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L'accord entre l'UE et le Mercosur face aux "contradictions" de Bolsonaro

| AFP | 246 | Aucun vote sur cette news
Les unes des journaux après l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil, le 29 octobre 2018 à Sao Paulo
Les unes des journaux après l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil, le 29 octobre 2018 à Sao Paulo ( Miguel SCHINCARIOL / AFP/Archives )

L'élection à la présidence brésilienne du populiste d'extrême droite Jair Bolsonaro jette une ombre sur l'accord de libre-échange péniblement négocié par l'Union européenne avec les pays du Mercosur, dont le Brésil est un pilier.

M. Bolsonaro a promis des mesures ultra-libérales sur le plan économique et semble se désintéresser du Mercosur, l'espace de libre-échange latino-américain, qui ne figure même pas dans son programme.

A l'inverse, il a dit avoir l'intention de "mettre l'accent sur les relations et accords bilatéraux".

"Il y a des signaux contradictoires. D'une part, (M. Bolsonaro) veut s'ouvrir au monde, ce qu'implique précisément l'accord commercial avec l'UE. Mais de l'autre, il n'a pas l'intention de faire du Mercosur l'axe de sa politique étrangère et commerciale", explique à l'AFP Carlos Malamud, de l'institut de recherche Elcano à Madrid.

Pour Cristina Terra, professeure à l'ESSEC Business School, Jair Bolsonaro "semble vouloir se rapprocher des pays développés, avec qui le Brésil a des intérêts commerciaux. C'est une rupture avec le Parti des travailleurs (au pouvoir entre 2003 et 2016), qui voulait se rapprocher des pays similaires en matière de développement et d'idéologie".

"En agissant ainsi, le futur gouvernement Bolsonaro met la balle dans le camp des partenaires du Mercosur pour que ces derniers --en particulier l'Argentine-- lui fassent la cour pour qu'il reste", analyse Christophe Ventura, chercheur à l'Iris, qui compare la manoeuvre à la remise en cause par Donald Trump du traité de libre-échange nord-américain Aléna dès son arrivée au pouvoir.

- "Expectative" -

L'UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) ont entamé voilà près de 20 ans des négociations en vue de conclure un accord commercial, appelé à devenir le plus important jamais signé par les Européens.

Ces discussions, proches d'aboutir, ont cependant patiné ces derniers mois, en particulier à cause de divergences entre l'UE et le Brésil.

"Nous sommes prêts à continuer à travailler avec la nouvelle administration", s'est borné à commenter cette semaine un porte-parole de la Commission européenne.

Les ministres du Commerce de l'UE ont prévu d'évoquer le sujet lors de leur prochaine réunion prévue le 9 novembre à Bruxelles.

Bolsonaro : ce qu'il veut faire
Bolsonaro : ce qu'il veut faire ( Valentina BRESCHI / AFP )

La position des Européens est d'autant plus délicate que Bruxelles entend faire de sa politique commerciale le vecteur de ses valeurs en matière environnementale ou sur les droits humains.

Or, M. Bolsonaro, un ancien militaire peu porté sur l'environnement, a séduit des millions d'électeurs avec un discours sécuritaire, en dépit de ses dérapages racistes, misogynes et homophobes.

- "Répression" -

C'"est évidemment un populiste d'extrême droite. Derrière lui, on voit l’ombre des militaires qui ont longtemps été au pouvoir au Brésil, constituant une dictature terrible", a estimé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, tranchant avec la prudence observée à Bruxelles.

"La répression et le conflit avec les défenseurs des droits de l'homme et de l'environnement vont augmenter, c'est évident", abonde l'analyste Christophe Ventura.

Dès lundi, le président français Emmanuel Macron appelait le Brésilien à respecter les "engagements de l'Accord de Paris sur le climat", lui qui avait menacé de s'en retirer, avant d'affirmer l'inverse.

M. Bolsonaro semble d'ailleurs avoir mis de l'eau dans son vin depuis son élection.

"Avant la campagne, il avait des propos déroutants, que je ne peux même pas répéter. Pendant la campagne, il était un peu plus raisonnable. Et là, dans ses premières interventions, il semble très raisonnable", relève Cristina Terra.

Signe d'un certain flottement à Bruxelles, une "lettre de félicitations" du président de la Commission Jean-Claude Juncker et de celui du Conseil européen Donald Tusk, n'avait toujours pas été envoyée mercredi, les deux responsables peinant à s'entendre sur son contenu, selon une source européenne.

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