5 412.83 PTS
+0.39 %
5 350.50
+0.35 %
SBF 120 PTS
4 330.92
+0.30 %
DAX PTS
12 540.50
-0.21 %
Dowjones PTS
24 462.94
-0.82 %
6 667.75
-1.58 %
Nikkei PTS
22 162.24
-0.13 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

La BCE encore loin de gagner son pari sur l'inflation

| AFP | 267 | Aucun vote sur cette news
Mario Draghi, le président de la BCE, le 17 novembre 2017 à Francfort, lors d'un congrès de l'institution
Mario Draghi, le président de la BCE, le 17 novembre 2017 à Francfort, lors d'un congrès de l'institution ( Daniel ROLAND / AFP/Archives )

La Banque centrale européenne ne voit pas l'inflation en zone euro rejoindre d'ici 2020 son objectif d'un peu moins de +2%, malgré l'optimisme accru qu'elle a affiché jeudi sur la croissance, une raison de poursuivre son vigoureux soutien à l'économie.

Pour le cinquième trimestre d'affilée, la BCE a rehaussé ses prévisions en zone euro et table désormais sur une hausse du produit intérieur brut de 2,4% en 2017, 2,3% en 2018 et 1,9% en 2019, contre respectivement 2,2%, 1,8% et 1,7% dans ses dernières projections de septembre.

En 2020, le rythme de croissance devrait poursuivre son ralentissement à +1,7%, ce que la BCE attribue au déclin progressif des effets de sa politique monétaire ultra-accommodante.

Mais cette conjoncture, si solide soit-elle, peine toujours à remonter l'inflation au niveau défini dans le mandat de la BCE, soit "proche mais en-dessous de 2%" sur le moyen terme.

L'institution a certes légèrement relevé son pronostic d'évolution des prix pour 2018, à 1,4% contre 1,2% auparavant, tout en gardant inchangées ses estimations pour 2017 et 2019, toutes deux à 1,5%.

Mais sa première prévision pour 2020, très attendue des observateurs, table sur une inflation à 1,7%, montrant que le retour de cet indicateur au niveau visé par la BCE prendra du temps.

- Désarroi -

L'important "est plutôt de voir à quel rythme l'inflation converge" vers l'objectif, s'est efforcé de nuancer M. Draghi, interrogé sur la faiblesse persistante des indices de prix.

En cause, selon lui, la faible dynamique des salaires malgré l'amélioration continue de l'emploi et de la meilleure utilisation des capacités de production.

Cette réponse, "comparée à d'autres (cycles de) reprises économiques, semble beaucoup plus lente que par le passé", a-t-il reconnu, reflétant le désarroi des banquiers centraux face à une tendance de fond qui touche aussi d'autres zones économiques.

M. Draghi a toutefois répété que l'inflation devrait finir par retrouver son lien classique avec la croissance, sans toutefois s'aventurer à prédire à quel horizon.

La présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, lors de la conférence de presse donnée à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire, le 13 décembre 2017 à Washington
La présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, lors de la conférence de presse donnée à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire, le 13 décembre 2017 à Washington ( Brendan Smialowski / AFP/Archives )

Face à ce tableau mitigé des perspectives économiques, la BCE a maintenu comme prévu sa politique monétaire actuelle, faite de taux directeurs au plus bas et de rachats de dette publique et privée.

Le principal taux de refinancement demeure à zéro, pour favoriser la distribution du crédit dans l'économie, et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40% pour les liquidités dont elles n'ont pas d'utilité immédiate.

La BCE a également confirmé la réduction, annoncée en octobre, de son vaste programme de rachats de dette publique et privée, le "QE", d'un rythme de 60 milliards d'euros à 30 milliards d'euros mensuels de janvier à septembre 2018, voire "au-delà si nécessaire".

"Un degré élevé de stimulation monétaire demeure indispensable" pour soutenir l'inflation, en particulier sa composante la moins instable calculée hors alimentation et énergie, a résumé M. Draghi.

- Décalage avec la Fed -

La BCE a une nouvelle fois montré jeudi qu'elle ne comptait ni arrêter abruptement le QE, ni remonter subitement ses taux d'intérêt, ce qui pourrait alimenter la hausse de l'euro et s'avérer contre-productif pour les prix.

Il reste aussi acquis que les taux d'intérêt ne devront remonter que "bien après" la fin des rachats d'actifs, ce qui reporterait à 2019 un tel tour de vis, selon la majorité des projections.

En conservant une ligne à la fois accommodante et flexible, la BCE reste donc en décalage avec son homologue américaine, la Réserve Fédérale américaine (Fed), qui a décidé mercredi de relever ses taux et envisagé trois nouvelles hausses l'an prochain.

La reprise économique aux Etats-Unis est certes moins forte que celle vécue en Europe, mais elle en est "à un stade plus avancé" a justifié M. Draghi, surtout au regard de la question cruciale de l'évolution des salaires.

Après le statu quo observé jeudi, la BCE pourrait"adapter progressivement son langage lors des prochaines réunions afin d'ouvrir la voie à une sortie en douceur de sa politique extraordinairement souple", pronostique Holger Schmieding, économiste chez Berenberg Bank.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/04/2018

SOCIETE DE TAYNINH       Paris, le 20 avril 2018     COMMUNIQUE DE PRESSE       INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE   1er TRIMESTRE 2018       Chiffre…

Publié le 20/04/2018

SOCIETE DE TAYNINH       Paris, le 20 avril 2018     COMMUNIQUE DE PRESSE     RESULTATS ANNUELS 2017     Le Conseil d'administration de la Société de Tayninh…

Publié le 20/04/2018

Paris, 20 avril 2018       BOURBON : Avancées positives dans les négociations avec les créanciers     Comme annoncé dans son communiqué de presse…

Publié le 20/04/2018

ADLPartner Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 6 478 836 euros 3, avenue de Chartres 60500 - CHANTILLY RCS Compiègne B 393 376…

Publié le 20/04/2018

SOCIETE DE TAYNINH       Paris, le 20 avril 2018     COMMUNIQUE DE PRESSE       MISE A DISPOSITION DU DOCUMENT DE REFERENCE 2017     La Société de Tayninh annonce…