5 284.51 PTS
+0.33 %
5 271.00
+0.29 %
SBF 120 PTS
4 219.59
+0.27 %
DAX PTS
12 597.82
-0.02 %
Dowjones PTS
22 359.23
+0.00 %
5 934.91
-0.65 %
Nikkei PTS
20 296.45
-0.25 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

L'économie du Qatar subit la crise, mais reste robuste

| AFP | 297 | Aucun vote sur cette news
Des promeneurs  à Doha, le 2 juillet 2017
Des promeneurs à Doha, le 2 juillet 2017 ( / AFP/Archives )

Des restrictions imposées depuis plus de deux mois au Qatar par ses voisins commencent à avoir des effets négatifs sur l'économie de ce petit émirat gazier du Golfe, mais celle-ci est pour l'instant assez solide pour résister, assurent des analystes.

Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu avec le Qatar, accusé de "soutenir le terrorisme" et de se rapprocher de l'Iran, grand rival régional de Ryad. Ils ont fermé les liaisons aériennes et maritimes, sa seule frontière terrestre et drastiquement restreint les déplacements.

Dès l'embargo annoncé, l'allié turc et le voisin iranien ont livré des denrées à Doha.

"On n'a pas senti une grande différence", assure Mohamed Ammar, chef d'entreprise et conseiller à l'Association des entrepreneurs du Qatar (QBA), sans exclure des effets "à moyen terme ou long terme".

Pour Rachid ben Ali Al Mansouri, PDG de la Bourse du Qatar, le pire est passé. La deuxième place financière du Moyen-Orient a perdu plus de 7% le 5 juin et presque 10% en trois jours avant de se reprendre et fluctuer désormais environ 6% sous son niveau pré-crise.

Un courtier à la Bourse du Qatar à Doha, le 31 juillet 2017
Un courtier à la Bourse du Qatar à Doha, le 31 juillet 2017 ( STRINGER / AFP/Archives )

Le marché a été "surpris" et a réagi "comme n'importe quel marché", explique-t-il, assurant que "la confiance des investisseurs" est "toujours là".

Des chiffres montrent toutefois l'inquiétude des investisseurs, la crise semblant partie pour durer. Les agences de notation Fitch, Moody's et Standard and Poor's (SP) ont placé le Qatar sous surveillance négative, SP baissant même la note du pays.

"L'économie montre des faiblesses", estimait fin juillet l'agence Bloomberg, notant que les dépôts étrangers dans les banques qataries avaient chuté en juin comme jamais en deux ans.

Conséquence: un plongeon en juin de 30% par rapport à juin 2016 des réserves de changes, désormais à leur plus bas niveau depuis mai 2012.

"L'incertitude a conduit banques et fonds d'investissement à retirer leur argent du Qatar, entraînant une baisse des réserves, la Banque centrale tentant de soulager la pression sur les liquidités", explique à l'AFP Amy McAlistair d'Oxford Economics.

"La Banque centrale a également pioché dans ses réserves pour soutenir l'ancrage par rapport au dollar du riyal" qatari, malmenée depuis le début de la crise, poursuit-elle.

Anticipant que la crise pèsera sur l'activité, Oxford Economics a ramené de 3,4% à 1,4% sa prévision de croissance pour 2017 et a relevé de 1,5% à 1,8% celle de l'inflation, tirée par la hausse attendue des prix des produits importés, dont l'alimentaire.

Décollage d'un avion de la compagnie nationale Qatar Airways à l'aéroport international de Doha, le 20 juillet 2017
Décollage d'un avion de la compagnie nationale Qatar Airways à l'aéroport international de Doha, le 20 juillet 2017 ( STRINGER / AFP/Archives )

Outre leur impact sur le chiffre d'affaires et les bénéfices de la compagnie nationale Qatar Airways (annulation de vols, allongement des trajets), les restrictions aériennes menacent également la position de hub mondial acquis par l'aéroport international de Doha.

- 200 milliards d'investissements -

Mais des analystes soulignent aussi la solidité de l'économie. "Le Qatar est le pays le plus à même d'encaisser les coups au Moyen-Orient", dont il a "l'économie la plus stable et la situation financière la plus stable", souligne Andreas Krieg, analyste au King's College de Londres.

Le chantier du stade du Mondial-2022 d'Al-Wakrah, le 4 mai 2015 à Doha
Le chantier du stade du Mondial-2022 d'Al-Wakrah, le 4 mai 2015 à Doha ( MARWAN NAAMANI / AFP/Archives )

Ce pays minuscule (2,6 millions d'habitants, dont 80% d'étrangers) est le plus riche du monde par habitant (en parité de pouvoir d'achat), selon le FMI: abritant les 3e réserves de gaz de la planète, il est le 1er exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).

Même si la crise risque de renchérir l'organisation de "sa" Coupe du monde de football, en 2022, les 200 milliards de dollars d'investissements publics prévus en infrastructures soutiendront la croissance du Qatar ces prochaines années.

Surtout, l'émirat dispose d'un trésor d'environ 330 milliards de dollars, via les participations internationales de son fonds souverain, Qatar Investment Autorithy (QIA).

Les réserves dans lesquelles a pioché la Banque centrale ces dernières semaines "ne comprennent pas les actifs étrangers détenus par le fonds souverain", souligne Amy McAlistair. "L'impact ne devrait donc pas être aussi significatif que pourrait le suggérer la chute des réserves", ajoute-telle.

"Même s'il devait liquider certains investissements à l'étranger, il pourrait se le permettre, mais cela n'est pas au programme", assure à l'AFP M. Krieg pour qui le Qatar peut tenir tant que les exportations de GNL ne sont pas perturbées.

Une perturbation peu probable, selon des experts qui rappellent la dépendance des pays de la région au gaz qatari.

Il "faudra du temps pour mesurer le coût total des sanctions économiques sur l'économie", souligne Amy McAlistair, mais "le Qatar peut probablement supporter des sanctions économiques pendant plusieurs années".

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/09/2017

Les sociétés Aviva Investors Global Services Limited et Aviva Investors France, agissant de concert, ont déclaré avoir franchi en baisse, le 19...

Publié le 22/09/2017

Norges Bank (Banque Centrale de Norvège) a déclaré avoir franchi en hausse, le 21 septembre 2017, le seuil de 5% du capital de Mersen, et détenir 1...

Publié le 22/09/2017

Altarea Cogedim a posé la première pierre du programme de logements haut de gamme, Domaine de Gairaut à Nice...

Publié le 22/09/2017

    Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social Monthly information relating to the total number of voting rights…

Publié le 22/09/2017

La compagnie turque viserait 40 gris porteurs Airbus...

CONTENUS SPONSORISÉS