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La BCE voit les nuages s'accumuler sur l'économie

| AFP | 463 | Aucun vote sur cette news
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi à Bruxelles le 9 juillet 2018.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi à Bruxelles le 9 juillet 2018. ( Aris Oikonomou / AFP )

Guerre commerciale, pays émergents, dette italienne: la Banque centrale européenne sera surveillée jeudi sur son appréciation des risques en cette fin d'été, tandis que devrait se confirmer le retrait de son vaste soutien à l'économie.

L'institution francfortoise devrait certes maintenir ses taux directeurs à leur plus bas historique, mais sa réunion pourrait être plus animée que prévu car "la balance des risques est devenue moins favorable", note la banque UBS.

Une fois prise en juin sa décision d'arrêter en fin d'année ses rachats massifs de dette publique et privée, la BCE semblait se préparer à une longue période de léthargie. Sa première hausse de taux n'était pas attendue avant l'été 2019.

C'était sans compter sur la guerre commerciale entre Washington et ses principaux partenaires. Le conflit a repris de plus belle après les espoirs d'accalmie en juillet, et rend les marchés financiers nerveux.

À ces tensions protectionnistes s'est ajoutée la récente crise des devises de pays émergents, notamment en Turquie et en Argentine, qui pourrait nuire par ricochet aux grands exportateurs de la zone euro, dont l'Allemagne et l'Espagne.

"La menace que cette crise fait peser sur les économies développées semble pour le moment gérable", tempère toutefois Marco Valli, économiste chez Unicredit.

- Nouvelles prévisions -

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte à Rome le 1er juin 2018.
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte à Rome le 1er juin 2018. ( Andreas SOLARO / AFP )

Enfin, l'Italie continue d'inquiéter les Européens. Fin septembre, le gouvernement populiste doit présenter un budget de relance susceptible de creuser un peu plus une dette publique abyssale.

Reste à savoir si cette menace suffira à faire sortir le président de la BCE, Mario Draghi, de sa traditionnelle réserve concernant les évolutions politiques au sein d'un État-membre.

Même pressée de questions, l'institution "devrait afficher sa neutralité vis-à-vis des développements en Italie", pronostique Dirk Schumacher, chez Natixis.

D'autant qu'il n'y a pas encore de tensions notables sur le marché de la dette italienne et d'autres pays plus fragiles en zone euro.

Qu'elle durcisse ou pas son discours sur les "risques" pesant sur l'économie, la BCE présentera un nouveau jeu de prévisions à l'horizon 2020, toujours très suivi.

"De légères révisions à la baisse sont possibles. Mais la dynamique de croissance se stabilise à un niveau décent et les salaires s'accélèrent, de quoi convaincre la BCE qu'elle va atteindre son objectif d'inflation" proche de 2%, juge M. Valli.

Corrigée des éléments les plus instables (énergie et alimentation), l'inflation a toutefois reculé à 1% en juillet en zone euro, contre 1,1% le mois précédent, et ce bien que la région traverse sa cinquième année consécutive de reprise.

- Pilote automatique -

Le taux de chômage campe depuis mai à 8,2% pour l'ensemble de la zone euro, ce qui n'augure pas de pressions supplémentaires à venir sur les salaires.

Il faudrait néanmoins un contexte bien plus dégradé pour que les gardiens de l'euro remettent en cause le cap, amorcé ces derniers mois, vers un resserrement monétaire progressif.

En dépit de la montée des risques, la BCE "devrait rester en pilotage automatique", note Carsten Brzeski, économiste chez ING Diba.

La décision formelle doit être prise jeudi de ramener à compter d'octobre de 30 à 15 milliards d'euros par mois les rachats nets de dette sur le marché, lancés en 2015 pour soutenir l'économie et les prix. L'arrêt du programme est attendu fin décembre.

Aussi, la BCE "devrait faire la sourde oreille aux récents appels italiens de prolonger au-delà de 2018" ce programme surnommé "QE" ("assouplissement quantitatif"), ajoute M. Brzeski.

Le secteur financier s'intéressera surtout à toute indication sur les modalités de réinvestissement des titres au bilan de la BCE, dont le stock est monté à plus de 2.500 milliards d'euros depuis 2015.

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