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Le Maire jeudi chez Ascoval, qui attend toujours son repreneur

| AFP | 266 | Aucun vote sur cette news
Entrée de l'usine Ascoval à Saint-Saulve, le 5 novembre 2018
Entrée de l'usine Ascoval à Saint-Saulve, le 5 novembre 2018 ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire est attendu jeudi matin sur le site de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en redressement judiciaire, dont les 281 salariés ont appris mercredi qu'ils devraient encore patienter cinq semaines pour être fixés sur leur sort.

Au terme d'une brève audience à huis clos, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a renvoyé sa décision au 12 décembre. Le tribunal devra dire s'il donne son feu vert à la reprise de l'aciérie par le groupe franco-belge Altifort, opération apparemment en bonne voie.

Bruno Le Maire rencontrera jeudi les salariés et la direction de l'entreprise lors d'une visite qui débutera à 07H30.

Le nouveau délai accordé mercredi par la justice doit permettre de peaufiner l'offre de reprise d'Altifort et de trouver un accord avec Vallourec, actionnaire et principal client de l'aciérie.

"Toutes les parties ont bien conscience qu'il y a une dernière carte à jouer et qu'il faut encore du temps pour aller au bout", a dit, à l'issue de l'audience, Bruno Kopczynski, délégué CFDT et porte-parole de l'intersyndicale, assurant que le 12 décembre serait "l'audience finale".

Des personnels et syndicalistes de l'aciérie Ascoval brûlent des pneus lors d'une manifestation devant l'usine de Saint-Saulve, le 24 octobre 2018
Des personnels et syndicalistes de l'aciérie Ascoval brûlent des pneus lors d'une manifestation devant l'usine de Saint-Saulve, le 24 octobre 2018 ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

"Le délai de cinq semaines est bien. Cela permet à tout le monde de maintenir une pression pour accélérer les choses (....) Si on n'y arrive pas en cinq semaines, on n'y arrivera pas du tout", a-t-il ajouté.

"Les salariés sont maintenant impatients de connaître la conclusion de la dernière séance. Ils veulent savoir de quoi sera fait leur avenir", a réagi Nacim Bardi, délégué syndical CGT.

Après une semaine de blocage, les 281 salariés ont repris le travail lundi à l'aciérie de Saint-Saulve, qui fabrique des aciers spéciaux, créée en 1975 par le groupe de tubes en acier Vallourec, dont l'État est actionnaire.

- "Grand intérêt" -

Devenue Ascoval en 2017, l'aciérie de Saint-Saulve attend un repreneur depuis la liquidation judiciaire en février 2018 du groupe Asco Industries, à qui Vallourec avait cédé 60% de l'usine, tout en conservant 40% des engagements de commandes. Asco Industries est une holding, basée à Hagondange en Lorraine, ce qui explique que le tribunal de Strasbourg soit compétent pour Ascoval, même si l'usine se situe dans le Nord.

Le suisse Schmolz+Bickenbach avait acquis fin janvier 2018 la plupart des actifs d'Asco Industries, sans inclure Ascoval dans le périmètre de cette reprise. En conséquence, Acoval était parti à la recherche de son propre repreneur.

Bruno Kopczynski, le 31 octobre 2018  à Saint-Saulve
Bruno Kopczynski, le 31 octobre 2018 à Saint-Saulve ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP/Archives )

Fin octobre, l'horizon de l'aciérie s'était éclairci quand le projet de reprise de l'usine par Altifort avait été jugé "solide" et "crédible" par Bercy et le cabinet d'experts indépendants Roland Berger. Le gouvernement, qui y voit tout de même des "fragilités" persistantes, avait affirmé vouloir régler ce dossier d'ici à "début décembre".

"Il reste toujours à régler le problème Vallourec, concernant les bâtiments et le passif social, à boucler le financement et à compenser les volumes", actuellement achetés par Vallourec, a détaillé Bruno Kopczynski.

L'offre de départ d'Altifort impliquait que Vallourec maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes, mais le sidérurgiste a refusé, obligeant le gouvernement et le groupe franco-belge à travailler sur une proposition alternative avec des sources de financement et des clients supplémentaires.

Optimiste à la sortie de l'audience du tribunal à Strasbourg, le patron d'Altifort, Bart Gruyaert, a assuré que "beaucoup de clients se sont manifestés avec un grand intérêt".

"Je constate qu'aujourd'hui, on a plus d'intérêts que de capacités", a-t-il affirmé, affichant sa "confiance" que la date du 12 décembre soit "un délai suffisant pour boucler le dossier". "A condition que tout le monde travaille dans le même sens", a-t-il cependant averti.

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