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L'Iran en récession annonce une découverte pétrolière géante

| AFP | 1070 | 4.20 par 5 internautes
Photo distribuée par la présidence iranienne montrant Hassan Rohani lors d'un discours prononcé à Yazd, dans le centre du pays, le 10 novembre 2019
Photo distribuée par la présidence iranienne montrant Hassan Rohani lors d'un discours prononcé à Yazd, dans le centre du pays, le 10 novembre 2019 ( HO / Iranian Presidency/AFP )

"Un petit cadeau du gouvernement au peuple": le président iranien Hassan Rohani a annoncé dimanche la découverte d'un gisement pétrolier susceptible d'accroître d'un tiers les réserves nationales, une "bonne nouvelle" pour un Iran confronté aux sanctions économiques américaines.

"Nous avons trouvé un gisement de pétrole contenant (des réserves estimées à) 53 milliards de barils", a déclaré M. Rohani lors d'un discours à Yazd (centre).

Une telle découverte est susceptible d'augmenter d'un tiers les réserves prouvées du pays. Celles-ci étaient de 155,6 milliards de barils fin 2018, selon la dernière édition du "Bilan statistique de l'énergie mondiale" publié par le groupe BP.

Cela classait l'Iran au quatrième rang mondial derrière le Venezuela, l'Arabie saoudite et le Canada. La nouvelle serait susceptible de lui faire gagner un rang.

Le gisement, large de 2.400 km2 et profond de 80 mètres, s'étend selon M. Rohani "de Bostan à Omidiyeh", deux villes de la province du Khouzestan, dans le sud-ouest.

C'est "un petit cadeau du gouvernement au peuple d'Iran", a déclaré M. Rohani, alors que l'économie du pays souffre des sanctions économiques rétablies contre la République islamique par les Etats-Unis depuis 2018.

Le PIB iranien devrait ainsi chuter de 9,5% cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI).

"Champ magnifique"

Au quotidien, les Iraniens sont confrontés à une inflation à deux chiffres, en reflux progressif néanmoins, et à une dévaluation du rial qui renchérit fortement le prix des importations.

Le FMI prévoit cependant une stabilisation du PIB l'an prochain.

M. Rohani a profité de l'annonce de la "bonne nouvelle" pétrolière pour assurer que l'économie iranienne se stabilisait déjà: "Notre peuple a traversé des jours difficiles l'an dernier (mais) je pense que l'Amérique désormais n'a plus d'espoir", a-t-il lancé.

"Nous annonçons aujourd'hui à l'Amérique que nous sommes une nation riche, et qu'en dépit de votre hostilité et de vos sanctions cruelles, les ouvriers et les ingénieurs iraniens du pétrole ont découvert ce champ magnifique", a ajouté le président iranien.

Reste à savoir comment le pays pourra profiter de cette découverte.

Conséquence du rétablissement de sanctions américaines contre la République islamique dans la foulée de la sortie unilatérale des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne, l'Iran a les plus grandes difficultés à écouler son pétrole à l'étranger.

En mai, Washington a notamment mis fin aux exemptions qu'il accordait aux huit principaux acheteurs de pétrole iranien, renforçant la pression sur des pays comme la Chine, l'Inde et la Turquie pour trouver d'autres fournisseurs de brut que l'Iran.

Téhéran a rétorqué aux sanctions américaines en réduisant progressivement ses engagements sur le nucléaire.

"Cas à 2,7 milliards de dollars"

L'Iran a ainsi annoncé jeudi avoir repris des activités d'enrichissement d'uranium dans son usine souterraine de Fordo, qui étaient gelées en vertu de l'accord de 2015.

Entre un drone américain abattu en juin par l'Iran, des saisies croisées de pétroliers, et des attaques contre des navires étrangers attribuées à l'Iran mais démenties par Téhéran, la région du Golfe est sous haute tension depuis six mois.

En septembre, l'Iran, bien qu'il s'en soit défendu, a été accusé d'être derrière une attaque contre des installations pétrolières majeures en Arabie saoudite. Celle-ci a été revendiquée par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

Dimanche, M. Rohani est par ailleurs revenu sur les cas des spéculateurs s'étant enrichis avec la crise dans le pays, jugés par dizaines ces dernières années et pour certains exécutés.

Il a appelé la justice à "expliquer à la population les cas de corruption à plusieurs milliards de dollars". "Où est passé l'argent?", a-t-il demandé.

M. Rohani a notamment évoqué "un cas à 2,7 milliards de dollars" dont le suspect a été "arrêté, condamné à mort et est actuellement en prison", mais dont l'argent qu'il aurait détourné est encore dans la nature.

Le président faisait apparemment allusion à l'homme d'affaires Babak Morteza Zanjani, reconnu coupable en 2016 d'avoir détourné, sous l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, 2,7 milliards de dollars.

"Dans ce gouvernement, ni un rial (la monnaie iranienne) ni un dollar ne seront perdus. Cela appartient au passé", a ajouté M. Rohani, semblant lancer une pierre dans le jardin de son prédécesseur.

M. Zanjani avait notamment fait fortune en aidant l'ancien gouvernement à contourner l'interdit sur les ventes de pétrole iranien, dans le cadre des sanctions internationales antérieures à l'accord de Vienne.

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