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Krach du Bitcoin et des 'cryptos', les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent

| Boursier | 661 | Aucun vote sur cette news

Le jeu de massacre se poursuit sur les devises digitales

Krach du Bitcoin et des 'cryptos', les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
Credits Reuters

Le jeu de massacre se poursuit sur les devises digitales ce vendredi, au terme d'une semaine déjà mouvementée. Les craintes liées au durcissement de la régulation (qui pourrait pourtant être bénéfique aux 'cryptos' à long terme) et les diverses affaires récentes, dont surtout le piratage record de Coincheck, ont accéléré les 'ventes panique', sur ce marché des devises numériques toujours aussi émotif.

Le Bitcoin trébuche ce jour de 16% supplémentaires à 8.418$ selon Coinmarketcap. Il perd un quart de sa valeur depuis sept jours et plus de 57% depuis ses pics historiques récents, inscrits mi-décembre.

L'Ethereum abandonne actuellement 21% à 893$, après avoir tenté de résister à la purge hier jeudi. Sur une semaine, l'Ether limite toutefois la casse, en retrait de 14%, ce qui reste honorable en comparaison de la majeure partie des autres cryptomonnaies.

Le Ripple plonge de... 32% à 0,75$ et dévisse de pratiquement 40% sur sept jours, alors que la 'crypto' centralisée était pourtant la 'star' de la fin d'année 2017. Le Ripple évoluait encore début janvier sur les 3$ ! Il vient donc de perdre trois quarts de sa valeur en quelques jours.

Le Bitcoin Cash décroche de 20% à 1.145$. Le Cardano chute de 37%, le Stellar de 31% et le Litecoin de 22%. Le NEM, qui a fait parler de lui tout récemment après le piratage record de la plateforme Coincheck, s'effondre encore 32% à 0,51$.

L'Inde veut éradiquer les mauvais usages des 'cryptos'

Arun Jaitley, le Ministre indien des finances, a précisé devant le Parlement local que le gouvernement allait prendre toutes les mesures nécessaires, afin de s'attaquer aux 'crypto-actifs' liés au financement d'activités irrégulières et de retirer les crypto-devises utilisées dans le cadre du système de paiement. Cette intervention a été considérée comme une volonté de l'Inde d'interdire totalement les 'cryptos'.

Facebook interdit les publicités pour les crypto-devises

Le réseau social californien Facebook interdit de son côté purement et simplement les publicités faisant la promotion des crypto-devises, des ICO (Initial Coin Offerings - levées de fonds en monnaie numérique) et des options binaires. Selon la compagnie, ces publicités sont en effet fréquemment associées à des pratiques promotionnelles trompeuses ou mensongères.

Bitfinex, plateforme phare de négociation, inquiète

Les régulateurs américains s'intéressent à deux acteurs des cryptomonnaies, dont les activités posent un certain nombre de questions. L'agence 'Bloomberg' a ainsi révélé que Bitfinex et Tether, deux sociétés dirigées par le même directeur général, avaient été assignées par la Commodity Futures Trading Commission.

Bitfinex est un plateforme d'échange de devises digitales, tandis que Tether est l'émetteur de la cryptomonnaie éponyme. Le Tether est la 22ème devise numérique par sa capitalisation, qui s'élève à environ 2,3 milliards de dollars. La 'crypto' Tether est adossée au dollar (sa valeur est stable à 1$). La firme assure posséder assez de billets verts en réserve pour couvrir les 'jetons' en circulation... Certains experts doutent que la société possède réellement ces 2,3 Mds$. Tether a rompu ses liens avec le cabinet d'audit Friedman LLP, qui avait entrepris d'examiner ses comptes.

Ni Tether, ni Bitfinex n'ont communiqué publiquement la localisation de leur siège, les identités de leurs dirigeants ou leurs données financières. La maison mère de Bitfinex, iFinex Inc., est enregistrée aux Iles Vierges britanniques, et se dit basée à Hong Kong... Ce manque de clarté nuit donc clairement au secteur, d'autant qu'il est possible que le produit des Tether ait été réinvesti en Bitcoins, alimentant la hausse antérieure de la reine des 'cryptos'.

Le piratage record de Coincheck rappelle les risques

La NEM Foundation continue de 'suivre' les NEM dérobés par les 'braqueurs' digitaux de la plateforme d'échange japonaise Coincheck, grâce au système de traçabilité de la blockchain. Cette affaire constituait un piratage record dans le milieu des 'cryptos', les NEM dérobés représentant un montant de 530 millions de dollars au moment du larcin. Selon la 'fondation', les malfaiteurs tenteraient d'opérer des transactions multiples afin d'écouler le butin virtuel. Les 'jetons' XEM sont tracés depuis plusieurs jours par la fondation, qui explique que les voleurs ont essayé de déplacer les unités sur six échanges différents, afin de les revendre. Jeff McDonald, le vice-président de la fondation, basé à Singapour, ajoute que les plateformes que les hackers ont ciblées pour se débarrasser des NEM seront contactées...

Le NEM est une cryptomonnaie et une plateforme blockchain lancée début 2015. Cette blockchain est testée par des institutions financières et firmes privées, plus particulièrement en Asie. La crypto-devise NEM a subi un piratage majeur sur la plateforme japonaise Coincheck. 523 millions de 'jetons' ont été dérobés pour un montant totalisant environ 530 millions de dollars (58 milliards de yens) - sur la base des cours 'cotés' au moment du 'casse'. Environ 260.000 utilisateurs de Coincheck auraient été touchés. Coincheck entend les rembourser en totalité.

Coincheck a été vivement critiqué par les autorités japonaises, pour sa faible gouvernance et sa sécurité trop légère. Après ce piratage record, le régulateur financier japonais a promis une inspection générale des plateformes locales d'échange de cryptomonnaies. La FSA (Financial Services Agency) japonaise a demandé à Coincheck d'apporter à ses opérations les améliorations nécessaires. Le régulateur japonais attend de Coincheck un rapport détaillé au sujet du piratage. Les mesures de prévention devront être précisées le 13 février. La FSA doit par ailleurs déterminer si Coincheck dispose de fonds suffisants pour tenir ses promesses de remboursement, autrement dit si le groupe a encore les reins suffisamment solide après ce coup dur, qui a considérablement affecté sa réputation.

Rien à voir avec Mt. Gox ?

L'affaire Coincheck rappelle au Japon le triste souvenir de l'affaire Mt. Gox, plateforme dont l'effondrement en 2014 avait semé le trouble dans le petit monde des 'cryptos'. Mt. Gox, dirigée alors par le Français Mark Karpelès, était... la principale plateforme d'échange de Bitcoin. Au sommet de sa gloire, Mt. Gox représentait jusqu'à 80% du volume total de trading en bitcoins. En février 2014, la plateforme avait mis brutalement un terme à son activité, après la perte de 850.000 bitcoins, qui représentaient à l'époque environ 400 millions de dollars. L''échange' japonais s'était écroulé, insolvable.

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