En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 033.62 PTS
-
5 076.50
-
SBF 120 PTS
4 021.97
-
DAX PTS
11 353.67
-0.52 %
Dowjones PTS
25 289.27
+0.83 %
6 890.45
+1.78 %
1.133
+0.05 %

Iran: sommé de s'expliquer sur l'économie, Rohani ne convainc pas le Parlement

| AFP | 336 | 1 par 1 internautes
Le président iranien lors de son audition au Parlement à Téhéran, le 28 août 2018
Le président iranien lors de son audition au Parlement à Téhéran, le 28 août 2018 ( ATTA KENARE / AFP )

Les députés iraniens ont signifié mardi leur profonde insatisfaction à Hassan Rohani face aux difficultés économiques et sociales, malgré les tentatives d'explications du président, convoqué de manière inédite devant le Parlement.

Il s'agissait de la première convocation de M. Rohani devant les députés pour s'expliquer, dans un contexte rendu encore plus électrique par le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire et le rétablissement de sanctions.

Cette audition, qui a duré près de deux heures, fait également suite au limogeage, après un vote de défiance du Parlement, des ministres du Travail -le 8 août- et de l'Economie, ce dimanche.

Malgré les tentatives d'explications du président, interrogé notamment sur le chômage tenace, l'inflation et l'effondrement de la monnaie, les élus ont exprimé leur profonde insatisfaction sur quatre des cinq dossiers soumis à un vote. Selon les règles du Parlement, ces dossiers seront désormais soumis à la justice pour avis.

M. Rohani s'est retrouvé dans une situation délicate, tentant de reconnaître les problèmes auxquels sont confrontés les Iraniens, sans pour autant admettre l'existence d'une véritable crise.

- "Pas de crise" -

"On ne devrait pas dire que nous faisons face à une crise. Il n'y a pas de crise. Si on dit cela, ça va se transformer en un problème de société et ça sera véritablement une menace", a argué Hassan Rohani, critiqué à la fois par les conservateurs et les réformateurs.

M. Rohani, un modéré au pouvoir depuis cinq ans, n'a pas présenté de nouvelles propositions pour sortir le pays du marasme, assurant que l'unité est la solution.

Le président iranien Hassan Rohani entouré de députés lors de son audition devant le Parlement à Téhéran, le 28 août 2018
Le président iranien Hassan Rohani entouré de députés lors de son audition devant le Parlement à Téhéran, le 28 août 2018 ( ATTA KENARE / AFP )

"Vous pouvez parler de l'emploi, de la devise étrangère, de la récession, de la contrebande. Je crois que le problème est la vision que notre peuple a de son avenir", a-t-il affirmé.

"Les gens n'ont pas peur des Etats-Unis. Ils ont peur de notre désunion. Si les gens voient qu'on est uni, ils réaliseront que leurs problèmes seront résolus".

Le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire de 2015 et le récent rétablissement de sanctions début août ont renforcé les difficultés du président, réélu l'année dernière sur un programme misant sur l'ouverture.

Par peur des sanctions américaines, un grand nombre de groupes internationaux ont déjà annoncé leur retrait du pays, alors qu'une deuxième vague de sanctions ciblera en novembre le secteur énergétique, vital pour l'économie.

Téhéran a entamé lundi une procédure devant la Cour internationale de justice (CIJ), organe judiciaire principal de l’ONU, demandant la suspension des sanctions américaines et dénonçant "l'étranglement" de son économie par Washington.

- "Montagne d'espérances" -

"Nous n'autoriserons pas une bande d'anti-Iraniens rassemblés à la Maison Blanche à conspirer contre nous", a lancé Rohani devant les députés.

Mais la plupart des Iraniens accusent leur gouvernement de ne pas avoir tiré les opportunités de l'accord nucléaire et de ne pas avoir tenu ses promesses.

"Vous avez crée une montagne d'espérances appelée JCPOA", a déclaré Mojtaba Zolnour, député de la ville de Qom, utilisant l'acronyme de l'accord nucléaire.

Des députés iraniens se lèvent alors que le président iranien Hassan Rohani s'exprime devant le Parlement à Téhéran, le 28 août 2018
Des députés iraniens se lèvent alors que le président iranien Hassan Rohani s'exprime devant le Parlement à Téhéran, le 28 août 2018 ( ATTA KENARE / AFP )

"Un seul coup de pied de Trump aura suffi à ce que tout s'effondre et vous vous retrouvez sans alternative".

Le Parlement a légalement le pouvoir de destituer M. Rohani. Mais le président continue -jusqu'à nouvel ordre- de bénéficier du soutien du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a affirmé que lui retirer sa confiance reviendrait "à jouer le jeu de l'ennemi".

Ceci pourrait expliquer la modération affichée par certains députés, dont le conservateur Hossein Naghavi-Hosseini: "Nous soutiendrons notre gouvernement pour assurer la protection de la République islamique", a-t-il avancé.

Lors du vote, les députés n'ont néanmoins validé qu'une seule des réponses du président, sur le dossier des sanctions bancaires, reconnaissant que ce sujet n'était pas de sa compétence.

Même après la signature de l'accord nucléaire, de nombreuses banques internationales avaient refusé de collaborer avec l'Iran, de peur que le manque de transparence de son secteur financier puisse poser des problèmes légaux.

Convoqué devant le Parlement à Téhéran pour la première fois, le président iranien Hassan Rohani se trouve devant le portrait du guide suprême Ali Khamenei
Convoqué devant le Parlement à Téhéran pour la première fois, le président iranien Hassan Rohani se trouve devant le portrait du guide suprême Ali Khamenei ( ATTA KENARE / AFP/Archives )

M. Rohani a également perdu le soutien de certains de ses alliés réformateurs, qui avait vu en lui le meilleur candidat après les manifestations de masse de 2009 contre la réélection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Ce camp réformateur a fortement contribué à ses victoires, en 2013 puis 2017.

"Qu'avons nous fait à cette nation? Nous l'avons rendue misérable", a déploré le député réformateur Elias Hazrati, qui s'est désolidarisé du gouvernement en votant pour le limogeage du ministre de l'Economie dimanche.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/11/2018

Le groupe Moulinvest poursuit le déploiement de son plan d'investissement Horizon 2020 portant sur la modernisation des équipements et infrastructures de production selon le calendrier prévu...

Publié le 15/11/2018

LYON, France et CAMBRIDGE, Mass., 15 nov. 2018 (GLOBE NEWSWIRE) -- ERYTECH Pharma (Euronext Paris : ERYP - Nasdaq : ERYP), société biopharmaceutique de stade clinique développant des…

Publié le 15/11/2018

Une performance encourageante tenant aux multiples initiatives engagées par Musée Grévin pour renforcer son attractivité...

Publié le 15/11/2018

En données publiées, le chiffre d'affaires est en hausse de +35% !

Publié le 15/11/2018

  Information relative au nombre d'actions et de droits de vote prévue par l'article 223-16 du règlement général de l'Autorité des marchés…