5 453.58 PTS
+0.74 %
5 417.50
+0.99 %
SBF 120 PTS
4 351.13
+0.79 %
DAX PTS
12 500.47
+0.63 %
Dowjones PTS
24 363.92
+1.16 %
6 646.97
+2.04 %
Nikkei PTS
22 319.61
+0.47 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

La Chine va lever son embargo sur le boeuf français "dans les six mois"

| AFP | 466 | Aucun vote sur cette news
Poignée de mains entre Xi Jinping et Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Pékin, le 9 janvier 1918
Poignée de mains entre Xi Jinping et Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Pékin, le 9 janvier 1918 ( LUDOVIC MARIN / POOL/AFP )

La Chine va complètement lever "dans les six mois" l'embargo sur la viande bovine française qu'elle imposait depuis 2001 à la suite de la crise de la vache folle, a annoncé mardi Emmanuel Macron.

Les deux pays ont signé mardi un accord prévoyant "l'ouverture de l'accès de la viande bovine (au marché chinois), avec une résolution totale dans les six mois" de l'embargo actuel, a indiqué le président français, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Chine.

Cette décision, qui intervient après un premier assouplissement très partiel annoncé par les autorités communistes en mars 2017, offrira aux éleveurs un accès convoité à un immense marché chinois en plein boom.

"Notre viande bovine n'a actuellement aucun accès (à la Chine) pour des raisons sanitaires. Or, la consommation française de viande de boeuf baisse de 5% par an, il faut trouver de nouveaux débouchés", a insisté le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, également présent à Pékin.

"Cela permettra de monter les prix et de mieux rémunérer les éleveurs", a-t-il également fait valoir, insistant sur le "rééquilibrage" des échanges franco-chinois, antienne de la visite présidentielle dans le pays.

Le géant asiatique est affamé de viande: le boeuf occupe une place grandissante dans les assiettes d'une classe moyenne chinoise en plein essor, et les viandes importées y connaissent un grand succès.

Avec l'élévation du niveau de vie, la consommation annuelle de bœuf dans le pays s'est élevée en 2016 à quatre kilos par habitant, contre moins de trois kilos en 2005, selon l'OCDE. Et ce même si le porc représente toujours 60% de la viande consommée en Chine.

D'après des estimations distinctes du ministère américain de l'Agriculture (USDA), la consommation chinoise de boeuf et de veau a bondi d'environ 12% entre 2013 et 2017, où elle a atteint 7,98 millions de tonnes, excédant une production locale de 7,07 millions de tonnes. Les importations chinoises de boeuf et veau ont quant à elles plus que doublé ces cinq dernières années.

Les principaux fournisseurs de boeuf à la Chine en 2016 étaient le Brésil, l'Uruguay, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, qui accaparaient près de 90% de ses importations.

La décision chinoise est une nouvelle victoire pour Paris, qui menait ces dernières années une véritable offensive diplomatique pour que le boeuf français, touché par une série d'embargos depuis la crise de la vache folle à la fin des années 90, puisse retrouver le chemin de l'exportation.

Pékin avait entièrement banni au début des années 2000 l'ensemble des importations de boeuf européen, puis de boeuf américain, en raison des cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

Mais les cas de "vache folle" paraissent désormais lointains, et Washington tout comme Bruxelles assurent depuis des années que la viande de leurs éléveurs est redevenue sûre.

La Chine avait assoupli en mars 2017 son embargo sur le boeuf français, mais cet ajustement ne concernait alors que la viande désossée des bovins âgés de moins de 30 mois.

Pékin avait également déjà rouvert officiellement ses portes en juin dernier au boeuf américain après 14 ans d'embargo, suite à une levée partielle dès septembre 2016.

Plusieurs autres marchés se sont rouverts au boeuf français depuis 2015, notamment le Vietnam, l'Afrique du Sud, Singapour ou encore l'Arabie saoudite.

Les Etats-Unis avaient également décidé, début 2017, d'autoriser à nouveau les importations de boeuf français, qui n'avaient plus traversé l'Atlantique depuis 1998.

En revanche, selon l'Elysée, les discussions se poursuivent toujours sur la question de la volaille française, elle aussi bannie des assiettes chinoises, Pékin ayant fermé ses portes fin 2015 aux produits avicoles français suite à la réapparition de la grippe aviaire en France.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 26/04/2018

BURELLE SA 19, avenue Jules Carteret 69007 Lyon 785 386 319 R.C.S. Lyon               Le 26 avril 2018 à 18h   ACTIVITE1 DU 1ER TRIMESTRE 2018 : + 2,8…

Publié le 26/04/2018

      Fnac Darty relevé à « positive outlook » par Standard & Poor's Notation BB confirmée       Standard & Poor's a relevé la…

Publié le 26/04/2018

COURTOIS SA SA au Capital de 1.673.940 Euros Siège Social : 3, rue Mage - 31000 TOULOUSE 540 802 105 RCS TOULOUSE  Contact : accueil@courtois.fr Site Internet :…

Publié le 26/04/2018

 Groupe BIC - Communiqué de presse Clichy - 26 Avril 2018            Assemblee Generale Annuelle du 16 mai 2018 Modalites de mise a disposition des documents…

Publié le 26/04/2018

      Renault SA 13/15 quai Alphonse Le Gallo 92100 Boulogne-Billancourt       Boulogne-Billancourt, 26 avril 2018       L'augmentation…