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L'UE s'agace des nouvelles demandes de Londres sur l'accord de Brexit

| AFP | 1031 | Aucun vote sur cette news
La Première ministre britannique Theresa May passe derrière le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au sommet européen de Bruxelles, où elle est venue chercher de l'aide pour faire passer l'accord de Brexit, le 13 décembre 2018
La Première ministre britannique Theresa May passe derrière le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au sommet européen de Bruxelles, où elle est venue chercher de l'aide pour faire passer l'accord de Brexit, le 13 décembre 2018 ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

La Première ministre britannique Theresa May a demandé jeudi à Bruxelles de nouvelles garanties pour l'aider à obtenir la ratification de l'accord de Brexit par les députés britanniques, mais elle a fait face à des Européens ouvertement agacés par des exigences jugées trop vagues.

Rescapée d'un vote de défiance la veille, Mme May a assuré à ses homologues européens lors d'un sommet qu'elle pourrait obtenir le feu vert de son parlement, si l'UE offrait des "assurances" que ce texte n'allait pas "piéger" indéfiniment le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE.

"Avec les bonnes assurances, cet accord peut être voté", leur a-t-elle dit. Car "il y a une majorité dans mon parlement qui veut quitter l'UE avec un accord", a-t-elle ajouté lors d'une réunion à huis clos, selon un responsable britannique.

Les Européens, qui s'étaient tous dits "prêts à aider" Mme May, ont adopté un texte destiné à apaiser les inquiétudes du parlement britannique. Mais il est sans valeur juridique.

Et ils ont répété que l'accord de divorce ne "peut pas être renégocié". Ils n'ont enfin pas caché leur impatience face à des demandes jugées encore trop vagues concernant la nouvelle relation que voudra nouer Londres avec l'UE après le Brexit.

"Nos amis britanniques doivent dire ce qu'ils veulent au lieu de nous faire dire ce que nous voulons", a lancé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devant la presse.

Offensif, M. Juncker a ensuite annoncé que l'exécutif européen publierait mercredi 19 décembre "toutes les informations généralement utiles qui concernent la préparation d'un +no deal+". L'hypothèse d'un Brexit sans acccord devient chaque jour moins improbable.

Selon une source européenne, l'ambiance lors du sommet était "très mauvaise". "Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a expliqué cette source.

La querelle du backstop

Les nouvelles garanties demandées par Londres concernent le "backstop", cette solution imaginée dans l'accord de divorce pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, qui mettrait en péril les accords de paix sur l'île.

Ce "filet de sécurité" prévoit la création d'un "territoire douanier unique" englobant l'UE et le Royaume-Uni après la transition post-Brexit. Il n'aurait vocation à s'appliquer qu'en cas d'échec des négociations à venir sur les futures relations commerciales ambitieuses que souhaitent établir Londres et les 27.

Le problème, pour les "Brexiters", est qu'une telle solution risquerait de maintenir leur pays de manière indéfinie dans au sein d'une union douanière avec l'UE, empêchant Londres de retrouver sa liberté commerciale.

Donner par exemple la garantie d'une date-limite pour la conclusion d'un vaste accord commercial Grande-Bretagne/UE après la fin de la période de transition post-Brexit pourrait éloigner la perspective d'un déclenchement du "backstop", a suggéré jeudi Mme May aux 27, selon une source diplomatique.

Theresa May discute avec les dirigeants de l'UE à son arrivée au sommet de Bruxelles, le 13 décembre 2018
Theresa May discute avec les dirigeants de l'UE à son arrivée au sommet de Bruxelles, le 13 décembre 2018 ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

"Nous devons changer le sentiment que le +backstop+ peut être un piège dont le Royaume-Uni ne pourra sortir. Tant que nous ne le faisons pas, l'accord - notre accord - est en péril", a dit jeudi Mme May. Elle n'est pas entrée dans le détail des garanties qu'elle souhaitait obtenir.

Dans les "conclusions" du sommet, un texte sans valeur juridique contraignante, les 27 ont rappelé qu'ils n'accepteraient pas de "renégociation" du traité de divorce.

Pour rassurer les élus britanniques, ils ont simplement réaffirmé que le fameux "backstop" n'avait vocation à s'appliquer que "temporairement". Et ils se sont dits "fermement déterminés à travailler rapidement" d'ici au 31 décembre 2020, c'est-à-dire avant la fin de la période de transition qui doit suivre le départ britannique, pour éviter la mise en place de ce filet de sécurité.

"Si le filet de sécurité devait néanmoins être déclenché (...) l'Union ferait tout ce qui est en son pouvoir pour négocier et conclure rapidement un accord ultérieur qui (le) remplacerait", ont-ils encore ajouté.

Vote en janvier

Mais les Européens ont renoncé à ajouter un passage un temps envisagé, où ils auraient évoqué la possibilité "de nouvelles assurances" pouvant être offertes ultérieurement, une formulation qui déplaisait notamment à l'Irlande et à la France.

La route vers le Brexit
La route vers le Brexit ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Le risque aurait été "de donner implicitement l'impression" qu'une renégociation n'était pas totalement impossible à terme, a dit une source diplomatique.

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi que le vote parlementaire sur l'accord de Brexit conclu avec l'UE aurait lieu en janvier, alors que plusieurs députés demandaient qu'il soit organisé la semaine prochaine.

Face à la perspective d'un cuisant échec, Theresa May avait annoncé lundi, à la dernière minute, le report du vote sur l'accord prévu le lendemain devant la chambre des Communes, vent debout contre le texte.

La dirigeante conservatrice a ensuite survécu mercredi à un vote de défiance organisé par son propre parti, en majorité hostile à l'accord de divorce qu'elle a négocié avec l'UE.

Vendredi, le sommet se poursuit avec l'approbation attendue d'une réforme pour la zone euro, issue de 18 mois de débats à l'Eurogroupe et moins ambitieuse que ne le voulait la France.

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