5 370.24 PTS
+0.17 %
5 367.00
+0.11 %
SBF 120 PTS
4 287.49
+0.11 %
DAX PTS
13 011.78
+0.13 %
Dowjones PTS
22 997.44
+0.18 %
6 122.61
+0.00 %
Nikkei PTS
21 363.05
+0.13 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

L'avion de combat européen, un geste politique pour le couple franco-allemand

| AFP | 390 | Aucun vote sur cette news
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron au Palais de l'Elysée, le 13 juillet 2017
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron au Palais de l'Elysée, le 13 juillet 2017 ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP )

En lançant jeudi le projet d'un avion de combat commun, Paris et Berlin impriment leur marque politique sur l'Europe de la défense, mais ne remettent pas en cause dans l'immédiat la rivalité entre le Rafale français de Dassault et l'Eurofighter transnational d'Airbus.

L'Elysée a annoncé jeudi que la France et l'Allemagne avaient décidé de développer un avion de combat "européen", destiner à remplacer leurs flottes actuelles respectives.

L'annonce, faite à l'issue d'un Conseil des ministres franco-allemand, marque une rupture avec la situation actuelle, dans laquelle Paris et Berlin ont chacune suivi leur voie en la matière, même si les deux capitales collaborent déjà dans d'autres domaines de défense comme les drones de renseignement.

"La France et l'Allemagne ont très peu coopéré dans l'aéronautique: la France était partie sur le Rafale en solo et l'Allemagne sur l'Eurofighter", rappelle Massi Begous, spécialiste de l'aéronautique au cabinet Roland Berger.

De fait, le paysage européen est dominé par deux modèles concurrents d'avions de combat, mis en service dans les années 2000: le Rafale de Dassault Aviation, un projet exclusivement français, et l'Eurofighter d'Airbus, développé en commun entre l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Italie.

Un avion Rafale, de l'avionneur Dassault, en démonstration de vol au dessus du Bourget, près de Paris, le 23 juin 2017
Un avion Rafale, de l'avionneur Dassault, en démonstration de vol au dessus du Bourget, près de Paris, le 23 juin 2017 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Contactés par l'AFP, Airbus comme Dassault s'abstenaient de commenter dans l'immédiat ce qui n'est pour l'heure qu'au stade de la déclaration d'intention par Paris et Berlin.

Mais, au sein du secteur, certains acteurs ne cachent pas leur satisfaction, jugeant logique que l'échelon transnational devienne la règle pour les futurs avions de combats européens.

Reste que "ce dont on parle, ce n'est pas clair: est-ce que l'on parle de remplacer les Eurofighter et les Rafale?", ce qui représenterait une échéance très lointaine, s'est interrogé M. Begous.

- Décennies -

L'Allemagne est confrontée à des considérations plus pressantes puisqu'elle cherche à remplacer sa flotte vieillissante de Tornado, un avion en service depuis les années 1980.

Un avion de combat Eurofighter, sur la base aérienne de Nörvenich, près de Cologne en Allemagne, le 21 mars 2016
Un avion de combat Eurofighter, sur la base aérienne de Nörvenich, près de Cologne en Allemagne, le 21 mars 2016 ( PATRIK STOLLARZ / AFP )

En mars, Airbus avait dit travailler sur le sujet et prévenait déjà que le projet ne pourrait aboutir que "dans le cadre d'une étroite collaboration européenne", sous la férule de la France et de l'Allemagne.

Mais il n'est pas avéré que ce soit ce qu'aient en tête la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron. Le chef d'Etat a évoqué jeudi une "révolution profonde" en ne faisant que tracer de grandes lignes, l'Elysée précisant qu'une feuille de route serait établie d'ici la mi-2018.

Pour Stéphane Albernhe, président du cabinet spécialisé Archery Strategy Consulting, les enjeux sont clairs: "ils ne touchent pas aux projets actuels".

Autrement dit, cette coopération annoncée ne va guère changer la donne dans l'immédiat, le calendrier s'écrivant plutôt en décennies.

"L'Eurofighter, c'est une mise en service en 2004, la durée de vie c'est 40 ou 50 ans... On est sur de la stratégie à cycle très long", souligne M. Albernhe. "Ce sera très certainement un avion de combat sans pilote."

En attendant d'en démêler les conséquences pour le secteur aéronautique, c'est avant tout sur le plan politique que s'inscrit cette annonce, par laquelle Paris et Berlin se placent en première ligne dans le concept souvent flou de défense européenne.

"Des accords bilatéraux entre deux, trois, quatre pays, ça marche, ça a déjà existé... Mais, là, c'est pour dire +la France et l'Allemagne, on va être la locomotive+", juge M. Albernhe.

"Ce qui est sous-entendu entre les lignes, c'est +L'Europe de la défense progressera si le binôme franco-allemand est fort+", a-t-il conclu, jugeant illusoire d'envisager des projets de ce type impliquant l'ensemble des pays de l'UE.

L'enjeu symbolique est d'autant plus important que plane l'ombre de l'américain F-35 de Lockheed Martin, qui est en train de faire son arrivée chez certaines armées européennes, notamment l'Italie.

"La question était de savoir s'il fallait par nécessité se tourner vers les constructeurs américains et la France et l'Allemagne viennent d'empêcher que cela se produise", a jugé Christian Mölling, expert en défense à la fondation Marshall. "C'étaient les seuls à pouvoir le faire."

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2017

Pour le 3ième trimestre 2017 notre chiffre d'affaires s'est élevé à  la somme de 890 748 EUR contre 898 125 EUR en 2016, soit une baisse de 0.82 % par rapport…

Publié le 18/10/2017

La société a été condamnée en première instance pour des faits remontant à 2009...

Publié le 18/10/2017

La belle publication semestrielle d'Antevenio permet au titre de progresser de 2,6% à 7,9 euros en début de séance...

Publié le 18/10/2017

Les ventes du troisième trimestre déçoivent

Publié le 18/10/2017

Le léger trou d'air rencontré par GL Events au troisième trimestre provoque de lourds dégagement sur le titre à l'ouverture...

CONTENUS SPONSORISÉS