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L'Europe fidèle à la future Ariane 6 malgré les succès du réutilisable

| AFP | 411 | Aucun vote sur cette news
Emmanuel Macron sur le site de construction de la future Ariane 6, à Kourou, le 27 octobre 2017
Emmanuel Macron sur le site de construction de la future Ariane 6, à Kourou, le 27 octobre 2017 ( ALAIN JOCARD / AFP/Archives )

La filière spatiale européenne table sur la future Ariane 6 pour gagner en compétitivité mais n'envisage pas dans l'immédiat la réutilisation développée par son concurrent SpaceX, estimant que ce concept n'a pas encore fait la preuve de sa pertinence économique.

"Ce qui s'est passé l'an dernier va absolument dans le sens des choix stratégiques faits par l'Europe en 2014", lorsque fut prise la décision de lancer le programme Ariane 6, a assuré Stéphane Israël mardi, en présentant le bilan commercial 2017 d'Arianespace.

"On observe une forte dynamique du marché non géostationnaire, une forte demande institutionnelle (...) une forte demande pour Ariane 6 et Vega C", a-t-il poursuivi en mettant en avant la fiabilité des lanceurs européens.

"Donc les tendances du marché l'an dernier montrent à quel point il est urgent d'aller vers Ariane 6", qui sera 40% moins chère que l'actuelle Ariane 5.

Arianespace a été détrônée en 2017 par SpaceX, qui a réalisé 18 lancements, avec cinq réutilisations du premier étage de la fusée Falcon 9, contre 11 pour Arianespace.

La société californienne compte accélérer les cadences de tir d'environ 50% en 2018, soit de 25 à 30 missions au total, selon sa directrice générale Gwynne Shotwell.

Et pour réduire les coûts, elle table sur la réutilisation croissante du premier étage de sa fusée, qui revient désormais se poser au sol ou sur une barge en mer de façon quasi routinière.

Elle a effectué cette manœuvre avec succès à 19 reprises et réutilisé cette partie la plus coûteuse de la fusée plusieurs fois. Elon Musk, qui a créé SpaceX en 2002, estime que le premier étage pourrait être recyclé en 24 heures avant d'être réutilisé, permettant de réduire fortement les coûts qui ne représenteraient alors que le prix du carburant.

- Maîtriser la réutilisation -

Le jeu en vaut la chandelle, car le marché satellitaire devrait connaître une très forte croissance au cours des prochaines décennies. Selon une étude de Morgan Stanley publiée fin 2017, le chiffre d'affaires du secteur spatial devrait passer de 350 milliards de dollars en 2016 à 1.100 milliards en 2040.

Pour autant, insiste M. Israël, la preuve de la pertinence économique de la réutilisation reste à faire. Pour cela, "il faut à la fois faire énormément de lancements, que vous n'immobilisiez pas une partie importante de votre carburant pour revenir, que les coûts de remise en état soient limités. Tout ça c'est un ensemble."

SpaceX ne publie pas ses chiffres, mais son patron a déjà bousculé l'ensemble de l'industrie spatiale en cassant les prix, contraignant les Européens à réorganiser leur filière afin de regagner en compétitivité.

Mais il n'y a pas de miracle, et SpaceX est régulièrement accusée de vendre en partie à perte ses lancements sur le marché commercial, en s'appuyant sur la manne des lancements institutionnels américains, auxquels les Européens n'ont pas accès en vertu de la législation des Etats-Unis.

"Les équipes commerciales de SpaceX nous expliquent que les prix actuels sont en dessous des coûts de lancement et qu'avec le réutilisable, ils vont presque arriver au niveau de leurs coûts", confirme un industriel client de la société californienne, sous couvert de l'anonymat. "Elon Musk leur rend la vie dure" avec ses annonces, s'amuse-t-il.

Pour autant, la solution du réutilisable fait des émules. Russes, Chinois et Indiens ont dévoilé des projets de lanceurs réutilisables, sans qu'il soit possible d'en évaluer la pertinence.

En Europe, l'institut Montaigne, un think-tank basé à Paris, a plaidé fin 2017 pour accélérer l'optimisation de la filière et la mise en service d'Ariane 6, et appelé à "maîtriser dès que possible les principales briques technologiques de la réutilisabilité."

"Tout ce que nous faisons depuis 3-4 ans est marqué par cette concurrence", assure de son côté Stéphane Israël.

"Nous travaillons sur des technologies qui nous permettent de maîtriser les technologies de récupération et de réutilisation". Mais "nos cycles sont longs et à l'évidence, si nous devions aller dans cette direction, nous savons que ça prendra environ une dizaine d’années."

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