5 390.14 PTS
+0.20 %
5 391.50
+0.33 %
SBF 120 PTS
4 292.26
+0.24 %
DAX PTS
13 082.05
+0.57 %
Dowjones PTS
23 589.28
+0.27 %
6 405.67
+0.31 %
Nikkei PTS
22 550.85
+0.12 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

JO-2024 à Paris: un risque de dérapage du budget

| AFP | 118 | Aucun vote sur cette news
L'un des principaux défis des sept prochaines années sera de tenir le budget, modeste, de 6,6 milliards d'euros annoncé par Paris-2024
L'un des principaux défis des sept prochaines années sera de tenir le budget, modeste, de 6,6 milliards d'euros annoncé par Paris-2024 ( FRANCK FIFE / AFP/Archives )

L'un des principaux défis des sept prochaines années sera de tenir le budget, modeste, de 6,6 milliards d'euros annoncé par Paris-2024 alors que l'explosion des coûts des JO passés est le principal argument des opposants aux jeux Olympiques.

De Londres en 2012 à Athènes en 2004, en passant par Sydney en 2000, tous les budgets des villes candidates ont en effet grimpé en flèche -- pour en moyenne doubler -- entre les prévisions et la facture finale.

Des dépassements qui ont atteint leur apogée avec Pékin-2008, dont le budget a culminé à 32 milliards d'euros. "Le mécanisme économique qui explique ce dépassement des coûts, c'est la malédiction du gagnant d'une enchère", explique Vladimir Andreff, économiste du sport à la Sorbonne.

"La théorie démontre que celui qui gagne l'enchère est celui qui est le plus optimiste et prêt à surenchérir jusqu'au dernier", précise Andreff, l'un des trois experts internationaux ayant conseillé la rédaction de l'étude d'impact commandée par le Comité de candidature parisien. "Quand il y a beaucoup de villes candidates, le gagnant est piégé", ajoute-t-il.

Pour séduire le CIO, les candidats ont tendance à sous-estimer certains coûts, comme Londres-2012 avec la sécurité, et surestimer les retombées économiques.

- 'A l'abri' des dérapages financiers -

Paris, privé d'adversité avec les retraits successifs de ses rivaux, n'a pas vraiment eu à surrenchérir. Cependant, "les coûts liés à la sécurité, à l'aménagement (des sites) et à l'infrastructure temporaire sont peut-être sous-évalués", a prévenu début juillet la commission d'évaluation du CIO, à propos du projet parisien. "Mais ils pourraient être compensés par une éventuelle réduction des dépenses dans d'autres domaines".

"Ca me paraît très difficile en 2024 d'être en dessous de la facture d'Athènes-2004 ou de Londres-2012", soit autour de 11 milliards d'euros, explique Jean-Pascal Gayant, professeur de Sciences économiques à l'Université du Mans, reprenant les arguments des opposants aux JO parisiens qui redoutent une nouvelle explosion des coûts.

Du côté des responsables de la candidature, on n'a cessé de marteler que le budget était tenable. Bernard Lapasset, co-président du comité de candidature, estime que le projet est "à l'abri de tout dérapage financier", puisque 95% (93% selon le rapport du CIO) des sites existent déjà.

Le projet "n'est pas inconsidéré sur le plan budgétaire, il est extrêmement limité", a assuré le président de la République, Emmanuel Macron, à Lausanne mi-juillet.

Le budget du Comité d'organisation (Cojo), rarement dépassé, est en effet auto-financé par les jeux Olympiques eux-mêmes: les dépenses de 3,371 milliards d'euros annoncées seraient ainsi compensées par la contribution du CIO (1,41 milliard), le programme de sponsoring et la vente de billets.

"Objectif atteignable", a estimé la Commission d'évaluation du CIO.

Le dossier parisien a l'avantage de n'avoir que trois sites à construire: le Village olympique, de loin le plus gros investissement -- environ 1,3 milliard d'euros --, le Village des médias et le Centre aquatique.

Au total, le coût des infrastructures sportives pérennes, auxquelles s'ajoute les aménagements d'accessibilité pour les personnes handicapées dans les transports, est évalué à quelque 3 milliards, si aucun incident majeur ne vient frapper les chantiers. Auxquels s'ajouteront le coût de l'inflation.

La moitié de la facture sera acquittée par l’État (1 milliard d'euros) et les collectivités territoriales (villes concernées et Région), l'autre par des fonds privés, le Village étant financé par un partenariat public-privé (PPP).

- Risque sur les infrastructures non sportives -

"Les gros dépassements de coûts observés dans l'histoire se font sur les infrastructures non sportives, c'est le cas d'Athènes ou de Barcelone", estime Andreff, qui met en garde sur l'utilisation des JO-2024 comme accélérateur du projet du Grand Paris. "Quand on accélère des investissements, ils coûtent plus chers".

Le surcoût des Jeux d'été
Le surcoût des Jeux d'été ( Sophie RAMIS / AFP )

"Ces coûts d'infrastructure et de transport ne devraient jamais être inclus dans un budget olympique, pas plus que ceux du village olympique (qui peut être revendu par le promoteur qui le construit)", conteste pour sa part Jean-Loup Chappelet, directeur de l'Institut de hautes études en administration publique associé à l'Université de Lausanne.

En ce qui concerne Paris, l'extension du réseau de transport destinée à mieux desservir les territoires de banlieue a été votée et budgétée bien avant l'attribution des Jeux à la France. Il sera donc difficile aux opposants d'en imputer le coût au dossier olympique comme ce fut le cas à Londres avec la ligne de métro construite pour les Jeux.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/11/2017

XPO Logistics a remporté une importante extension de contrat avec CHEP France, l'un des leaders mondiaux de la location-gestion de palettes, caisses...

Publié le 24/11/2017

A 16h00 aux Etats-UnisVentes de logements neufs en octobre.source : AOF

Publié le 24/11/2017

ICADELa foncière de bureaux tiendra une journée investisseurs.source : AOF

Publié le 24/11/2017

Sephora (LVMH) inaugure son nouveau siège social à Neuilly-sur-Seine...

Publié le 24/11/2017

Aquila publie un chiffre d'affaires du troisième trimestre en retrait de 2% à 4,74 ME, pour un chiffre d'affaires à neuf mois en déclin de 2%...

CONTENUS SPONSORISÉS