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L'ex-directeur du FMI Rodrigo Rato définitivement condamné à quatre ans et demi de prison

| AFP | 188 | Aucun vote sur cette news
L'ancien directeur du FMI Rodrigo Rato à Madrid, le 16 octobre 2014
L'ancien directeur du FMI Rodrigo Rato à Madrid, le 16 octobre 2014 ( DANI POZO / AFP/Archives )

Ancien directeur du FMI et homme fort déchu de la droite espagnole, Rodrigo Rato devrait être incarcéré après sa condamnation définitive à quatre ans et demi de prison pour avoir détourné des fonds des banques qu'il dirigeait, une affaire qui avait outré l'Espagne en crise.

La Cour suprême espagnole a confirmé définitivement mercredi la condamnation de Rodrigo Rato, 69 ans. Il devrait donc être écroué dans les prochaines semaines.

Comme M. Rato, de hauts dirigeants de Caja Madrid, devenue Bankia en 2010, ont disposé de cartes bancaires dont ils se servaient librement pour leurs frais personnels.

Pleins d'essence, courses au supermarché, coûteux voyages, achat de sacs de luxe ou soirées en discothèque, ils ont agi "comme si l'argent était à eux", ont estimé les juges de la Cour suprême.

Au total, entre 2003 et 2012, plus de 12 millions d'euros auraient été détournés grâce à ce système, dont 2,6 millions sous la présidence de M. Rato, qui a dirigé Caja Madrid puis Bankia entre 2010 et 2012.

L'Audience nationale, haut tribunal chargé entre autres des affaires de corruption, avait condamné en février 2017 en première instance M. Rato dans cette affaire des "cartes black", devenue un symbole des excès des puissants quand l'Espagne s'enfonçait dans la crise.

Le parti de gauche radicale Podemos, né de l'indignation contre la classe dirigeante du pays, a "applaudi" sur Twitter sa condamnation et celle des autres ex-dirigeants de la banque.

- Du 'miracle économique' à la prison -

Car Rodrigo Rato, vice-président et ministre de l'Économie du gouvernement conservateur de José Maria Aznar (1996-2004), incarne la désillusion de l'Espagne frappée de plein fouet par la crise de 2008 et l'éclatement de sa bulle immobilière.

Lorsqu'il était ministre, il était présenté comme l'artisan du "miracle économique espagnol" et le possible successeur d'Aznar à la tête du Parti populaire.

Son succès lui avait valu de devenir directeur du Fonds monétaire international, jusqu'en 2007.

Passé dans le privé, il avait pris la direction de Caja Madrid, devenue Bankia après sa fusion avec d'autres caisses d'épargne, alors que l'Espagne s'enfonçait dans la récession.

Caja Madrid a fait justement partie des banques les plus pointées du doigt pour avoir imprudemment concédé des prêts immobiliers à tout-va, entretenant la bulle spéculative.

Mais sa gestion de la banque a marqué le début de sa chute. Selon les magistrats de la Cour suprême, il a hérité de son prédécesseur Miguel Blesa le système "perverti à l'origine" des cartes occultes, "en le maintenant et l'étendant".

Miguel Blesa, condamné en première instance à la plus lourde peine dans l'affaire des cartes bancaires -six ans de prison-, s'était suicidé avec un fusil de chasse en juillet 2017.

Après cette condamnation définitive, Rodrigo Rato n'en a pas fini avec la justice: il attend d'être jugé pour escroquerie dans une affaire concernant l'entrée en Bourse catastrophique de Bankia.

Il est accusé d'avoir falsifié les comptes de la banque pour obtenir le feu vert des autorités à cette introduction, célébrée en grande pompe en juillet 2011.

Le cours de la banque avait perdu 80% dans l'année suivant l'introduction, et l'État espagnol, au plus mal, avait dû nationaliser Bankia et y injecter 22 milliards d'euros issus d'un prêt européen pour la sauver.

Il est, enfin, poursuivi pour blanchiment.

Et signe de sa déchéance politique, l'ancien artisan du "miracle économique" a été expulsé en 2014 de son parti... lui-même condamné en mai comme personne morale dans une tentaculaire affaire de corruption qui a entraîné la chute du chef du gouvernement Mariano Rajoy.

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