 1996, baptisée "Millenials", qui fait saliver les annonceurs, en dépit du fait qu'elle est écrasée par les prêts étudiant, dont le poids s'est alourdi avec la crise financière, faute d'emplois bien rémunérés.

Du coup, la dette que l'on remboursait avant la crise en dix ans s'étale désormais sur 20 ou 30 ans pour certains. Selon les organismes chargés de surveiller la dette étudiante, celle-ci s'élèverait aujourd'hui à plus de 1.000 milliards de dollars.

Beaucoup de ces jeunes adultes vivent encore chez leurs parents et leurs doutes sur l'avenir se sont intensifiés.

La banque centrale américaine (Fed), via son antenne régionale de Saint-Louis, a évoqué récemment la crainte d'une "génération perdue" car, explique-t-elle, elle a été davantage touchée par la crise que les autres générations.

"Malheureusement, cette génération était encore trop jeune en 2008 pour avoir contracté un prêt immobilier ou détenir un portefeuille d'actions cotées en Bourse, des actifs dont la valeur s'est beaucoup appréciée ces dernières années", regrette la Fed.

- "Capitalisme compassionnel" -

Alexandria Ocasio-Cortez, égérie de l'aile gauche progressiste du parti démocrate, à Los Angeles le 2 août 2018
Alexandria Ocasio-Cortez, égérie de l'aile gauche progressiste du parti démocrate, à Los Angeles le 2 août 2018 ( MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP )

Le poids démesuré des emprunts étudiant était l'une des revendications d'Occupy Wall Street, dont le gros des rangs était constitué d'étudiants en colère contre un système "corrompu" ne profitant qu'à 1% de la population, les plus riches.

Même si Occupy Wall Street a disparu des écrans de télévision, le mouvement a toujours une présence sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, où il promeut les causes progressistes --politiques environnementales--, critique la gentrification et la politique anti-immigration de Donald Trump.

Son gros héritage est l'impact laissé dans la mémoire des Millenials: une étude d'avril 2016 de l'université d'Harvard montre que seulement 41% des 18-29 ans soutiennent le capitalisme, un chiffre médiocre au pays héraut du libéralisme, d'autant que dans la même enquête, un tiers des jeunes adultes se disaient favorables au socialisme.

Pour John Della Volpe, qui a dirigé cette enquête, les Millenials gardent de mauvais souvenirs de la crise et en ont tiré "une définition différente du +rêve américain+".

Ils prônent un "capitalisme compassionnel", sont sensibles aux inégalités sociales, embrassent l'économie du partage et se méfient des banques, auxquelles ils préfèrent les applications financières souvent créées par d'autres Millenials.

Ils gardent leurs distances avec les grands partis politiques américains, à l'exception des campagnes électorales des démocrates Barack Obama en 2008 et de Bernie Sanders en 2016.

"Nous, les Millenials, étions au collège lors du 11-septembre. La crise financière est arrivée quand nous étions à l'université. Nous n'avons vraiment jamais grandi dans une période de prospérité économique", a déclaré récemment à la télévision Alexandria Ocasio-Cortez, 28 ans, étoile montante du parti démocrate, dont elle est devenue une égérie de l'aile gauche progressiste.

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