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Japon: inflation, consommation, chômage, de bons indicateurs en novembre

| AFP | 754 | Aucun vote sur cette news
Vue prise le 17 août 2017 de conteneurs attendant au port de Tokyo. Le Japon a publié mardi une volée d'indicateurs de bon augure pour son économie
Vue prise le 17 août 2017 de conteneurs attendant au port de Tokyo. Le Japon a publié mardi une volée d'indicateurs de bon augure pour son économie ( Kazuhiro NOGI / AFP/Archives )

Petite accélération surprise de l'inflation, sursaut bien plus important que prévu de la consommation des ménages et quasi plein-emploi: le Japon a accueilli mardi une salve d'indicateurs de bon augure pour son économie, mais devra encore résoudre l'équation des salaires.

La hausse des prix dans le pays, hors produits frais, s'est fixée à 0,9% sur un an le mois dernier, atteignant ainsi un nouveau plus haut depuis le début de l'année, selon des statistiques du ministère des Affaires intérieures.

Les économistes du consensus Bloomberg s'attendaient à une inflation stable par rapport à octobre, où elle s'était établie à 0,8%.

Toutefois, en excluant également les prix de l'énergie, qui ont grimpé de 5,9% le mois dernier, l'inflation est restée modeste, à 0,3%, contre 0,2% en octobre.

Aussi la Banque du Japon (BoJ) s'est-elle abstenue de tout triomphalisme: "Le chemin est encore long pour atteindre l'objectif de stabilité des prix de 2%", a ainsi rappelé mardi son gouverneur, Haruhiko Kuroda, lors d'un discours à Tokyo.

La BoJ, qui compte atteindre cette cible à l'horizon 2019/2020 au plus tôt, a maintenu jeudi dernier sa politique monétaire ultra-accommodante, visant à stimuler l'investissement et le crédit, pour tourner la page de la déflation qui a plombé l'économie nipponne durant deux décennies et qui continue de marquer les mentalités.

- 'Virtuellement au plein-emploi' -

"Beaucoup d'entreprises craignent de perdre des clients si elles augmentent leurs prix", car les consommateurs nippons, accoutumés à la tendance déflationniste, restent réticents à accepter des tarifs plus élevés, a rappelé M. Kuroda.

Vue prise le 3 décembre 2017 du quartier Shinjuku de Tokyo. La consommation des ménages, maillon faible de l'économie nipponne, a vivement rebondi en novembre (+1,7% sur un an), après avoir stagné en octobre
Vue prise le 3 décembre 2017 du quartier Shinjuku de Tokyo. La consommation des ménages, maillon faible de l'économie nipponne, a vivement rebondi en novembre (+1,7% sur un an), après avoir stagné en octobre ( Kazuhiro NOGI / AFP/Archives )

La consommation des ménages est actuellement le maillon faible de l'économie nipponne, et elle est considérée comme un facteur clé pour stimuler l'inflation.

Elle a cependant vivement rebondi en novembre (+1,7% sur un an), après avoir stagné en octobre. C'est sa deuxième plus forte hausse cette année, après 2,3% en juin, et le chiffre est nettement supérieur aux attentes des économistes du consensus Bloomberg, qui escomptaient une progression de 0,5%.

Autre bonne nouvelle: le taux de chômage s'est encore réduit en novembre, tombant à 2,7% de la population active, soit un nouveau plus bas depuis novembre 1993. Ce taux était rivé à 2,8% depuis juin.

Le gouverneur de la banque du Japon ((BoJ) Haruhiko Kuroda , lors d'une conférence de presse le 21 décembre 2017, estime qu'avec un taux de chômage sous les 3%, l'économie est virtuellement au plein-emploi
Le gouverneur de la banque du Japon ((BoJ) Haruhiko Kuroda , lors d'une conférence de presse le 21 décembre 2017, estime qu'avec un taux de chômage sous les 3%, l'économie est virtuellement au plein-emploi ( - / JIJI PRESS/AFP/Archives )

L'écart entre les offres et les demandes d'emploi s'est encore légèrement creusé le mois dernier, avec 156 offres pour 100 demandes, un nouveau record depuis janvier 1974.

"Avec un taux de chômage ancré sous les 3%, l'économie japonaise est virtuellement au plein-emploi", a commenté mardi M. Kuroda.

Grâce notamment à l'amélioration de la conjoncture mondiale, dopant les exportations de son industrie, et le volontarisme de la BoJ, la troisième économie mondiale connaît sa plus longue période de croissance ininterrompue depuis 1999-2001, avec 7 trimestres consécutifs, une série en cours.

- Chasser 'l'esprit déflationniste' -

Cependant, davantage que par la croissance économique, la pénurie actuelle de main-d'oeuvre s'explique notamment par l'important vieillissement démographique auquel le pays est confronté, et par la proportion toujours élevée de femmes au foyer. Le faible taux de chômage masque en outre une précarisation croissante de nombreux emplois, faiblement rémunérés.

Les salaires représentent un autre front crucial pour l'économie japonaise: leur hausse doit permettre d'enclencher un cercle vertueux avec la consommation et l'inflation.

Car une inflation forte sans hausse suffisante des salaires "affecterait la demande intérieure et aurait un impact négatif sur l'économie", prévient Masaki Kuwahara, économiste de Nomura Securities, interrogé par l'AFP.

"Le rythme de croissance des salaires est plus poussif que lors des phases précédentes de reprise" économique, a d'ailleurs relevé mardi M. Kuroda.

Durant les années de déflation, les firmes japonaises ont privilégié la stabilité, évitant ainsi des licenciements massifs et des baisses de salaires. Aussi elles ne peuvent pas simplement augmenter du jour au lendemain les salaires quand l'économie repart et qu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre sur le marché du travail, selon le gouverneur de la BoJ.

Mais pour continuer d'augmenter leur potentiel de croissance, les firmes japonaises sont vouées à payer des "salaires appropriés" afin de conserver et d'attirer des talents, a-t-il encore affirmé.

Le Premier ministre Shinzo Abe a appelé mardi les entreprises du pays "à se défaire complètement de l'esprit déflationniste" et à augmenter les salaires "d'au moins 3%" à l'occasion de négociations salariales au printemps prochain, selon des propos rapportés par l'agence de presse Jiji.

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