5 370.57 PTS
+0.17 %
5 368.00
+0.13 %
SBF 120 PTS
4 287.59
+0.11 %
DAX PTS
13 013.40
+0.14 %
Dowjones PTS
22 997.44
+0.18 %
6 122.61
+0.00 %
Nikkei PTS
21 363.05
+0.13 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

La création audiovisuelle veut s'armer face à la "concurrence déloyale" des géants du net

| AFP | 97 | Aucun vote sur cette news
La révolution numérique a non seulement bouleversé notre façon de
La révolution numérique a non seulement bouleversé notre façon de "consommer" de la télévision mais aussi fait entrer de nouveaux acteurs sur le marché français et européen de la création audiovisuelle, un secteur qui tente de s'armer contre la "concurrence déloyale" des géants du net. ( SEBASTIEN NOGIER / AFP/Archives )

La révolution numérique a non seulement bouleversé notre façon de "consommer" de la télévision mais aussi fait entrer de nouveaux acteurs sur le marché français et européen de la création audiovisuelle, un secteur qui tente de s'armer contre la "concurrence déloyale" des géants du net.

La consommation de programmes audiovisuels s'effectue de plus en plus sur les tablettes, les smartphones, les ordinateurs et en replay au détriment du téléviseur, rappelle une étude de Médiamétrie présentée cette semaine par Sahar Baghery, nouvelle directrice de l’audiovisuel, du cinéma et de la création numérique à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).

Cette évolution doit beaucoup à l'avènement de plateformes numériques comme Netflix, Amazon ou Hulu qui ont eu un effet d'émulation sur les chaînes traditionnelles.

Cette nouvelle offre profite aux fictions "made in France", qui trouvent de plus en plus de partenaires à l'étranger et s'exportent mieux. Le financement de la fiction française par les chaînes, les producteurs et le CNC (Centre national du Cinéma et de l'image animée) a ainsi augmenté de 22% à 779 millions d'euros en 2016, selon le CNC.

Parmi les nouveaux entrants numériques français dans la production de séries, Altice Studios va consacrer 40 millions aux séries et aux films et Orange Studios (OCS) 100 millions d'euros par an pour développer des séries sur cinq ans.

- Des moyens colossaux -

Les moyens des Européens restent néanmoins loin de ceux des géants du numérique américains comme Netflix qui compte investir 7 milliards de dollars en 2018.

Amazon, qui a doublé ses investissements en deux ans, annonce une série avec Robert de Niro et Julianne Moore, "à 160 millions de dollars pour deux saisons, soit la série la plus chère de l'histoire devant +Games of Thrones+", selon Sahar Baghery.

Apple se lance à son tour sur le marché de la création avec un milliard de dollars pour commencer et le recrutement de deux dirigeants du studio Sony Pictures à l'origine de la série "Breaking Bad".

Google annonce "Youtube TV", plateforme de streaming pour jeunes adultes sur smartphones et une version payante et sans pub, baptisée "Youtube red", qui diffusera 40 programmes originaux en 2018.

Facebook n'est pas en reste et teste "Watch on Facebook" aux Etats-Unis, plateforme avec programmes télévisuels, retransmissions d'événements sportifs en direct, documentaires et fictions.

"La création est au centre de toutes les préoccupations", relève Sahar Baghery. Mais cette mutation, prévient-elle, "rend également indispensables des mesures nouvelles d'encadrement et de régulation, la protection des auteurs."

- Taxe vidéo -

Traditionnellement, les diffuseurs français comme Canal+ sont liés par des accords avec la filière audiovisuelle qui leur fixent des obligations d'investissement dans les oeuvres. Un écosystème dont les géants américains ne font pas partie.

Pour Hervé Hadmar, scénariste et réalisateur ("Les Témoins") , ces nouveaux acteurs sont évidemment "les bienvenus, si cela permet aux auteurs de vendre leurs séries".

Mais "s'ils veulent produire en français, ils devront respecter la réglementation, les accords avec la SACD, les droits d'auteur", explique-t-il à l'AFP.

"L'enjeu est d'intégrer les nouveaux acteurs du numérique au financement de la création européenne", confirme à l'AFP Guillaume Prieur, directeur des affaires institutionnelles et européennes à la SACD. "Après des années d'inertie, l'Europe s'engage sur le chemin de la régulation pour des conditions de concurrence équitables entre les différents opérateurs", estime-t-il.

Après la taxe vidéo qui vient d'être étendue en France à toutes les plateformes numériques sans exception, mesure validée par la Commission européenne, l'instauration de l'obligation d'investissements, dans le cadre de la directive européenne SMA (Services médias audiovisuel) en cours d'élaboration, pourrait mettre fin à "la concurrence déloyale", estime la SACD. Elle donnerait à chaque État la possibilité de faire contribuer les plateformes numériques au financement de la création dont elles sont, pour l'heure, exonérées.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2017

Pas de changement à la Bourse de Paris, le calme plat continue de régner avec une quasi absence d'écart pour le CAC40 à nouveau ce matin,...

Publié le 18/10/2017

Les ventes du troisième trimestre déçoivent

Publié le 18/10/2017

Le léger trou d'air rencontré par GL Events au troisième trimestre provoque de lourds dégagement sur le titre à l'ouverture...

Publié le 18/10/2017

L'analyste n'est plus positif...

Publié le 18/10/2017

La banque publique, 10,8% du capital, soutiendra le projet...

CONTENUS SPONSORISÉS