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Juncker veut protéger l'UE des investissements étrangers dans les secteurs clés

| AFP | 88 | Aucun vote sur cette news
 M. Juncker lors de son discours-programme annuel sur l'état de l'UE à Strasbourg, le 13 septembre 2017
M. Juncker lors de son discours-programme annuel sur l'état de l'UE à Strasbourg, le 13 septembre 2017 ( PATRICK HERTZOG / AFP )

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker va proposer un "cadre" européen pour contrôler les investissements étrangers dans l'UE, afin de répondre à l'inquiétude de ses plus grands Etats membres face aux acquisitions étrangères, principalement chinoises, dans leurs secteurs stratégiques.

"Nous proposons aujourd'hui un nouveau cadre de l'UE sur l'examen des investissements, +investment screening+ en franglais", a annoncé M. Juncker lors de son discours-programme annuel sur l'état de l'UE à Strasbourg.

"Si une entreprise publique étrangère veut acquérir un port européen stratégique, une partie de notre infrastructure énergétique (…) ou une de nos sociétés dans le domaine des technologies de défense, cela ne peut se faire que dans la transparence à travers un examen approfondi et un débat", a-t-il poursuivi.

"Il est de notre responsabilité politique de savoir ce qui se passe chez nous afin d'être en mesure, si besoin en était, de protéger notre sécurité collective", a ajouté le chef de l'exécutif devant les eurodéputés.

Cette proposition, qui doit être détaillée jeudi, cible tout particulièrement, sans les nommer, les investisseurs chinois, dont l'appétit pour les entreprises industrielles de pointe européennes a beaucoup inquiété ces dernières années.

Par leurs prises de contrôle, les firmes chinoises, parfois publiques, sont accusées de s'offrir à moindre coût et de manière déloyale une expertise et des technologies clés.

En 2016, l'Allemagne et l'UE n'avaient pu que constater, impuissantes, le transfert de technologies "made in Germany" lors de la reprise du fabricant allemand de machines-outils Kuka par le géant chinois de l'électroménager Midea, pour 4,6 milliards d'euros.

Dans un communiqué commun, l'Allemagne, la France et l'Italie se sont félicités de la proposition de Jean-Claude Juncker qui constitue "une étape majeure pour assurer une concurrence loyale et équitable en Europe".

Ces trois pays réclamaient depuis plusieurs mois à la Commission des propositions en la matière.

- Réticences -

Le sujet avait notamment été porté par le président français Emmanuel Macron lors d'un sommet européen fin juin, mais il n'avait pas fait l'unanimité parmi les Etats membres.

L'appétit des investisseurs chinois pour les entreprises industrielles de pointe européennes a beaucoup inquiété ces dernières années
L'appétit des investisseurs chinois pour les entreprises industrielles de pointe européennes a beaucoup inquiété ces dernières années ( THIERRY CHARLIER / AFP/Archives )

Certains pays du sud, comme le Portugal, la Grèce et l'Espagne, qui ont besoin d'argent pour "sortir la tête de l'eau", craignaient en effet qu'une telle mesure n'entrave les investissements étrangers chez eux.

D'autres, comme les pays nordiques, s'étaient dit réticents car, de tradition libérale, ils sont attachés à l'ouverture des marchés.

"L'Europe est ouverte au commerce, mais réciprocité il doit y avoir", a insisté M. Juncker. "L'Europe doit toujours défendre ses intérêts stratégiques".

Les Européens ne sont cependant pas parvenus à s'entendre mardi sur un autre chantier décisif dans leurs relations commerciales avec la Chine: la refonte de leur législation antidumping, essentiellement destinée à contrer les exportations de matières premières à prix cassés de Pékin.

Les discussions sur le sujet, que la Commission espérait voir aboutir avant le discours sur l'état de l'Union, se poursuivront dans les prochaines semaines.

Le président de la Commission a par ailleurs annoncé mercredi son intention de renforcer le "programme commercial" de l'UE.

Il compte ouvrir des négociations commerciales avec l'Australie (19e partenaire commercial de l'UE) et la Nouvelle-Zélande (49e partenaire commercial), qu'il souhaite conclure avant la fin de son mandat en 2019.

M. Juncker espère également aboutir "avant la fin de l'année" à un "accord politique" avec le Mexique et les pays du Mercosur, à l'image de celui obtenu cette année avec le Japon.

"Je veux que tous ces accords soient finalisés avant la fin de l'année. Et je veux qu'ils soient négociés dans la plus grande transparence", a-t-il affirmé, en réponse aux polémiques qui ont entouré les précédentes tractations commerciales de l'UE.

"Les citoyens ont le droit de savoir, fini le manque de transparence, fini les rumeurs et les procès d'intention dont la Commission ne cesse de faire l'objet", a conclu le Luxembourgeois.

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