En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 101.85 PTS
+0.85 %
5 075.50
+0.34 %
SBF 120 PTS
4 078.82
+0.75 %
DAX PTS
11 472.22
+1.30 %
Dowjones PTS
25 337.17
-0.20 %
6 847.03
+0.26 %
1.128
+0.53 %

Indre: craintes pour l'avenir d'un abattoir mis en cause par l'association L214

| AFP | 178 | Aucun vote sur cette news
Insulte écrite sur le panneau du département de l'Indre à l'entrée de l'abattoir municipal de Boischaut, le 4 novembre 2018
Insulte écrite sur le panneau du département de l'Indre à l'entrée de l'abattoir municipal de Boischaut, le 4 novembre 2018 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP/Archives )

Devant l'abattoir municipal du Boischaut, dans l'Indre, fermé provisoirement samedi après la diffusion d'une vidéo de L214 y dénonçant la maltraitance animale, un employé vêtu de blanc s'activait lundi matin. "Je lave", lâche-t-il, tandis que des clients l'interrogent sur la date de réouverture de l'établissement.

Une partie des 17 salariés a été priée de prendre des congés. Dans ce département rural, où la moitié des quelque 4.000 agriculteurs sont des éleveurs, selon Philippe Demiot, président de la FDSEA, la profession oscille entre incompréhension et craintes pour l'avenir de la filière.

"On n'est pas au manège enchanté", rappelle M. Demiot, qui qualifie de "discutable" la "méthode" de l'association L214. "Pour les gens qui tiennent les couteaux, ce n'est pas un choix de vie, et à la fin on a toujours une mise à mort", souligne le responsable agricole, qui redoute une nouvelle "baisse des cours" dans une filière "déjà déficitaire" après la fermeture de l'abattoir, où quelque 17.000 animaux sont équarris chaque année.

"On veut protéger les animaux et on détruit les hommes, les éleveurs qui veulent amener de bons produits aux clients sont pris au piège", poursuit M. Demiot.

Une équipe d'une dizaine de personnes dirigée par un fonctionnaire de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) était sur place lundi après-midi pour mener une enquête administrative, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le président de la communauté de communes François Daugeron assure à l'AFP qu'une "responsable qualité avait été embauchée vendredi", jour de la diffusion de la vidéo, et que "d'importants travaux avaient été réalisés depuis un an". "On met en place des protocoles mais les gars ne les respectent pas", regrette l'élu, ajoutant: "On a trois mois pour trouver un fonctionnement qui soit validé par les services de l’État".

- "Pas d'excuses" -

Animaux suspendus par une patte, découpés alors qu'ils semblent encore conscients... La vidéo choc diffusée vendredi par L214 a provoqué la réaction rapide du ministère de l'Agriculture qui a ordonné le lendemain la fermeture provisoire de l'établissement public, géré par la communauté de communes du Pays de La Châtre-Sainte-Sévère.

Deux plaintes ont été déposées vendredi, l'une par l'abattoir pour intrusion et captation d'image d'un lieu privé. L'autre par L214 pour "maltraitance animale".

Au rayon boucherie d'un supermarché voisin de l'abattoir, les clients restaient indifférents à la polémique. Un panonceau "Notre viande de bœuf est abattue chez Tricoche à Mérigny", a été apposé sur la vitrine réfrigérée, tandis que la langue de bœuf et le foie de veau sont en "offre spéciale".

Éric Jouhanneau, éleveur bovin, se dit choqué par les images. "Ça refroidit. Il faut tuer les animaux dans les règles, je n'ai jamais vu ce genre de choses", assure l'éleveur pour qui l'abattoir n'aurait pas dû "être géré par une communauté de communes".

A la ferme de l’Étang, située à proximité de l'abattoir, Maxime Pion, responsable local des Jeunes agriculteurs, est lui plutôt étonné: "S'il y avait des problèmes flagrants et réguliers, ça serait remonté", commente-t-il, précisant qu'un agent de la DDCSPP est "en permanence dans les locaux" de l'abattoir. "Ces images, on ne peut les cautionner", ajoute t-il, assurant qu'il n'y a "pas d'excuses".

Philippe Foury, responsable de l'équipe dépêchée ce lundi dans l'abattoir, explique cependant à l'AFP que le bien-être animal ne relève pas de ses services "mais du propriétaire de l'animal".

"L'originalité de cet abattoir du Boischaut, c'est qu'il travaille beaucoup avec les petits éleveurs qui font de la vente directe et emmènent une vache par mois à l'abattoir", explique de son côté Philippe Condy.

Pour cet ancien éleveur de brebis, le problème vient "davantage de la formation des personnels que de la structure en elle-même". "Sur les 17 salariés, j'en connais plusieurs qui sont là depuis 15-20 ans et font bien leur métier, mais le reste du personnel est là un peu par dépit, et manque de qualification", assure-t-il.

L'abattoir du Boischaut à Lacs fournit 3.000 tonnes de viande par an.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/11/2018

Cette récompense intervient 2 ans après la distinction en tant qu'"Honoree" du miroir connecté Ekko...

Publié le 13/11/2018

Le résultat net part du Groupe s'élève à 52,4 ME (37,1 ME au 30 septembre 2017)...

Publié le 13/11/2018

Eurazeo PME signe un accord d'exclusivité en vue de la cession de sa participation majoritaire au capital de Vignal Lighting Group Eurazeo PME,...

Publié le 13/11/2018

Les batteries lithium-ion à dominante silicium développées par la société Enevate offrent des capacités de charge ultrarapide, une haute densité énergétique et une sécurité renforcée...

Publié le 13/11/2018

Cette décision fait suite à l'avis du Haut Comité de Gouvernement d'Entreprise...