En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 924.89 PTS
-1.21 %
4 905.5
-0.08 %
SBF 120 PTS
3 923.96
-
DAX PTS
11 066.41
-
Dowjones PTS
24 465.64
-2.21 %
6 526.96
+0.00 %
1.138
+0.12 %

Washington rétablit ses sanctions "implacables", que Téhéran promet de "contourner"

| AFP | 609 | Aucun vote sur cette news
Le président iranien Hassan Rohani, le 26 septembre 2018 à New York
Le président iranien Hassan Rohani, le 26 septembre 2018 à New York ( Jim WATSON / AFP/Archives )

Les Etats-Unis ont promis lundi d'exercer une pression "implacable" pour faire plier l'Iran, qui entend "contourner avec fierté" les sanctions draconiennes rétablies par Washington contre ses secteurs pétrolier et financier.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dévoilé la liste des huit pays autorisés, pendant encore six mois au moins, à continuer d'acheter du pétrole à Téhéran: la Chine, l'Inde et la Turquie (les premiers importateurs de brut iranien avec l'Union européenne), ainsi que le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l'Italie et la Grèce.

L'administration de Donald Trump, qui a claqué la porte en mai de l'accord de 2015 censé empêcher l'Iran de fabriquer la bombe atomique, a terminé lundi de rétablir toutes les sanctions levées après sa signature.

De telles dérogations, au motif que ces pays se sont engagés à réduire leurs achats, avaient déjà été octroyées par l'administration démocrate de Barack Obama de 2012 à 2015.

Mais l'actuel gouvernement républicain se veut beaucoup plus strict et affiche l'objectif de ramener à zéro les exportations iraniennes de brut, qui assurent 40% des recettes de l'Etat iranien. Elles ont déjà baissé d'environ un million de barils par jours (mbj) depuis mai, à 1,6 mbj en septembre.

"Je pourrais ramener le pétrole iranien à zéro immédiatement mais je ne veux pas créer un choc sur le marché, je ne veux pas faire monter les prix", a justifié le président des Etats-Unis, tout en vantant "les sanctions les plus dures jamais imposées".

- Swift "suspend" des banques -

Donald Trump le 8 mai 2018, après avoir décrété le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien
Donald Trump le 8 mai 2018, après avoir décrété le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien ( SAUL LOEB / AFP/Archives )

Côté finances, 50 banques iraniennes ont notamment été placées sur la liste noire américaine, qui compte désormais 700 personnes et entités supplémentaires en lien avec l'Iran --davantage que celles qui en avaient été retirées en 2015.

Ces sanctions s'apparentent à un chantage: les pays et entreprises étrangères voulant garder accès au marché américain doivent cesser de commercer avec Téhéran. Beaucoup ont donc déjà choisi les Etats-Unis.

Le circuit bancaire international Swift, ossature du système financier mondial, dont l'administration Trump souhaite déconnecter l'Iran comme c'était le cas de 2012 à 2016, a ainsi annoncé lundi la suspension de l'accès de certaines banques iraniennes à son réseau, évoquant une décision "regrettable".

Le président Trump assure être prêt à discuter avec les dirigeants de la République islamique pour conclure un "meilleur accord", "plus complet", sur la base de douze conditions énoncées par Washington: des restrictions beaucoup plus dures à son programme nucléaire, la fin de la prolifération de missiles et de son interventionnisme jugé "déstabilisateur" au Moyen-Orient.

Tant que l'Iran n'aura pas "pris un virage à 180 degrés", "nous exercerons une pression implacable sur le régime", a martelé lundi Mike Pompeo.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a prévenu que "la pression maximale" continuerait de "s'accroître", notamment si les Iraniens tentaient "de contourner les sanctions".

Les principaux importateurs de pétrole iranien
Les principaux importateurs de pétrole iranien ( Selim CHTAYTI / AFP )

Or, le président iranien Hassan Rohani a justement promis lundi, dans un discours télévisé, de "contourner avec fierté" ces "sanctions illégales et injustes".

"Je ne pense pas que dans l'histoire américaine il y ait eu jusqu'à présent quelqu'un à la Maison Blanche qui contrevienne à ce point au droit et aux conventions internationales", a-t-il clamé, évoquant une "guerre économique".

- Nucléaire civil épargné -

La bataille se joue en effet aussi sur le terrain de la communication.

Samedi, le guide suprême d'Iran Ali Khamenei a accusé Donald Trump d'avoir "discrédité" les Etats-Unis qui, selon lui, seront les ultimes perdants de cette politique.

"L'Iran va mal", a au contraire relevé dimanche le président américain, dont Téhéran est la principale bête noire et qui voue l'accord sur le nucléaire aux gémonies.

"Quand j'ai pris mes fonctions, juste avant, on pensait que l'Iran allait dominer tout le Moyen-Orient (...). Plus personne n'en parle aujourd'hui", a-t-il ajouté, sans préciser quels faits lui permettaient de tirer une telle conclusion.

Malgré une économie en difficulté, de nombreux experts estiment que l'Iran va pour l'instant résister, d'autant que, contrairement à la période pré-2015, les Etats-Unis sont assez isolés.

Les Européens, pourtant alliés des Américains, tiennent à préserver un accord sur le nucléaire qu'ils jugent indispensable à la sécurité mondiale et, pour éviter que Téhéran ne le quitte à son tour et ne relance sa course à l'arme atomique, promettent de l'aider à contourner les sanctions.

Moscou dit aussi vouloir "élargir la coopération économique, commerciale et financière avec l'Iran en dépit des sanctions américaines".

Un Iranien brûle un dollar lors d'une manifestation le 4 novembre 2018 à Téhéran marquant le 39e anniversaire de l'occupation de l'ambassade américaine
Un Iranien brûle un dollar lors d'une manifestation le 4 novembre 2018 à Téhéran marquant le 39e anniversaire de l'occupation de l'ambassade américaine ( ATTA KENARE / AFP )

Alors qu'ils mettent depuis des semaines l'accent sur leurs sanctions et leur "pression maximale", les Etats-Unis ont toutefois assez discrètement pris lundi des mesures pour permettre la survie de l'accord de 2015, en autorisant malgré les sanctions les trois projets en cours dans le nucléaire civil iranien, à Arak, Buchehr et Fordo.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/11/2018

Après avoir obtenu l'autorisation réglementaire nécessaire, Amundi annonce le lancement d'un programme de rachat d'actions, via un mandat conclu avec...

Publié le 20/11/2018

A l'issue de cette cession, la participation d'Axa au capital d'EQH diminue, passant de 72,2% des actions ordinaires d'EQH en circulation à 59,3%...

Publié le 20/11/2018

Son appareil est un dispositif d'épuration d'air dédié aux grands volumes intérieurs...

Publié le 20/11/2018

Statum, co-dirigée notamment par Brice Aquilina (ex I-prospect) vient renforcer l'offre Média du Groupe...