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La Bourse de Paris a le moral dans les chaussettes

| AFP | 400 | 4 par 1 internautes
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

La Bourse de Paris a déprimé jeudi, en proie à plusieurs nouvelles négatives sur les plans sanitaire et économique qui pèsent sur le moral des investisseurs, cédant 2,11%.

L'indice CAC 40 a lâché 104 points à 4.837,35 points, après avoir perdu 0,12% la veille.

Les marchés accusent le coup de "plusieurs catalyseurs négatifs en fil rouge depuis plusieurs séances", que ce soit la crise sanitaire qui s'aggrave ou les négociations autour du plan de soutien aux États-Unis qui n'aboutissent pas, commente pour l'AFP Andrea Tuéni, analyste à Saxo Banque.

"Les nouvelles mesures restrictives qui vont être adoptées en Europe suscitent des interrogations par rapport à la reprise économique" et les investisseurs craignent l'étape d'après, "si jamais la situation ne s'améliore pas", précise l'expert.

Les marchés ont également du mal à gérer "le manque de visibilité" relatif au plan de relance aux États-Unis, qui semble "de plus en plus improbable avant l'élection présidentielle américaine" en raison de positions "très éloignées" entre le gouvernement Trump et l'opposition démocrate, étaye-t-il.

A côté des propos pessimistes de Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, sur la possibilité d'aboutir à un accord avant le scrutin du 3 novembre, le président américain Donald Trump s'est à nouveau dit jeudi prêt à relever l'offre de son administration pour débloquer les négociations.

Ce nouveau coup de pouce à l'économie est nécessaire d'autant que jeudi, plusieurs publications d'outre-Atlantique ont plutôt déçu. es inscriptions hebdomadaires au chômage sont reparties à la hausse la semaine passée, de manière inattendue, montrant la fragilité de la reprise de la première économie mondiale.

L'activité manufacturière a en outre évolué de manière contrastée en octobre, enregistrant une croissance modérée dans la région de New York, mais un net rebond dans les environs de Philadelphie.

Toutefois, "ce ne sont ni les chiffres macroéconomiques ni la microéconomie qui sont au centre de l'attention des investisseurs", mais bien les thématiques sanitaire et de relance américaine, insiste M. Tuéni.

Plus de la moitié des pays de l'Union européenne, ainsi que le Royaume-Uni, sont classés en rouge dans une nouvelle carte européenne sur les restrictions de voyage publiée jeudi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Exposée aux conséquences des mesures restrictives de liberté individuelle, le secteur du voyage a payé un lourd tribut, à l'image d'Accor (-5,32% à 22,76 euros) et d'Air France-KLM (-1,90% à 2,94 euros).

Les banques ont été tirées vers le bas dans le mouvement d'aversion pour le risque, tandis que le flou règne autour d'une possible fusion entre la banque italienne Banco BMP et le Crédit Agricole (-3,23% à 7,25 euros). Société Générale (-4,03% à 11,83 euros) et BNP Paribas (-2,72% à 31,67 euros) ont également souffert.

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