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L'OMC, plus fragilisée que jamais, se réunit à Buenos Aires

| AFP | 313 | Aucun vote sur cette news
L'OMC se réunit à Buenos Aires du 10 au 13 décembre. C'est la première réunion ministérielle bisanuelle depuis l'élection de Donald Trump, qui l'attaque sans relâche depuis son arrivée à la Maison-Blanche
L'OMC se réunit à Buenos Aires du 10 au 13 décembre. C'est la première réunion ministérielle bisanuelle depuis l'élection de Donald Trump, qui l'attaque sans relâche depuis son arrivée à la Maison-Blanche ( THOMAS COEX / AFP )

Critiquée par les Etats-Unis, minée par des désaccords autour de la Chine, impuissante à relancer des négociations d'envergure: une Organisation mondiale du commerce (OMC) plus fragile que jamais se réunit à partir de dimanche en Argentine.

C'est à Buenos Aires, du 10 au 13 décembre, que l'organisation tient sa réunion ministérielle bisannuelle, la onzième du genre mais surtout la première depuis l'élection de Donald Trump, qui l'attaque sans relâche depuis son arrivée au pouvoir.

Sous l'influence d'un président qui prône "l'Amérique d'abord", l'administration Trump a fait de l'OMC, institution multilatérale par excellence avec ses 164 pays membres, une cible privilégiée.

Washington n'exclut pas de renégocier les accords commerciaux conclus sous son égide, et se voit reprocher de bloquer des nominations au sein de l'organisme de règlement des conflits propre à l'OMC. Une attitude "très inquiétante", estime un haut fonctionnaire français interrogé par l'AFP.

Cet organisme, l'une des raisons d'être de l'OMC, arbitre les nombreux conflits entre gouvernements sur les subventions ou les droits de douane. Il joue par exemple un rôle important dans la guerre commerciale que se livrent l’avionneur américain Boeing et son concurrent européen Airbus.

Washington estime que ce juge de paix du commerce international n'est pas efficace, et a maintes fois promis une approche "plus agressive" pour défendre ses intérêts. Ce sujet très sensible du règlement des différends n'est toutefois pas officiellement à l'ordre du jour de la réunion.

- impuissance -

Dans un briefing fin novembre, le directeur général de l'OMC Roberto Azevedo a laissé percer un certain fatalisme à propos de ce rendez-vous argentin: "Il y a plusieurs sujets sur la table. Il n'y a aujourd'hui de convergence sur aucun d'entre eux. Nous aurons peut-être des convergences sur certains sujets, ou pas. Je ne sais pas."

Il a toutefois voulu croire que "Buenos Aires ne sera qu'une étape supplémentaire dans la direction d'une libéralisation du commerce."

"Il n'y a pas grand-chose à attendre de ce sommet", estime, plus expéditif, Philippe Chalmin, professeur à l'université Paris Dauphine.

La perte de vitesse de l'OMC se traduit de diverses manières. D'abord, elle est incapable depuis plus de quinze ans de faire commencer le grand cycle de négociations, dit "de Doha". Ensuite, elle est taxée d'impuissance à régler les désaccords entre certains membres et la Chine, entrée dans ses rangs en 2001.

Pékin réclame d'être vue par l'OMC comme une "économie de marché", mais les Européens et les Etats-Unis, pour une fois sur la même longueur d'onde, s'opposent à la reconnaissance officielle de ce statut, qui réduirait leur capacité à prendre des mesures contre le dumping chinois.

Américains et Européens reprochent en effet à Pékin de soutenir excessivement ses industriels, ce qui leur permet de vendre par exemple leur acier ou leur aluminium à des prix dérisoires.

L'Union européenne vient d'ailleurs tout juste de se doter d'un nouvel arsenal de sanctions tarifaires conçu sur mesure contre la Chine.

- un résultat concret possible -

Certains participants espèrent pourtant que le multilatéralisme marquera un point à Buenos Aires, avec une avancée au moins symbolique des négociations commerciales entre les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) et l'Union européenne.

Et ce, même si la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a laissé entendre mardi que les négociations que les deux parties espéraient conclure cette année, se prolongeraient en 2018. Les deux parties peineraient notamment à s'entendre sur le commerce du boeuf et de l'éthanol.

Un diplomate européen, interrogé à Buenos Aires, veut pourtant croire que le discours protectionniste américain aura, par ricochet, "un effet dopant sur les négociations d'accords commerciaux" contournant les Etats-Unis.

Comme pour lui donner raison, l'UE et le Japon ont annoncé vendredi avoir "finalisé" un grand accord de libre-échange. Outre les négociations UE-Mercosur, les tractations vont bon train pour relancer un vaste accord de libre échange Asie-Pacifique (TPP) dont les Etats-Unis sont sortis brutalement.

Par ailleurs, la réunion de l'OMC pourrait malgré tout accoucher d'un résultat concret.

Dans un entretien publié vendredi par le quotidien suisse Le Temps, la diplomate argentine Susana Malcorra, qui présidera les discussions à Buenos Aires, estime que les conditions sont réunies pour "une première décision sur la pêche illégale", sujet de préoccupation majeur pour certains pays émergents et en développement.

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