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L'industrie automobile réunie à Paris, entre prospérité et angoisses

| AFP | 429 | 5 par 1 internautes
La Renault EZ-Ultimo, exposée le 2 octobre 2018 à l'occasion des journées presse du Mondial de l'Automobile à Paris.
La Renault EZ-Ultimo, exposée le 2 octobre 2018 à l'occasion des journées presse du Mondial de l'Automobile à Paris. ( ERIC PIERMONT / AFP )

Le secteur automobile s'est retrouvé mardi à Paris pour le Mondial de l'Auto, fête assombrie cette année par l'absence de grandes marques, d'épineux défis technologiques à venir et l'épouvantail d'un Brexit "dur".

Des milliers de journalistes et professionnels ont convergé dès l'aube vers le parc des Expositions de la Porte de Versailles, où après deux journées réservées à la presse, la 120e édition du salon ouvrira ses portes jeudi au grand public jusqu'au 14 octobre.

Jouant à domicile, les constructeurs français ont rivalisé de nouveautés: Renault a dévoilé son prototype de véhicule robotisé "EZ Ultimo" au design de science-fiction, tandis que Peugeot se taillait un franc succès avec l'"E-Legend", une réinterprétation moderne, électrique et autonome, de la 504 coupé de 1969.

Chez DS, autre marque du groupe PSA, les journalistes attendaient leur tour pour s'asseoir au volant de la "DS3 Crossback", un SUV (4x4 urbain) compact, tendu de cuir à l'intérieur et bardé des dernières technologies d'aide à la conduite.

La Ferrari Monza SP1, exposée le 2 octobre 2018 à l'occasion des journées presse du Mondial de l'Auto à Paris.
La Ferrari Monza SP1, exposée le 2 octobre 2018 à l'occasion des journées presse du Mondial de l'Auto à Paris. ( ERIC PIERMONT / AFP )

Le salon fait aussi la part belle au rêve, avec un stand Ferrari garni de voluptueux bolides, ou encore l'exposition de modèles Aston Martin, Lamborghini et Bugatti. Mais certains amateurs risquent de rester sur leur faim, étant donné la longue liste des absents.

De General Motors à Fiat Chrysler en passant par Ford et la marque Volkswagen, la liste des défections s'est allongée, un phénomène qui n'est pas l'apanage de Paris puisque Francfort, organisé en alternance tous les deux ans, était aussi touché l'année dernière.

Pour les présents, il était du reste difficile de donner le change face aux inquiétudes qui traversent le secteur, après des années de croissance ininterrompue sur les trois principaux marchés mondiaux (Chine, Amérique du Nord et Europe).

"Le marché américain a passé son point haut", a affirmé mardi le PDG de BMW, Harald Krüger. Et "le marché baisse en Chine sur les deux derniers mois", tandis qu'en Europe, la croissance est menacée par l'arrivée des dernières normes d'homologation et surtout le cauchemar que constituerait un Brexit sans accord commercial en avril 2019.

Depuis juillet, l'équipementier allemand Continental, puis les champions allemands du haut de gamme Daimler et BMW ont tour à tour revu à la baisse leurs prévisions pour 2018.

- "Temps difficiles" à venir -

Le Brexit "laisse des traces" a admis M. Krüger, affirmant se préparer "à une situation difficile".

"Nous sommes dans une situation d'incertitude", a abondé le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn, pour qui ce "manque de visibilité" contraint les constructeurs à "geler" leurs projets liés au Royaume-Uni.

"S'il n'y a pas de +deal+ (...) on sera renvoyés chacun à nos propres responsabilités. La mienne, ce sera de protéger mon entreprise et je prendrai toute décision utile pour cela, de la manière la plus humaniste possible, avec la plus grande qualité de dialogue avec mes partenaires sociaux", a prévenu pour sa part le président du directoire de PSA, Carlos Tavares.

Le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos Ghosn présente la Renault Z-KE destinée au marché chinois, le 1er octobre 2018 à Paris.
Le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos Ghosn présente la Renault Z-KE destinée au marché chinois, le 1er octobre 2018 à Paris. ( ERIC PIERMONT / AFP )

"Toutes les entreprises se préparent au pire, et espèrent le meilleur", a constaté M. Ghosn, disant toutefois espérer que "la raison l'emportera", à l'exemple de la conclusion d'un nouvel accord de libre-échange nord-américain en début de semaine.

Les guerres commerciales déclenchées par le président américain Donald Trump avec notamment la Chine menacent de faire peser des coûts exorbitants sur la filière en la contraignant à revoir la répartition de ses usines dans le monde.

Les sanctions contre l'Iran ont aussi privé les groupes européens, et notamment français, d'un débouché prometteur, tandis que la chute des devises de plusieurs pays émergents pèse sur les comptes.

Ferdinand Dudenhöffer, directeur de l'institut allemand Center Automotive Research (CAR) prévoit "des temps difficiles pour l'industrie automobile". Il anticipe une baisse des ventes mondiales de 1,4% l'an prochain, avec un recul de 4% aux Etats-Unis et en Chine.

Autre défi pour le secteur, l'évolution des normes environnementales et le déclin rapide du diesel, qui contraint les constructeurs à électrifier leur gamme. Peugeot, notamment, présente sur son stand une série d'hybrides rechargeables.

Renault, pionnier et leader de l'électrique, a présenté lundi soir sa nouvelle K-ZE, petite citadine à batteries pensée d'abord pour l'Empire du Milieu. Audi, avec sa nouvelle E-Tron, et Mercedes, avec l'EQC, répondent enfin à l'américain Tesla, qui expose sa Model 3 attendue pour 2019 en Europe.

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