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Vers un passage de témoin sans-faute entre Janet Yellen et Jerome Powell à la Fed

| AFP | 397 | Aucun vote sur cette news
Janet Yellen lors d'une discours à la Fed à Washington le 13 décembre 2017
Janet Yellen lors d'une discours à la Fed à Washington le 13 décembre 2017 ( Brendan Smialowski / AFP/Archives )

Chômage au plus bas, inflation muette, croissance respectable: Janet Yellen, la première femme à avoir présidé la Fed, quitte la banque centrale américaine avec un sans-faute et les louanges des économistes, même si Donald Trump lui a préféré un républicain.

Une démocrate nommée par Barack Obama présidente de la Fed en 2014, Janet Yellen, 71 ans, laisse la place lundi à Jerome Powell, 64 ans, un avocat d'affaires déjà rompu à la technique monétaire, choisi par le président Trump.

"Sa performance a été spectaculaire, la meilleure que puisse avoir un chef d'une banque centrale", a commenté pour l'AFP David Wessel du centre d'études Brookings, un parmi de nombreux économistes à accorder une note exemplaire au mandat de Mme Yellen.

Même le président Trump qui a cassé avec la tradition de reconduire le dirigeant de la Fed pour un 2e mandat, lui avait trouvé des qualités "impressionnantes".

Ce satisfecit s'accompagne immédiatement de précautions car comme l'a expérimenté Alan Greenspan, l'ex-prestigieux patron de la banque centrale, une crise majeure peut démolir ce qui semblait un bilan éclatant.

A peine avait-il quitté la Fed après 19 ans à sa tête, que la bulle immobilière éclatait en 2008 plongeant l'Amérique dans la pire récession depuis l'après-guerre. Il a notamment été depuis reproché à Alan Greenspan d'avoir fermé les yeux sur les excès du monde financier.

"La réputation de Mme Yellen sera ternie si dans deux ans, on a une profonde récession", avertit M. Wessel alors que le gonflement du prix des actions sur les marchés boursiers, favorisé par les taux d'intérêt bas, fait craindre la bulle financière.

Mais pour l'instant, la conduite de la politique monétaire n'attire que des louanges. Le taux de chômage qui, à l'arrivée de Mme Yellen en 2014 était de 6,7%, est tombé aujourd'hui à 4,1% au plus bas depuis 17 ans. Le quasi-plein emploi n'a pas réveillé les démons de l'inflation qui reste sous les 2% et l'économie américaine entre dans sa neuvième année de reprise. La stabilité des prix et la promotion de l'emploi constituent le double mandat de la banque centrale.

Héritant d'une situation monétaire inédite où, pour doper l'activité, les taux ont été maintenus à zéro pendant presque huit ans et où la banque centrale a injecté des milliers de milliards de dollars dans le système financier, Mme Yellen a adroitement corrigé la trajectoire.

- Cinq hausses en quatre ans -

En quatre ans, elle a relevé les taux cinq fois "sans jamais heurter les marchés financiers", relève l'expert de la Brookings Institution.

Les critiques ne manquent pourtant pas. A gauche, où on soulignait que la reprise était toujours ressentie comme une récession pour les Américains, on lui a reproché de relever inutilement les taux, ce qui renchérit le coût du crédit pour les consommateurs. A droite au contraire, on désapprouve sa lenteur à remonter ces taux, craignant une résurgence de l'inflation.

Ses avertissements répétés sur le creusement des inégalités lui ont aussi valu de vives réprimandes de la part d'élus républicains qui l'ont accusée "de mettre son nez dans des affaires qui ne la regardent pas".

C'est sans doute dans ses relations avec le Congrès que Mme Yellen a le moins bien réussi. L'éminente professeur d'économie, au discours souvent complexe, s'est heurtée plusieurs fois aux élus sur la nécessité de l'indépendance de la Fed.

Sur ce terrain, Jerome Powell, un non-économiste de formation qui en tant que banquier d'affaires connaît bien les marchés financiers, gagnera peut-être davantage l'écoute des élus. "Il va probablement mieux parler aux gens du Congrès", assure M. Wessel.

Déjà à la Fed depuis cinq ans, celui qui a toujours suivi les choix monétaires de Mme Yellen ne devrait pas créer la surprise sur les taux et poursuivre leur remontée progressive. Mais il sera plus ouvert à l'assouplissement des règlementations bancaires que souhaite l'administration Trump.

En clin d'oeil d'adieu à la première patronne de la Fed, le personnel de la banque centrale a créé en fin de semaine un hashtag sur twitter pour rendre hommage à son style vestimentaire.

L'adresse #Popyourcollar ("Porte-ton-col-relevé") en référence à la façon dont Mme Yellen arbore toujours le col de son tailleur élégamment relevé, faisait florès parmi les suiveurs de la Fed.

Au cours des mots d'adieu dans le grand atrium de la banque centrale à Washington, même Jerome Powell avait relevé son col de costume.

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